Association du Verbe Poaimer

17 avril 2017

Lancement Année Internationale de l'Estrambot par Le Verbe Poaimer

    

      Document d’ensemble du Verbe Poaimer pour le lancement de l’Année Internationale de l'Estrambot le 17 avril 2017 à 17h17 sur Le Blog du Verbe Poaimer et sa page Facebook (annoncé dans le Culturoscope à L'Haÿ-les-Roses).

2017 ESTRANGES ESTRAMBOTS

 

LE VERBE POAIMER,

  association à but non lucratif de création poétique (1991),

membre fondateur de la Maison des Associations Culturelles (1995)

 

     On peut participer à nos propositions d’écriture  de 2 façons  :

 

- En nous envoyant, sans frais, des poèmes qui pourront être intégrés dans nos anthologies futures ou dans la revue (on peut adhérer à notre association avec 10 €  nous permettant de poursuivre les activités poétiques et on peut se procurer nos livres).

 

- En participant à nos concours de poésie pour 10 € pour l’ensemble des catégories.

Lots : 400 €plus œuvre photographique et 4 places au restaurant de la Roseraie (et possibilité que les textes soient retenus pour nos productions).

 

     1) Concours « Charly Mathekis et les poètes de Butembo» : 17 vers d’un poème comportant une question et/ou une exclamation (dans le titre ou le corps du poème) -  Prix : «1 photo» à grand format par l’artiste photographe Maya Angelsen.

     2) Concours Annie et François Dyrek : Fable "Florian/La Fontaine" pour 1 fable, de 14 à 20 vers, avec 2 /3 personnages dans le titre comportant chacun un f dans leur mot, ex La Girafe et la Fourmi, L’Imparfait et le Futur, Le Trèfle et le Siffleur, Pantoufle et  Ficelle,  Le Fabuliste et la Fée (autres titres : www.verbepoaimer.canalblog.com).  Prix 100 €

     3) Concours Bernard Chasse de L’Haÿ et du monde : Poème de 17 vers évoquant un lieu du monde, par exemple un pont ou plusieurs ponts de Paris (liste des ponts sur le Blog et sites communiquant sur l’Histoire des 37 ponts parisiens). Prix 100 € offerts par le poète.

     4) Concours Jean-Pierre Palissier / JPP : Poème de 17 vers satirique, parodique, humoristique, comique sans nom propre, périphrases possibles Prix 100 € offerts par la famille.  On peut nous commander Les Fleurs du mail, qui comporte un large choix des poèmes de JPP !

     5) Concours Patrick Raveau Alpha et Oméga des Roses :  Poème intégrant au moins 4 noms de roses commençant par une voyelle. Prix 1 repas pour 4 dans un restaurant de L’Haÿ-les-Roses, offert par « Le Pavillon normand », Parc départemental de la Roseraie, 01 46 63 41 35.  (liste de noms de roses sur notre blog et sur le site de la Roseraie du Val-de-Marne).

     6) Concours Ella et Rouben Melik : Plus bel ensemble francophone de poèmes (avec au moins un poème dans chaque catégorie de 1 à 5). Prix 100 € offerts par la famille. Voir sur Internet « Les amis du poète Rouben Melik ».

 

 è Poèmes à envoyer dans un même fichier doc ou docx à avpoaimer@yahoo.fr  jusqu’au 15.09., times new roman 14, style « sans interligne », prénom + nom après chaque poème (anonymat assuré après réception pour l’envoi au jury). Le titre de chaque poème s’il comporte au moins 8 syllabes peut être considéré comme un vers (si les poètes préfèrent un nombre pair de vers pour leur arrangement strophique).

 

       Nouvelle publication : Les Seizains des saisons, 216 pages,

68  auteurs, 2017, 12 €, 10 € le 2nd exemplaire.  

                                    

     Les mineurs participent à titre gratuit, les jeunes récompensés recevront coupe de poésie et livres. Parution des meilleurs textes reçus.

     Remise des prix un samedi de novembre 2017 à 15h au Moulin de la Bièvre (Règlement du concours : voir compte Facebook Verbe Poaimer + Le blog du Verbe Poaimer « Un estrambot, c’est quoi ? » + Blog de Monsieur Dyrek ou demander à Brigitte et Laurent avpoaimer@yahoo.fr)

 

Règlement  espèces ou chèque libellé au nom : Verbe Poaimer

- M.A.C. 73 avenue Larroumès 94 240 L’HAŸ-LES-ROSES

 

     Quelques mots présentant les personnalités liées aux prix du Verbe Poaimer :

 

     Charly Mathekis est un poète prolixe à belle plume du Nord Kivu au Congo-Kinshasa, il a remporté deux de nos concours les autres années et rendu internationale notre association !

 

     JPP Jean-Pierre Palissier, décédé en XV, était une figure du Verbe Poaimer, truculence et regard aiguisé sur la société en vers dynamiques et plaisants.

 

     Bernard Chasse est un grand poète de L'Haÿ-les-Roses dont nous sommes fiers d'avoir publié plus de 30 sonnets inédits dans nos Sonnets de la Colline et quinzains de l'an XV.

 

     Annie et François Dyrek couple L'Haÿssien, elle créatrice du café philo à L'Haÿ, lui comédien disparu en 99 et qui eut de beaux rôles à la télé, au cinéma et sur les planches, il nous donna aussi "le bonhomme-livre", logo du Verbe Poaimer, le Bateau-ville leur a appartenu.

 

     Ella et Rouben Melik couple L'Haÿssien, elle fut sculptrice, lui fut poète, secrétaire, ami et éditeur de Paul Eluard !

 

     Maya Angelsen est une photographe de notre ville aux portraits humanistes.

 

     Patrick Raveau est un très bon auteur lyrique qui écrit aussi du fantastique.

Cordi et poeti. Laurent 3D

 

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2017 COTISATION/CONCOURS/LIVRE(S)

Nom M Mme :………………………                     Prénom :………………….…

Pseudonyme (éventuel) :……….............................

Tel et mail :……………………………………………………………………....

Adresse :…………………………………………………………………………..

 

     Cocher : OU Membre actif (infos/incitations à l’écriture par mails +

revue avec des poèmes et des articles) OU Membre par concours   10 €                                                                                        ¨

OU Bienfaiteur                                                            50 €                       ¨

OU Donateur pour le prochain livre                  100 €               ¨

     Commande : Anthologie 2017 parue Les Seizains des saisons, 12 €

 (puis 10 € à partir du 2e ex) :                                                               ¨

Anthologies précédentes : au prix association, port par la MAC de L’Haÿ :

Sonnets de la Colline et quinzains de l’an XV (10 €)                     ¨

Lieux Divers et Drôles De Dates (10 €)                                       ¨

Sonnets pour chanteurs et chansons de poètes (10 €)                 

Montant total :….…………. espèces… chèque… (soulignez svp)

 

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PRIX DU VERBE POAIMER 2017 :

 

 

Pour le Prix Bernard Chasse de L’Haÿ et du monde 2017 :

 

    Un poème sur un lieu du monde (pas forcément écrit dans le lieu envisagé !)

 

LIEUX DU MONDE 

 

Par exemples, LES PONTS DE PARIS :

     Pont amont, Pont National, Pont de Tolbiac, Passerelle Simone de Beauvoir, Pont de Bercy, Pont Charles de Gaulle, Viaduc d’Austerlitz et viaduc du quai de la Rapée, Pont d’Austerlitz, Pont de Sully, Pont de la Tournelle, Pont Marie, Pont Louis-Philippe, Pont Saint-Louis, Pont de l’Archevêché, Pont au Double, Pont d’Arcole, Petit Pont, Pont Notre-Dame, Pont Saint-Michel, Pont au Change, Pont Neuf, Pont des Arts (piéton), Pont du Carrousel, Pont Royal, Passerelle Léopold-Sédar-Senghor, Pont de la Concorde, Pont Alexandre-III, Pont des Invalides, Pont de l’Alma, Passerelle Debilly, Pont d’Iéna, Pont de Bir-Hakeim, Pont Rouelle, Pont de Grenelle, Pont Mirabeau, Pont du Garigliano, Pont aval

      Treize de ces ponts sont en lien avec l’Île Saint-Louis et l’Île de la Cité.

 

AUTRES SUGGESTIONS DE LIEUX DU MONDE : La roseraie de L’Haÿ-les-Roses, une place dans la ville, un balcon, un banc, un parc, un café, un quai, une plage, une cour, un toit, un grenier, un transport en commun, une colline, une vallée, un bord de fleuve ou de rivière, un pied ou un sommet de montagne...

 

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Pour le Prix Patrick Raveau 2017 :

 

    ROSES VOCALIQUES D’ALPHA À OMEGA, 4 noms de roses commençant par une voyelle dans un poème

      Adagio Adam Agathe rose Age tendre Aglaia Aigle d’or Aimable amie Alaska Albertine Alezane Allégresse Alléluia Alpha Altesse Amadeus Amadis Annapurna Aquarelle Arlequin Arthur Rimbaud Assemblage de beautés Audace Avenir Aviateur Blériot

     Ebène Eblouissant Ecole de Barbizon Elle Edith Piaf Elvis Embrasement Eric Tabarly grimpant Escalade Espoir Eurostar Evêque

     Ibis Ilse H Impeccable Impératrice rouge Impeccable Incomparable d’Auteuil Ingrid Bergman Irène B Isabelle A

     Ulrich Unique blanche

     Obélisque Occitane Oeillet double Olympia Ombre panachée Ombre superbe Onyx flamboyant Orange Delbard Organdie Ornement des bosquets

     Pour trouver d’autres noms et des informations sur les fleurs, site de la Roseraie du Val-de-Marne :

http://application.roseraieduvaldemarne.fr/index.php?metier=varietes&action=index

 

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Pour le prix Annie et François Dyrek 2017 :

     Fable « Florian/La Fontaine » pour 1 fable, de 14 à 20 vers, avec 2 /3 personnages dans le titre comportant chacun un f dans leur mot

     Mots commençant par un F : Fabricant, Fabuliste, Facteur, Faible et Fort, Fagot, Faisan, Fantôme, Faquin, Faraud, Farceur, Farouche, Fataliste, Fauve, Faune et Flore, Fécond, Fennec, Fermier, Féroce, Ferronnier, Féru, Fêtard, Feuilletoniste, Fier, Fifre, Figuier, Figure, Fin, Finaud, Finisseur, Flamant, Flambeur, Flou, Flûtiste, Folie, Fondateur, Fontaine, Forêt, Forgeron, Fond et Forme, Fortune, Foudre, Fourmi, Fou, Franc, Frelon, Frère, Fromage, Fuchsia, Fugue, Feu et Fumée, Fût, Futur, Farfadet...

     Mots comportant un f : Profane, Cerf, Balafon, Parfum, Différence, Effet, Affiche, Griffe, Griffon, Moufle, Gaffeur, Biffure, Enfant, Affres, Affaires, Girafe, Pif, Pouf, Café, Palefrenier, Défi, Définition, Refus...

 

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L’ESTRAMBOT, C’EST QUOI ?

 

    Un sonnet estrambot est un poème de 17 vers, de deux quatrains et de trois tercets, on trouve des formes chez Albert Samain ou Louis-Xavier de Ricard, après des exemples de l’Espagne classique.

     Avec Le Verbe Poaimer, nous proposons l’estrambot libre en 17 vers quel que soit le jeu des strophes et des rimes.

 

Combinaisons rencontrées :

     abba abba ccc ddd eee,

    abba abba ccd eed ffd,

    abba abba ccd ede dff

 

     Autres possibilités à définir :

abba abba...

abba abba...

abba abba...

abba abba...

 

     Mon enfance captive ... Albert Samain, recueil Le Chariot d’or

 

Mon enfance captive a vécu dans des pierres,
Dans la ville où sans fin, vomissant le charbon,
L’usine en feu dévore un peuple moribond.
Et pour voir des jardins je fermais les paupières...

J’ai grandi ; j’ai rêvé d’orient, de lumières,
De rivages de fleurs où l’air tiède sent bon,
De cités aux noms d’or, et, seigneur vagabond,
De pavés florentins où traîner des rapières.

Puis je pris en dégoût le carton du décor
Et maintenant, j’entends en moi l’âme du nord
Qui chante, et chaque jour j’aime d’un coeur plus fort

Ton air de sainte femme, ô ma terre de Flandre,
Ton peuple grave et droit, ennemi de l’esclandre,
Ta douceur de misère où le coeur se sent prendre,

Tes marais, tes prés verts où rouissent les lins,
Tes bateaux, ton ciel gris où tournent les moulins,
Et cette veuve en noir avec ses orphelins...

Albert Samain (1858-1900)

couverture Seizains(1)

      Document d’ensemble du Verbe Poaimer pour le lancement de l’Année Internationale de l'Estrambot le 17 avril 2017 à 17h17 sur Le Blog du Verbe Poaimer et sa page Facebook.

 


15 avril 2017

Strophes en 5 vers dont le premier est "2017, 2017" ! Comptine collective en 52 poèmes du Verbe Poaimer !

 

 

   COMPTINE COLLECTIVE 2017, 2017…

52 poèmes... soit un par semaine au long de l’année !

 

2017, 2017,
Rencontrer l’espoir en rimes chouettes
A foison de chaque côté de l’horizon
Faire participer enfants et poètes
Grand bal des mots images saisons !

     Laurent DESVOUX-D’YREK à Paris le 17.1.17

    *

          Bonjour cher Laurent, je te souhaite une très belle année 2017, pleine de rimes et ritournelles. Quand la nouvelle année est venue, l’idée m’est également venue de la fêter en rimes en «ette» et j’ai commencé cette comptine avec 5 strophes ; ensuite mon amie Edith en a ajouté 4, nous en avons donc 9 et il n’en manque plus que 8 pour arriver à 17 et une belle œuvre collective à partager.

     J’ai pensé que 8 strophes, c’était fastoche pour toi et le « Verbe Poaimer » ; il nous reste 20 jours pour ce mini défi et encore des tas de thèmes inexplorés :
     Baskets ; Allumettes, Bluettes, Croquettes ; Cueillettes ; Disettes ; Emplettes ; Epuisettes Fourchette ; Devinettes ; Chaussettes ; Fleurette ; Galette ; Gazette ; Jasette ; Lunettes ; Manettes ; Patins à roulettes ; Pirouettes ; Recettes ; Sonnettes ; Trompettes ; ….. Ça manque pas cette année !

     Eric ZAHND

 *

     COMPTINE COLLECTIVE 2017, 2017...

 

 2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura dans nos assiettes ?
Un festin de paix pour le monde
Une ratatouille de joie féconde
A partager, chaque seconde

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura sous nos casquettes ?
Une farandole de p’tits bonheurs
Amour et rire tout en couleur
A partager, 100 fois par heure

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura dans nos musettes ?
Mille mains tendues, mille sourires,
Mille promesses et mille désirs
A partager, comme on respire

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura sous nos jaquettes ?
Des cœurs qui battent à l’unisson
Des cœurs pour chanter des chansons
A partager, au long de l’an

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura dans les risettes ?
La vie qui vient et qui espère
Et qui grandit vers la lumière
A partager, comme une prière

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos buvettes ?
Des visages d'ailleurs et d'ici
Des élans de diplomatie
Des coupes pleines de mercis

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos layettes ?
Des câlins en tricots de laine
De l'espoir couleur marjolaine
Des doudous de chaleur humaine

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos oreillettes ?
Du sucre glace douceur de vivre
De bonnes vibes du son qui déchire
Du sang neuf de l'air qu'on respire

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos brouettes
Des oranges sans pesticides
De la terre de l'Atlantide
De la poussière d'astéroïdes ??

     Eric ZAHND et Edith

**

      Qui veut relever, encore un jour de janvier !, le défi poétique de comptine collective en ce début 2017 – pour l’obtention de  strophes de 5 vers dont le premier est "2017, 2017" – proposé par un de nos poètes, Eric Zahnd ?   

      **

     Eh bien que de belles surprises. Je suis ému par tant de vœux ; avec cette mobilisation, 2017 sera forcément un cru exceptionnel … En tout cas pour nous, c’est sûr car dans quelques heures, je serai grand père – c’est parti ! ce sera un grand moment de bonheur à défaut d’être un moment de plaisir depuis cette histoire d’Eve et de pomme  !      

     Notre amie Marie-Françoise, d’Ingré à coté d’Orléans, nous offre 3 strophes de plus. Le quorum est largement atteint, mais faisons des provisions, car 2027 n’est pas si loin, on peut prendre de l’avance Amitiés,  Eric Z.

**

2017, 2017
Qu'est-ce qu'il y aura dans nos grimpettes ?
Des chants pour redonner courage
Des mains tendues dans les virages
Et l'horizon malgré les nuages.

2017, 2017
Qu'est-ce qu'il y aura dans nos tempêtes ?
Une étoile pour garder le nord
Des amis qui viennent en renfort
Un phare pour rentrer à bon port.
*
2017, 2017
Qu'est-ce qu'il y aura dans nos poussettes ?
Un garçon ou une fillette ?
Des cris ou des chansonnettes ?
Dans tous les cas ce sera chouette

     Marie-Françoise, d’Ingré à coté d’Orléans en France.

**

     Bonjour cher Laurent, J'espère que vous allez bien en ce début d'année.  Je me permets de vous envoyer ces quelques vers... Bouquet d'amitiés québécoises 

     MARYBE - Béatrice 

2017, 2017
Qu'est-ce qu’il y aura sous ma baguette
Des gerbes de bonheur en paillettes
Des espoirs de monde meilleur
Des désirs d’union des coeurs
*
2017, 2017
Qu'est-ce qu’il y aura sur ma palette
Toutes les couleurs de la vie
Et sous le feu de mes mirettes
Un monde, qui en paix, respire.

     MARYBE - Béatrice Québec

**

2017 ! 2017 ! 2017 !
Quel oiseau sauverai-je de la meute
Des chiens braconniers dont les lorgnettes
Lancent du feu tueuses d'insectes ?
Tous les oiseaux, surtout la bergeronnette !

     Charly MATHEKIS en RDC le 22 janvier 2017.

        Page Facebook du Verbe Poaimer !

*

     La Poésie, pour la vraie Vie !

2017!2017!2017!
Qu'est-ce qu'y aura dans nos cassettes ?
Mille ou deux millions de noisettes,
Une pincée d'encens, et du vin
Brassé à l'usine à mots divins !

2017!2017!2017!
Qu'est-ce qui viendra de nos trompettes ?
Une mélodie au rythme de la vraie vie
Que les échos transmettront jusqu'en Syrie,
Une mélodie aux couleurs d'un rire ami !

2017!2017!2017!
Que ferons-nous des sucettes
De milliers de fois jetées dehors ?
Les recycler et offrir des mouchoirs
Aux enrhumés, sans demander un sou !

2017!2017!2017!
Qu'est-ce qu'y aura comme vraie recette
Lors de nos dîners, nos fêtes
Lors de nos deuils et nos quêtes
De la vie pour tous ? Pas de crevettes !

2017!2017!2017!
Qui mettra dans sa jaquette
De kilos de laine pour laisser
Le mouton frileux et écorché ?
Pas dans ma doublure !

2017!2017!2017!
Qui garnira sa maisonnette
De kilos de défense d'Ivoire
Pour laisser l'éléphant édenté ?
Pas moi, et jamais cette année !

2017!2017!2017!
Qui battra sa briquette
Pour incendier le tabac
Dont il inhalera la fumée ?
Pas moi ni toi, pour l'ozone !

2017!2017!2017!
Qui délogera la bergeronnette
Du haut du clocher ou de la corniche
Où nichent ses petits, joie de dimanche ?
Pas moi, ni toi, pour la poésie !

 

2017!2017!2017!
Comme un doigt à la gâchette
Tenir au doigt le crayon, manette
Pour s'envoler vers Poésie, Parousie
Contrée aux véritables amis!

2017!2017!2017!
Qu'est-ce qu'y aura dans nos chaussettes ?
Des pieds lavés à l'eau poétique
Pour escalader murs et portiques
Pour rejoindre ceux qui ont peur
D'ouvrir le coeur au vrai amour!


Charly MATHEKIS, en RDC le 25 janvier 2017
pour Éric ZAHND, et pour ceux qui rêvent éveillés, d'un monde possible Le Verbe Poaimer

*

     Pour les déshérités d'ici et d'ailleurs

2017!2017!2017!
Aurons-nous des briquettes
Pour allumer le feu de joie
Pour réchauffer qui a froid
Lié par de grosses chainettes ?

2017!2017!2017!
Aurons-nous des houlettes
Pour rouler jusqu'à Paris
Et gagner le grand pari
De voyager sans vignettes ?

2017!2017!2017!
Aurons-nous des sellettes
Pour rénover nos bicyclettes
Afin qu'elle servent aux aveugles
Qui n'ont personne pour les conduire ?

2017!2017!2017!
Servirons-nous à l'aveuglette
La cause du roi des Serpettes
Qui ne cessent d'écorcher
Bananiers et nouveau-nés ?

2017!2017!2017!
Aurons-nous des cordelettes
Pour mettre à nos désirs des mors
Afin de venir en aide aux castors
Enlisés dans la fondrière de Syrie?

2017!2017!2017!
Puissions-nous, avec nos pipettes
Nos pas au rythme des castagnettes
Prêtes à faire danser et chanter fort
Faire mourir à jamais les Torts !

2017!2017!2017!
Puissions-nous avoir des burettes
En quantité infinie et des omelettes
En qualité éternelle pour nourrir
Les affamés et les assoiffés de toujours!

     Charly MATHEKIS, le 29 janvier 2017 en RDC,  pour ceux qui tentent de
faire, avec des chiffons recyclés, un matelas pour les déshérités d'ici et d'ailleurs.

*

2017!2017!2017!
Que ferons-nous des nos reinettes ?
Frites à l'huile d'olive, délicieuses crêpettes
Galette à partager durant nos crapettes
Sans oublier de cirer nos banquettes!

     Charly MATHEKIS, 30 janvier 2017, 19h04, juste un clin d'œil à la
Bretagne où, m'a appris mon dictionnaire, est prisée la galette au blé...

*

2017!2017!2017!
Puissions-nous découvrir des paillettes
Dans le sable de nos mirages
Pour orner les plages des rêves
D'enfants futurs interprètes des muses!

2017!2017!2017!
Puissions-nous garder des oreillettes
Résistantes aux secousses de Richter
Créés souvent par tous les oiseaux
Artificiels pollueurs de l'espace!

      Charly MATHEKIS, 22h 33, 30 janvier 2017, pour les chercheurs de mots
justes afin de calmer les tempêtes de guerre entre frères, et pour les Écologistes...

*

2017, 2017

Combien y aura-t-il des casquettes
Foulées à terre durant les tempêtes
Que les chevaux égarés aux batailles
Provoquent, sans égard pour la paille ?

2017, 2017

Combien y aura-t-il des dettes
Contractées par des petites
Encore vivantes dans les seins
De celles dont on tue les conjoints ?

2017, 2017

Combien y aura-t-il des fourchettes
Rouillées dans les pauvres roulottes
A jamais froides et vides, sans cris
Parce que le veulent les gros Fusils ?

2017, 2017

On a tant besoin d'une causette
Entre les Prélats et le Roigoiste
Pour qui la Terre sans lui ne peut
Tourner, pour qui lui est un dieu !

     Charly MATHEKIS en janvier 2017.

**

 COMPTINE COLLECTIVE 2017, 2017…

     info sur Le Blog du Verbe Poaimer et page Facebook, strophes à faire parvenir à avpoaimer@yahoo.fr jusqu'au 31 janvier 2017 svp

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- C'est fait, c'est conté, compté, poaimé ! Prolongeons... !

       Au soir du 22 janvier les 17 strophes sont écrites, prolongeons la comptine jusqu'au 31 !

*

     Qui veut relever le défi poétique de comptine collective en ce début 2017 – pour l’obtention de 17 strophes (au moins, et plus !) de 5 vers dont le premier est "2017, 2017" – proposé par un de nos poètes, Eric Zahnd ?   

     Cordipoeti et beaunanez !
      Laurent Desvoux-D'Yrek du Verbe Poaimer au 22 janvier au matin.

  **

         He beeeee ! dis donc, quelle cueillette ! Quand la moisson sera terminée, on mélangera tous les couplets pour faire un grand festin ! Tiens j’en ajoute un que m’inspire cette abondance de bonne et heureuse humeur :

2017, 2017,

Que poète rime avec prophète,

Le monde est plus joli,

Dans vos yeux chers amis,

Prêtez moi donc vos lunettes

          Amitiés, Eric ZAHND en Île-de-France le 23 janvier 2017.

**

2017, 2017
Qu'est-ce qu'y aura dans ma recette ?
365 mots d'amour, des sucettes
365 coups de gueule, des fabluettes
Et de la poudre d'escampette !

     Clara DELANGE

           Page Facebook du Verbe Poaimer le 19 janvier 17 !

**

2017, 2017

C'est beaucoup de galipettes 

Que j'espère cette année

Pour toutes et ma Colette,

Oui, l'on peut toujours rêver.

     Dominique ZEDET le 22.01.17

*

2017, 2017, sans tambour ni trompette

ou avec, que commence aujourd'hui

une mélodie de jour de fête

qui chaque jour parte à la conquête

de nos tristesses, de nos ennuis.

 

2017, 2017

qu'est-ce qu'y aura dans nos épuisettes ?

des bouquets de joie, des crevettes,

des algues iodées de bonheur,

l'ébauche de la paix sur la mer.

 

2017, 2017

qu'est-ce qu'il y aura dans nos cueillettes ?

des girolles de lumière, des cèpes,

des narcisses de délice, des trolles,

une éclaircie du côté d'Alep.

 

2017, 2017

qu'est-ce qu'il y aura dans nos disettes?

loin de nos amours de midinette,

le désir d'écouter sur un fond de silence,

une inextinguible faim d'amitié

     Jean-Marc CHANEL le 22 janvier 2017.

**

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Que lira-t-on dans nos gazettes ?
Que dira-t-on dans nos causettes ?
Que verra-t-on dans nos lorgnettes ?
De quoi se creuser la nénette…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Qu’y aura-t-il dans nos cassettes ?
Restera-t-il quelques piécettes ?
Deviendrons-nous tous des ascètes ?
Le moral au fond des chaussettes…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Boirons-nous beaucoup d’anisettes 
En mangeant des crêpes Suzette ?
Danserons-nous au bal musette ?
Nous chercherons mille amusettes…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Séduirons-nous quelques grisettes,
Jolies filles dans leurs nuisettes,
Pour d’adorables cinq à sept ?
De ce côté-là, la disette…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Lorsque la dépression nous guette,
Ensemble partons en goguette
Se reposer dans les guinguette
Tout en le chantant à tue-tête…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !

     Jean FAURÉ en Île-de-France le 23 janvier 2017.

 

**

 

 

Livre et arbresPhoto Dimitri Dupont de l'un de nos livres au bout du monde !

 

 

04 mars 2017

VerbePoaimer PrintempsDesPoètesMars2017 Mercredi8 + Samedi18 bbtGeorgeSand L'Haÿ-les-Roses SeizainsDesSaisons

 

LE VERBE POAIMER EN SES RENCONTRES DE MARS !

 

     * Mercredi 8 mars, 20h30, café-philo de L’Haÿ-les-Roses, printemps des poètes, thème général L’Afrique, présentation de poètes du Nord-Kivu (en RDC) avec qui le Verbe Poaimer a tissé des liens depuis plusieurs années, poètes qu’on retrouve avec les poètes de L’Haÿ-les-Roses et des régions de France dans notre ouvrage collectif Les Seizains des saisons, présenté en avant première.

     On pourra débattre de l’apport des écrivains du monde à la littérature française à travers notamment l’appellation auteurs francophones. On peut aussi venir avec des poèmes de soi ou d’autres, pour lectures et échanges. On peut venir juste pour écouter ou pour rencontrer des amoureux des mots. Salle Familiale du Haut, rue du 11 novembre au centre ville de L’Haÿ-les-Roses, au dos de l’Auditorium Dispan de Floran (Evénement annoncé sur le site officiel du Printemps des Poètes).

     * Samedi 18 mars, 15h, "Seizains, Saisons ! Poèmes à foison !", Lectures de saison, dédicaces des Seizains, dédicaces de notre livre Les Seizains des saisons, 216 pages de poèmes inédits de poètes de France et d’ailleurs et de jeunes de moins de 18 ans, à la bibliothèque George Sand, premier étage, au 21 rue Henri Thirard, L’Haÿ-les-Roses. Lectures accompagnées de musique (Evénement annoncé sur le site officiel du Printemps des Poètes).

AffPrintempsPoaimerMars17 - copie

     * Samedi 25 mars, 10h30-12h30, dédicaces à Studio Presse, au centre de L’Haÿ-les-Roses, cette librairie sise rue Jean Jaurès accueillera l’anthologie au long du printemps et de l’été.

19 février 2017

2017 en attendant les estrambots, un poème de Nadia Esteba pour Le Verbe Poaimer

2017 - en 17 vers et quelques rimes en -ette

 

J'accours, j'accours, attendez-moi !

Cette année nous  mettra en joie

L’univers tissera partout un tapis de fleurs

J’ai caché les nuages gris dans un tiroir

Bombé une vieille toile d’araignée

Pour en faire un attrape-rêves,

Et gardé dans la main la lumineuse amulette

Que m’offrit à Noël la fée Lucette.

Elle l’a sortie de sa flamboyante musette

Que voulez vous qu’on vous souhaite ?

Aux amies de ne pas rester muettes

Qu’on les écoute avec égalité et les respecte

Que nous partions tous à la conquête de la  liberté

La poussière qui ternit, sera changée en paillettes

Saupoudrant la terre d'étoiles de la  fraternité

Tous les enfants, chantant, debout sur l'escarpolette

Pour dire merci les mots en fête, à la  vie... (qui toujours leur sourit)

     Nadia ESTEBA

29 janvier 2017

Les Seizains des Saisons, le livre! et notre Agenda 2017 du Verbe Poaimer

    

     Bonne année 2017

à tous les amis de la poésie et du Verbe Poaimer !

(et bonne année aussi aux amoureux de la prose !)

Voici nos rendez-vous à venir que vous êtes invités à noter sur vos tablettes :

- Mercredi 8 mars, 20h30, café-philo, printemps des poètes, thème général L’Afrique, présentation de poètes du Nord-Kivu avec qui le Verbe Poaimer a tissé des liens depuis plusieurs années. On peut aussi venir avec des poèmes de soi ou d’autres, pour lectures et échanges. On pourra découvrir et se procurer Les Seizains des saisons, notre anthologie fournie. Salle Familiale du Haut, rue du 11 novembre au centre ville de L’Haÿ-les-Roses, au dos de l’Auditorium Dispan de Floran.

- Samedi 18 mars, 15h, dédicaces de notre livre Les Seizains des saisons, 216 pages de poèmes inédits de poètes de France et d’ailleurs et de jeunes de moins de 18 ans, à la bibliothèque George Sand, rue Henri Thirard, L’Haÿ-les-Roses. Lectures accompagnées de musique.

- samedi matin 25 mars, 10h30-12h30. Dédicaces des Seizains des saisons également à la librairie Studio Presse, rue Jean Jaurès à L'Haÿ-les-Roses près de l'église Saint-Léonard. 

CouvertureSeizains

- Lundi 17 avril, 17h17, “Lancement de l’Année Internationale de l’Estrambot”, début des concours de poèmes de 17 vers, les estrambots, par le Verbe Poaimer avec plusieurs catégories pour poètes adultes et pour les « jeunes pousses ». Blog du Verbe Poaimer et sa page Facebook

- Dimanche 14 mai, journée festive de la Maison des Associations Culturelles à L'Haÿ-les-Roses.

- Mercredi 7 juin 2017, 20h au Moulin de la Bièvre, lecture et écriture.

- Week-end 18 et 19 novembre 2017, Salon du Livre et des Arts au Moulin de la Bièvre, pour présenter sur notre stand les livres de l'Association et les livres de nos poètes.


26 janvier 2017

2017, 2017, 2017 et un bouquet d'amitiés congolaises pour notre Comptine collective !

      Notre comptine collective se complète, nous avons reçu des strophes de France, du Québec et de RDC, ici Charly Mathekis en poète au verbe généreux nous fait parvenir de nouveaux quintils. Réception de strophes jusqu'au 31 du premier mois de 17 !

 

La Poésie, pour la vraie Vie !

2017!2017!2017!
Qu'est-ce qu'y aura dans nos cassettes?
Mille ou deux millions de noisettes,
Une pincée d'encens, et du vin
Brassé à l'usine à mots divins !

2017!2017!2017!
Qu'est-ce qui viendra de nos trompettes ?
Une mélodie au rythme de la vraie vie
Que les échos transmettront jusqu'en Syrie,
Une mélodie aux couleurs d'un rire ami !

2017!2017!2017!
Que ferons-nous des sucettes
De milliers de fois jetées dehors ?
Les recycler et offrir des mouchoirs
Aux enrhumés, sans demander un sou !

2017!2017!2017!
Qu'est-ce qu'y aura comme vraie recette
Lors de nos dîners, nos fêtes
Lors de nos deuils et nos quêtes
De la vie pour tous ? Pas de crevettes !

2017!2017!2017!
Qui mettra dans sa jaquette
De kilos de laine pour laisser
Le mouton frileux et écorché ?
Pas dans dans ma doublure !

2017!2017!2017!
Qui garnira sa maisonnette
De kilos de défense d'Ivoire
Pour laisser l'éléphant édenté ?
Pas moi, et jamais cette année !

2017!2017!2017!
Qui battra sa briquette
Pour incendier le tabac
Dont il inhalera la fumée ?
Pas moi ni toi, pour l'ozone !

2017!2017!2017!
Qui délogera la bergeronnette
Du haut du clocher ou de la corniche
Où nichent ses petits, joie de dimanche ?
Pas moi, ni toi, pour la poésie !

@Charly MATHEKIS, en RDC le 25 janvier 2017
pour Éric ZAHND, et pour ceux qui rêvent éveillés, d'un monde possible

Le Verbe Poaimer

25 janvier 2017

2017, 2017 et un bouquet d'amitiés québécoises pour notre Comptine collective !

Bonjour cher Laurent,

J'espère que vous allez bien en ce début d'année. 

Je me permets de vous envoyer ces quelques vers...

Bouquet d'amitiés québécoises 

     MARYBE - Béatrice 

*

2017, 2017
Qu'est-ce qu’il y aura sous ma baguette
Des gerbes de bonheur en paillettes
Des espoirs de monde meilleur
Des désirs d’union des coeurs

2017, 2017
Qu'est-ce qu’il y aura sur ma palette
Toutes les couleurs de la vie
Et sous le feu de mes mirettes
Un monde, qui en paix, respire.

     MARYBE - Béatrice Québec

***

         He beeeee ! dis donc, quelle cueillette ! Quand la moisson sera terminée, on mélangera tous les couplets pour faire un grand festin ! Tiens j’en rajoute un que m’inspire cette abondance de bonne et heureuse humeur :

 2017, 2017,

Que poète rime avec prophète,,

Le monde est plus joli,

Dans vos yeux chers amis,

Prêtez moi donc vos lunettes

          Amitiés, Eric ZAHND en Île-de-France le 23 janvier 2017.

24 janvier 2017

Défi Comptine Collective 2017, 2017 jusqu'au 31 janvier !

COMPTINE COLLECTIVE 2017, 2017…

 

- C'est fait, c'est conté, compté, poaimé ! Prolongeons... !

       Au soir du 22 janvier les 17 strophes sont écrites, prolongeons la comptine jusqu'au 31 ! -

     Qui veut relever le défi poétique de comptine collective en ce début 2017 – pour l’obtention de 17 strophes (au moins, et plus !) de 5 vers dont le premier est "2017, 2017" – proposé par un de nos poètes, Eric Zahnd ?   

     Cordipoeti et beaunanez !
      Laurent Desvoux-D'Yrek du Verbe Poaimer au 22 janvier au matin.

  **

         He beeeee ! dis donc, quelle cueillette ! Quand la moisson sera terminée, on mélangera tous les couplets pour faire un grand festin ! Tiens j’en rajoute un que m’inspire cette abondance de bonne et heureuse humeur :

 2017, 2017,

Que poète rime avec prophète,,

Le monde est plus joli,

Dans vos yeux chers amis,

Prêtez moi donc vos lunettes

          Amitiés, Eric ZAHND en Île-de-France le 23 janvier 2017.


*

          Bonjour Cher Laurent,
     Je te souhaite une très belle année 2017, pleine de rimes et ritournelles. Quand la nouvelle année est venue, l’idée m’est également venue de la fêter en rimes en «ette» et j’ai commencé cette comptine avec 5 strophes ; ensuite mon amie Edith en a ajouté 4, nous an avons donc 9 et il n’en manque plus que 8 pour arriver à 17 et une belle œuvre collective à partager.

     J’ai pensé que 8 strophes, c’était fastoche pour toi et le « Verbe Poaimer » ; il nous reste 20 jours pour ce mini défi et encore des tas de thèmes inexplorés :
     Baskets ; Allumettes, Bluettes, Croquettes ; Cueillettes ; Disettes ; Emplettes ; Epuisettes Fourchette ; Devinettes ; Chaussettes ; Fleurette ; Galette ; Gazette ; Jasette ; Lunettes ; Manettes ; Patins à roulettes ; Pirouettes ; Recettes ; Sonnettes ; Trompettes ; …..

     Ça manque pas cette année ! ….

     Eric ZAHND

 **

 

     COMPTINE COLLECTIVE 2017, 2017...

 

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura dans nos assiettes ?
Un festin de paix pour le monde
Une ratatouille de joie féconde
A partager, chaque seconde

 

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura sous nos casquettes ?
Une farandole de p’tits bonheurs
Amour et rire tout en couleur
A partager, 100 fois par heure

 

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura dans nos musettes ?
Mille mains tendues, mille sourires,
Mille promesses et mille désirs
A partager, comme on respire

 

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura sous nos jaquettes ?
Des cœurs qui battent à l’unisson
Des cœurs pour chanter des chansons
A partager, au long de l’an

 

2017, 2017,
Qu’est-ce qu’y aura dans les risettes ?
La vie qui vient et qui espère
Et qui grandit vers la lumière
A partager, comme une prière

 

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos buvettes ?
Des visages d'ailleurs et d'ici
Des élans de diplomatie
Des coupes pleines de mercis

 

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos layettes ?
Des câlins en tricots de laine
De l'espoir couleur marjolaine
Des doudous de chaleur humaine

 

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos oreillettes ?
Du sucre glace douceur de vivre
De bonnes vibes du son qui déchire
Du sang neuf de l'air qu'on respire

 

2017, 2017,
Qu'est-ce qu'y aura dans nos brouettes
Des oranges sans pesticides
De la terre de l'Atlantide
De la poussière d'astéroïdes ??

     Eric ZAHND et Edith

 

**

2017, 2017,
Rencontrer l’espoir en rimes chouettes
A foison de chaque côté de l’horizon
Faire participer enfants et poètes
Grand bal des mots images saisons !
     Laurent DESVOUX-D’YREK à Paris le 17.1.17

**

2017, 2017
Qu'est-ce qu'y aura dans ma recette ?
365 mots d'amour, des sucettes
365 coups de gueule, des fabluettes
Et de la poudre d'escampette !

     Clara DELANGE

           Page Facebook du Verbe Poaimer le 19 janvier 17 !

**

2017, 2017

C'est beaucoup de galipettes 

Que j'espère cette année

Pour toutes et ma Colette,

Oui, l'on peut toujours rêver.

     Dominique ZEDET le 22.01.17

*

2017, 2017, sans tambour ni trompette

ou avec, que commence aujourd'hui

une mélodie de jour de fête

qui chaque jour parte à la conquête

de nos tristesses, de nos ennuis.

 

2017, 2017

qu'est-ce qu'y aura dans nos épuisettes ?

des bouquets de joie, des crevettes,

des algues iodées de bonheur,

l'ébauche de la paix sur la mer.

 

2017, 2017

qu'est-ce qu'il y aura dans nos cueillettes ?

des girolles de lumière, des cèpes,

des narcisses de délice, des trolles,

une éclaircie du côté d'Alep.

 

2017, 2017

qu'est-ce qu'il y aura dans nos disettes?

loin de nos amours de midinette,

le désir d'écouter sur un fond de silence,

une inextinguible faim d'amitié

     Jean-Marc CHANEL le 22 janvier 2017.

*

2017 ! 2017 ! 2017 !
Quel oiseau sauverai-je de la meute
Des chiens braconniers dont les lorgnettes
Lancent du feu tueuses d'insectes ?
Tous les oiseaux, surtout la bergeronnette !

     Charly MATHEKIS en RDC le 22 janvier 2017.

        Page Facebook du Verbe Poaimer !

 

**

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Que lira-t-on dans nos gazettes ?
Que dira-t-on dans nos causettes ?
Que verra-t-on dans nos lorgnettes ?
De quoi se creuser la nénette…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Qu’y aura-t-il dans nos cassettes ?
Restera-t-il quelques piécettes ?
Deviendrons-nous tous des ascètes ?
Le moral au fond des chaussettes…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Boirons-nous beaucoup d’anisettes 
En mangeant des crêpes Suzette ?
Danserons-nous au bal musette ?
Nous chercherons mille amusettes…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Séduirons-nous quelques grisettes,
Jolies filles dans leurs nuisettes,
Pour d’adorables cinq à sept ?
De ce côté-là, la disette…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !
Lorsque la dépression nous guette,
Ensemble partons en goguette
Se reposer dans les guinguette
Tout en le chantant à tue-tête…

Deux mil dix-sept, deux mil dix-sept !

     Jean FAURÉ en Île-de-France le 23 janvier 2017.

 

**

     Et en surcroît de vers ! :


Qu'aurai-je à faire
En cette année
Très surchauffée
Qui va son chemin
Petit galopin
Qui n'attend guère
Une page peaufinée ?
Il n'y a qu'une DETTE
Quand j'aurai payé
Ce sera la fête :
CHANTER LIBERTÉ
Pour ma chatte
Pour Jeannette
Pour mon toit
Afin que la joie
Pour très longtemps
Reste tant et tant
     17.01.2017 Charly MATHEKIS en RDC

 

*

 2017, 2017, 2017, 2017
Dans ma tête,
Dans ma mallette.
Sans baguette,
Ce petit poète
Va à ta conquête.
Sur sa tête,
Ni képi, ni crête.
Sur sa main, pas d'amulettes.
Rien ne l'arrête.
Cependant, 2017
Le guette.

     Patient VAIKONDERA en RDC

 

03 décembre 2016

Dimanche 4 décembre 16 heures accordéon, guitare, harmonica et poésie ! chapiteau Marché de Noël L'Haÿ-les-Roses

     Vous souhaitez ne pas attendre le Printemps des Poètes pour revenir à L’Haÿ-les-Roses, eh bien ce samedi 5 novembre 2016 de palmarès était une Drôle De Date (DDD) pertinente pour des prix de seizains (5.11.16).

     Le dimanche 4 décembre (4.12.16) sera une autre DDD pour la lecture de Lettres en vers (du prix Jean-Pierre Palissier) à 16 heures sur la scène du chapiteau du Marché de Noël de L’Haÿ-les-Roses avec les Diseurs du Verbe Poaimer et Victor Korsakov à l'accordéon classique ! On aura aussi Emmanuel Pereira à la guitare et Pascal Vitto à l'harmonica !

     Un des plus beaux marchés de Noël d’Île-de-France, qu’on se le dise, créé par une Alsacienne. Au centre ville de L'Haÿ, entre église et parc de la Roseraie. Venez avec vos appareils photos et vidéos comme avec oreilles, yeux et coeur pour ces Lettres adressées pas qu'au Père Noël ! Créations mondiales et locales de deux chansons L'Alouette et Père Noël cambrioleur !

     Poeticordi. Laurent Desvoux-D'Yrek

06 novembre 2016

Poèmes de 16 vers de poètes et d'élèves d'un collège Palmarès du Verbe Poaimer au Moulin de la Bièvre 5.11.16 Lettres

 

 VERBE POAIMER 2016

 

L’ANNEE INTERNATIONALE

 

                        DES SEIZAINS D’OR

 

POEMES DE 16 VERS PAR L'AN XVI...

                              PALMARES DES POETES

                                          PALMARES D'ELEVES PARISIENS

 

     Les nombreux élèves, accompagnés de leur famille, venus de Paris hier jusqu’au Moulin de la Bièvre, avant de recevoir leurs récompenses, diplômes, livres, marque-page et coupe, ont assisté au palmarès des poètes. Ils ont écouté la lecture de poèmes de poètes d’aujourd’hui comme ils ont écouté Nathalie Melik lire un poème de Rouben Melik, grand poète qui nous a quittés il y a presque une décennie, ils ont écouté les remerciements en vers ou en prose des poètes retenus ou habitant au loin, dans l’Aude ou en République Démocratique du Congo, dans la ville Butembo au Nord-Kivu, ils ont entrevu que la poésie, au-delà d’un exercice d’écriture, peut-être une aventure au long cours, et qu’elle peut demeurer un centre d’intérêt cardinal par-delà la discipline littéraire et qu’elle peut rassembler des horizons et des styles variés et même qu’elle peut aider à vivre, à trouver du sens et un sens, à faire partage.

     Ils ont constaté que la poésie parle à de nombreuses personnes qui oeuvrent pour qu’elle soit lue, écrite, diffusée, reconnue, alors que tous les médias font à son sujet un silence radio ou une parole condescendante, en-dehors du moment phare des animations du Printemps des Poètes au retour pressenti des beaux jours. Ci-après vous trouverez le palmarès des six prix que notre Association du Verbe Poaimer a organisés cette année, le prix Annie et François Dyrek des acrostiches en 16 vers, le prix Bernard Chasse des seizains sur lieux ou dates, le prix Charly Mathekis des poèmes exclamatifs et/ou interrogatifs, le prix Jean-Pierre Palissier de la lettre en 16 vers, le prix Patrick Raveau des poèmes sur les saisons d’or, le prix Ella et Rouben Melik du meilleur ensemble francophone de seizains. Ensuite vous trouverez les résultats et poèmes des Sixièmes, des Cinquièmes et des moins de 18 ans.

     Nous remercions tous les poètes et les familles des poètes qui ont financé un prix, la photographe Maya Angelsen qui a offert une magnifique photographie en noir et blanc de grand format avec son cadre et son certificat d’authenticité (Site « L’instant éphémère »), le restaurant de la Roseraie de L’Haÿ-les-Roses « Le Pavillon Normand » qui offre une table de quatre couverts à l’un de nos gagnants, tous les poètes participant avec des poèmes créés, inédits et que nous allons publier pour l’essentiel d’ici à mars 2017 avec la sortie de Les Seizains des Saisons (titre provisoire) à la Bibliothèque George Sand à L’Haÿ-les-Roses le samedi 18 mars 2017 à 15 heures, tous les élèves qui se sont bien investis pour composer leur poème puis pour le dactylographier et toutes leurs familles qui les accompagnent dans la vie et jusqu’au Moulin aux merveilles en banlieue sud.

     Vous souhaitez ne pas attendre le Printemps des Poètes pour revenir à L’Haÿ-les-Roses, eh bien ce samedi 5 novembre 2016 était une Drôle De Date (DDD) pertinente pour des prix de seizains (5.11.16) et le dimanche 4 décembre (4.12.16) sera une autre DDD pour la lecture de Lettres en vers (du prix Jean-Pierre Palissier) à 16 heures sur la scène du chapiteau du Marché de Noël de L’Haÿ-les-Roses avec Victor à l'accordéon ! Un des plus beaux marchés de Noël d’Île-de-France, qu’on se le dise, créé par une Alsacienne.

    Nous allons poursuivre jusqu’en 2020 le chemin d’associer le nombre de vers de nos poèmes et l’année d’écriture, cela a commencé l’an 2014 avec L’année internationale du sonnet, 2017, année présidentielle certes, mais surtout, qu’on se le dise aussi et qu’on retienne bien ce mot étrange, voire estrange !, issu de nos traditions poétiques, que nous aimons retrouver, revigorer ou renouveler, 2017 sera l’année internationale de l’estrambot !

      Texte x542 de Laurent Dyrek

 

Victorjouant Laurent Phil

**

 

PRIX ANNIE ET FRANCOIS DYREK 2016

MEILLEUR ACROSTICHE DE 16 VERS

 

Podium : 1) Jean-Marc CHANEL 2) Jean FAURE 3) Clara PAG

 

     4e Sébastien SAUVAGERE, 5e Marie-Paule CHARLES

6e Gérard BOUVIER, 7e Corentin FERNAGUT, 8e Elizabeth DE COURTIVRON, 9e Patient KATEMBO VAYIKONDERA, 10e Nadia ESTEBA, 11e Clara DELANGE, 12e Hervé DONJON, 13e Stéphane MAZALAIGUE, 14e Fabienne PACORY

 

*

 

Acrostiche très étroit

Seize est treize et trois, n'est-ce pas ?

Etroit... Oui mais très étroit comment ?

Imaginez un ….comme ça

Zut ! Je ne vois rien pour l'instant  

Alors imaginez une ile...

Il faut avoir de bons yeux pour...

Non, non il suffirait d'y croire

Désolé, je suis dans le noir.

Eh bien je reprends mon calcul

Pour aller à Sèze il faut donc

On a dit très étroit.....

                                   ...chemin

Au bord de la mer bleue car Sèze

(Il faut dire) est en Guadeloupe,

Marie Galante à l'horizon,

En Grande Terre où l'alizé

Rafraichit l'imagination.

     Jean-Marc CHANEL

 

*

 

     Cher Laurent, C'est bien volontiers que je me suis mis derrière mon clavier, pour préparer quelques mots par lesquels je voudrais honorer ceux qui m'honorent par ce prix. Merci d'avance pour la lecture publique que tu en feras.  Les voici :

 

J’eusse aimé, chers amis,  être présent à L’Hay

et,  de visu, de vive voix, vous partager

moi-même cet envoi que le cœur m’a dicté.

 

Mais voilà.  Retenu au loin  pour avoir dû

accepter de rendre un service inattendu,

je confie à Laurent ce message impromptu.

 

Honoré d’avoir été promu pour le prix

 Annie et François Dyrek,  je ne sais, Annie,

comment vous exprimer simplement mon merci.

 

Merci aux autres jurés, merci à Brigitte

merci à Poaimer pour son œuvre inédite

et persévérante au service des poètes.

 

Merci à François, dont la présence est bien là

ô mystère insondable, ô mystère d’amour

qui  relie, sans frontière entre ici et là-bas.

 

La poésie serait une dame de cour ;

chaque poète en chevalier servant, de jour

comme de nuit, en hâte  à son chevet accourt.

 

Et puis,  sur tous les tons de sa palette à lui,

sur tous les sons de son humble musique à lui,

il chante pour sa Dame en  toute courtoisie.

 

Que longtemps L’Hay accueille un tel concert de voix

comme au sein de Poaimer on l’entend et voit

sous les bons auspices d’Annie et de François.

 

     Jean-Marc CHANEL

 

*

     La promenade aimée

Le matin, vers dix heures trente,
Avec plaisir je sors mon chien
Par la petite rue en pente
Ralliant un lieu qui nous plait bien…

Où nous conduit cette escapade ?
Mais au cœur du parc de la Bièvre
Et là mon compagnon gambade,
N’ayant plus sa laisse, sans fièvre…

Assemblées avec leurs gamins
Des nounous gravement papotent
En laissant aller les bambins
Aux flaques d’eau où ils barbotent…

Insouciant, un brave Médor
M
ordille une balle qu’il course
Et des anciens au parler d’or
Evoquent la vie… ou la bourse…

     Jean FAURÉ

 

*

 

     Un peu, beaucoup…

J’élude l’idée

Et l’idée rapplique.

Prélude idéal

Ou « flop » poétique ?

 

A l’aide ! Une ode !

Idiomes lyriques… !

Modelez des vers

En plusieurs distiques !

 

Assemblez paroles

Loufoques, ludiques ;

Adulez des muses

Frêles, idylliques…

 

Ondulez des mots,

Louez l’art lyrique !

Inspirez des chants

En vers mélodiques !

 

     Clara PAG

 

**

 

PRIX CHARLY MATHEKIS DU VERBE POAIMER 2016

 

     PRIX CHARLY MATHEKIS 2016

SEIZAINS EXCLAMATIFS OU INTERROGATIFS

 

Palmarès avec cumul des points des deux jurés

Brigitte Moyon-Dyrek et Charly Mathekis

 

     Les poètes ayant dépassé un total de 100 points :

 

Podium : 1) Nadia ESTEBA 177  100+77 Au loin pourtant le puits

2) Jean-Marc CHANEL 158    96+62 Un moineau à l’aube

3) Florent KAMBASU KASULA 145    60+85 Ma poésie Lorsqu’au

et 145    65+79 Au rythme du tam-tam

*

4) Hervé DONJON 142   L’art en peinture, c’est quoi ? Les œuvres

5) Gérard BOUVIER 136   Que la lumière soit! Partout le froid infiniment

6) Patient KATEMBO VAYIKONDERA 133    Laisse-moi la poésie

et 133   Qu’est-ce qu’un poète ?

7) Madeleine LOISEAU 132     Gloria ! Le soir est tombé de son échelle

8) André MARTY  129  Il fait froid Il fait froid. Il faut le dire :

9) Andrée BAROIS « DAY » 126   Regrets enfuis,

10Georgette CHEVALLIER 123   Fantaisie Oui ou non ?

11) Corentin FERNAGUT 122    Déclaration Nous nous rencontrons

Citée à nouveau : Nadia ESTEBA 121   Pardon Chacun cherche

12) Jean FAURE 116   Heureux ! Pour certains, c’est insupportable !

13) Willy KAPISA KYAMBA 116  De quoi sommes-nous capables …

Cité à nouveau : Corentin FERNAGUT 109    Muses Elles inspirent, murmurent

14) Julia LINDHOLM 102   Petit pavé parisien Petit pavé parisien,

Cité à nouveau : André MARTY 102   Hommes, es-tu beau ?

 

     Prix spécial coup de cœur de Charly Mathekis :

Ça rime Ecrire à l’italienneClara DELANGE

 

*

 

LETTRE POUR L’ASSOCIATION DU VERBE POAIMER

CHERS AMIS DU VERBE POAIMER

     C’est avec une grande émotion et vous en remercie grandement, que j’ai reçu le Palmarès, consciente en relisant ma poésie : ET POURTANT  LE PUITS  PROMIS AFFLEURE  qu’elle m’avait été dictée  dans la souffrance. En effet par le biais  de la douleur, lors d’un repos forcé, en écrivant à un ami qui est l’un des thèmes du concours, j’écrivais aussi à moi-même, pour ne pas lâcher prise ; j’aurais pu faire mieux, dans la forme, c’est évident  dans cette catégorie ;  votre prix m’honore d’autant plus ;  j’en suis consciente en le relisant, le redécouvrant  une fois les brumes dissipées.

      Mais ce n'est pas le ressenti  de ma sœur, qui en  le lisant a tremblé  par sensibilité, elle  dit qu'elle pense à une foule, aux migrants dépourvus, à la force morale pour aller au bout de ses rêves, du but de sa vie;  en effet, elle pourrait avoir raison et dit que dans les phrases elle voit la recherche de mots  sans fioritures  pour toucher les âmes pures. Toute parole, toute poésie,  fait des remous n'a pas le même écho, chez celui qui les reçoit et les analyse au prisme de son coeur. 

     Au fil des ans, fidèle à votre association qui innove tout le temps,  vous m’avez permis de resserrer les liens avec les belles lettres ; vous avez toujours su relancer l’engouement pour la langue française et varier les sujets, sans relâche des débats et concours. Vous avez encouragé, distingué,  œuvré pour que nous jouions avec les mots, aimions  les assemblées, afin que naisse, éclose le plus beau, le meilleur de nous mêmes. J’ai beaucoup  apprécié être avec vous dans ce bateau que vous menez toujours à bon port(…)  et continuerai à vous suivre dans tous les voyages que vous entreprendrez pour faire honneur à la VILLE de L’HAŸ-LES-ROSES (C’est pourquoi aussi  en clin d’oeil je vous avais envoyé en acrostiche en petit Laïus sur RONSARD qui ne parle que de roses) et soutenir les membres  de votre association, tant que régnera la liberté la joie de vivre, la fraternité telle que nous en rêvons tous.

     Nadia ESTEBA dans l’Aude

*

          Cher Monsieur DESVOUX, voici donc ma lettre pour le JURY  qui m'a honorée d'un premier prix. L'autre lettre était pour l'association. :

MESSAGE DE REMERCIEMENTS POUR LE JURY

     Messieurs Mesdames du JURY

      Apres la surprise,  je dois vous remercier d’avoir distingué ce poème qui a échappé au filet de la dictature de la rime, pour laisser se faufiler un message.  Un ami m'a composé cette musique qui peut-être peut accompagner la poésie sur l'espoir, et la persévérance. Je joins également une prose qui se rapproche  de la poésie lettre à un ami, ci-dessous. Je pense ainsi exprimer ma reconnaissance envers vous et surtout les sentiments sous jacents que n'expriment pas forcement toutes nos émotions. La poésie élève, loin de la politique elle dit  en mots  venus de la meilleure partie de nous-mêmes, elle choisit entre nos deux ou multiples consciences.  Celle-ci, exprimerait la confiance  qu'il faut avoir en soi, pour réussir, guérir mais  aussi en la providence pour ce qui ressentent le doute. (Migrants, malades,  désespérés). Je vous remercie donc d’avoir lu à travers  et vous offre la musique de Gérald Espinosa (dit Ledge) de Sigean comme moi-même, il y a des longueurs, mais la fin est douce et belle avec la respiration les vagues, murmures de l'eau. Souffle d’accompagnement, il me l'a offerte spontanément en un jet. MERCI  INFINIMENT  de ce prix qui  va m'encourager encore et fait des remous dans mon cœur.    

     N.E.

 

**

 

PRIX BERNARD CHASSE 2016

LIEUX ET DATES POEMES EN 16 VERS

 

     Juré : le poète Bernard Chasse de L’Haÿ-les-Roses dont Le Verbe Poaimer publie de nombreux poèmes dans les anthologies successives et annuelles. Son œuvre immense de poèmes et de romans comme de dessins et de peintures est l’objet d’un fonds à la bibliothèque George Sand et d’une association ad hoc Les Amis de Bernard Chasse, animée par Philippe Daverat.

 

1er : 31 décembre 1999 90     Marc HERNU

 

2e : Le jardin des oublis 85     Clara DELANGE

3e ex æquo : A toi + Ce vieux livre d’images 84  Nadia ESTEBA

 

4e ex æquo au-dessus de 80 : Un jour en 2016 Hervé DONJON

Subrepticement la guerre Fatima CHBIBANE BENNAÇAR Hauts-de-Seine

La ronde des mots Elizabeth de COURTIVRON

Rêve de Côte Fleurie Marie-Paule CHARLES

 

8e ex æquo sous les 80 : Où et quand 78     Sébastien SAUVAGÈRE

Naîtra-t-il ? 78 Florent KAMBASU KASULA de Butembo en RDC.

Maelstrom 78 Corentin FERNAGUT

Le Chemin de Ronde 78   Elizabeth de COURTIVRON

Un instant sur la Terre 77 Virginie TOURNEBIZE

 

*

          31 décembre 1999

 

Six heures, obscurité, déjà, sitôt

Vol de Singapour, annoncé, bientôt

Porte numéro… numéro qu’importe

Tu es partout, contrôle, chaos, accorte.

 

Viens dans mes bras, la nuit est trop étrange

Heure obstinée que le doute démange

Chance/malchance de naître ce siècle-là

Rien n’est très sûr… ta silhouette là-bas.

 

Techniques en limite, délire climatique

Ordinateurs fous, monde psychotique

Pire que l’an mil, fin du monde ce soir

Qui sait ? J’ai mal à toi qui viens si tard.

 

Lointain baiser une fois, une nuit

Rendez-vous au Caire, raté. À Paris

Ce soir qui nous mène en l’an deux mil, là

Où tout peut arriver. Tout. Même toi.

 

     Marc HERNU

 

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2e PRIX BERNARD CHASSE 2016

LIEUX ET DATES POEMES EN 16 VERS

 

     Qu’y a-t-il de plus beau que le temps des oublis ? / Je viens ici, monsieur, vous montrer mon jardin / Car vous le savez bien, / Il n’est pas de saison, il n’est pas de raison / Pour jardiner les mots

 

       Le jardin des oublis

 

Je pousse à contre vie contre sens

Tu ne m'as pas arrachée à ma terre

Tu m'as cueillie sans mes racines

Petite fleur sauvage, sauvage et solitaire

Tu m'as emportée dans ta vie 

Tu as glissé mes pieds dans un papier mouillé

Tu m'as tenue serrée juste au creux de ta main

Tu as humé jusqu'au cœur mon parfum

Petite fleur sauvage, petite fleur des chants

En même temps que ma robe ma voix s'est envolée

Le soleil est passé et passées mes couleurs

Alors tu m'as glissée dans un vieux livre usé

Entre deux poésies, entre deux mots d'amour

Et tu m'as oubliée dans ce beau livre aimé que tu ne liras plus

Plutôt que d'effacer o-u-r de l'amour et d'y glisser un î

Tu m'as abandonnée au jardin des oublis

 

     Clara DELANGE

 

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PRIX JEAN-PIERRE PALISSIER 2016, LETTRES EN 16 VERS

On pourra écouter ces poèmes sur la scène du grand chapiteau marché de Noël du dimanche 4 décembre 2016 à 16 heures, Des lettres adressées pas qu’au Père Noël, cela sera suivi d’un concert de Philippe Daverat avec des chansons liées à l’Europe. Décerné par la famille du poète val-de-marnais disparu l’été 2015. Après une sélection de dix poèmes remis à Jacqueline, la veuve de Jean-Pierre, à Julie et Alexandre, leurs enfants.

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       « L’édition 2016 du cercle poétique de Poaimer a repris son chemin et c’est avec plaisir que l’Association du Verbe Poaimer -c’est son nom complet- part à la découverte du patrimoine culturel de la ville en initiant un prix Jean-Pierre Palissier, poète à qui nous voulons rendre hommage pour la qualité de sa jovialité, son ouverture et son bon esprit au sein du groupe.

        Grâce au concours de la famille du poète, Le Verbe Poaimer a organisé un prix éponyme qui figure dans le palmarès des concours du Verbe Poaimer. L’attribution de ce prix est considérée au Verbe Poaimer comme une marque de distinction qui honore la famille et le cercle de nos ami-e-s poètes, qu’il appelait affectueusement  « Le club ».

       Poète exigeant, impertinent et irrésistible, il nous accompagne-ra longtemps au Verbe Poaimer et  c’est en relevant le beau défi de l’aventure de l’écriture que ses ami-e-s poètes marchent sur les pas de cette histoire d’amitié en poésie. Ce nouveau prix met en avant une lettre en 16 vers ; nous vous invitons ici, à prendre connaissance des écrits des poètes de notre groupe qui veulent apporter un témoignage sur les liens forts qui les unissaient à lui.

   Nous souhaitons à la famille de Jean-Pierre Palissier ainsi qu’aux lecteurs, un beau voyage au fil de cette évocation consacrée à la poésie. Nous espérons que vous trouverez les moments pour partir à la découverte des textes de Jean-Pierre. Il appartient désormais au patrimoine culturel et artistique de la ville de L’Haÿ-les-Roses grâce à ce prix remis au Moulin de la Bièvre où Jean-Pierre a mis ses talents en adéquation avec ses idées pour montrer qu’à L’Haÿ-les-Roses grâce au Verbe Poaimer, la poésie vit et s’échange, favorisant la création sur la ville. Ville avec ses événements qui l’accompagnent sur son site, censé répondre aux besoins de curiosités et d’interactions des internautes et des habitants de L’Haÿ-les-Roses où la poésie permet "d'être soi-même en étant ensemble". »        

                      Brigitte MOYON-DYREK, secrétaire du Verbe Poaimer, éditorialiste de « Jeux d’Epreuves ».

*

 

PRIX JEAN-PIERRE PALISSIER 2016, LETTRES EN 16 VERS

 

1er ex æquo Marc HERNU Le chirurgien et Florent KAMBASU KASULA Cueille ton étoile

 

3e ex æquo : Nicole BARRIERE Vérité

Gérard BOUVIER A un poète inconnu

Jean-Marc CHANEL Belle inconnue

Fatima CHBIBANE Lettre au poète de la terre

Clara DELANGE Aux éditeurs

Grace MUYISA Un départ, un espoir

Clara PAG Tu t’es tu

Virginie TOURNEBIZE Cher petit Prince

Hervé DONJON, prix spécial, hommage à JPP

 

*

                Le chirurgien

  

Imitant Esculape, il m’a dit avant-hier

Il faut t’ouvrir le cœur sinon la vie tu perds

Une histoire de valve, de tuyau, de pression.

Ce n’est quand même pas drôle d’être au bord d’Achéron.

 

Ce qui m’inquiète bien sûr n’est pas le bistouri,

On passe cette nuit… ou on passe la nuit.

Qu’il ouvre ! Ce qui m’inquiète c’est ce qu’il trouvera

Mes histoires très anciennes ne le regardent pas.

 

Amour, passions violentes, sentiments indicibles,

Désir, concupiscence, instincts irrépressibles,

Des rires chargés de larmes, des coups bas, des rancœurs,

Et la violence aussi et l’ennui et la peur.

 

S’il m’ouvre le cœur, c’est toi qu’il trouvera

Et tes bras qui m’appellent ne le regardent pas.

S’il m’ouvre le cœur, j’ai peur que tu t’enfuies

En voyant son regard tout chargé d’agonie.

 

     Marc HERNU à Paris aux Ricochets poétiques le 30 juin 2016.

 

*

    REMERCIEMENTS DE FLORENT KASULA

 

     Je viens de coucher rapidement quelques vers que tu peux améliorer et corriger si possible pour qu'ils traduisent la joie et les sentiments vraiment poétiques d'un prix au sein d'une grande association comme la vôtre. Encore une fois, ce prix m'encourage et me pousse à m'intéresser de plus à plus encore à la poésie même si j'étais déjà pris dans mes réflexions économiques. Par ce message, j'adresse encore mes remerciements à l'association du verbe Poaimer qui accepte volontiers la participation, à titre gratuit, aux poètes de la RDC et plus particulièrement du Nord-Kivu et de Butembo.

     Je remercie aussi le vieil ami de longue date Mathekis Charly qui m'a intéressé à l'association et aux concours et le courage de Laurent qui ne cesse de nous envoyer les différents messages. Un jour, je suis sûr, les rêves des poètes de mon "village" deviendront une réalité et vibreront majestueusement au-delà des portes de nos cases où leurs vers sont enfermés dans des valises de fortune.

     A l'occasion, je te dédie également ce petit poème en acrostiche.

Cordi et poéti. Florent Kasula au début novembre 2016 en RDC.

 

*

     Dédicace à un inconnu

A cet homme qui s’évertue de poaimer par un poème

Les mots qui souhaitent  la vie à l’inconnu du chemin

Ami sans complaisance du livre aux mots nouveaux

Unissons-nous pour le hisser au rang de nos mécènes

Respectons-le tel un auteur, que dis-je, un lecteur avisé

Enfilant la nouvelle et somptueuse ruelle de l’écriture

Née dans les ornières des habitudes littéraires poétiques

Toujours à l’écoute du tortillant écrivain aux oubliettes.

Dédicace inappropriée sapant la dignité de cet ami inconnu

Espérant contre tout espoir d’une éventuelle rencontre

Saurons-nous lui rétribuer les résultats de ses efforts

Voulant d’un monde d’avérés poètes sans frontières

Officiant sans laisse les cultes quotidiens des muses !

Une vérité est quasi-certaine : demain ou après-demain

Xylophones annonceront l’immortalité de nos œuvres.

 

     Florent Kambasu Kasula

 

*

 

Qui aurait cru !

 

Qui aurait cru un jour, qu’au lointain pays d’outre-mer

Un nom serait prononcé dans les halls littéraires

Pour agrémenter le grand rendez-vous des muses

Alors que, dans nos villages, d’inspiration poétique

Nos cases se consument à petits feux des mitraillettes

 

Qui l’aurait cru, et quelques années sont mortes

Qu’un mail amical me présentait un bon jour

Le nom d’une  association aux multiples concours

Dont les thèmes frisent du livre le partage de l’amour

Des poètes aux paroles féeriques et stimulantes

 

Si vos verbes n’aiment que les mots des poèmes

Vos poèmes aimeront alors les mots de vos verbes

Classiques vers de l’écriture et du lire romantique

Rencontre virtuelle et cosmopolite sans aucun clivage

Pour honnir enfin la haine qui partage les peuples.

 

Que vive donc, dans ses concours, le Verbe Poaimer.

 

     Florent Kambasu Kasula

 

*

 

     La palissade Jean-Pierre Palissier

 

Si pour la clôture, d’autres serrent fortement les  perches

Palissier serre agréablement les planches poétiques

Pour que Bernard chasse dans les Roses des Collines

Vers une palissade où se célèbre majestueusement

Aux douces cantates d’amour de Francois pour Annie

L’arrivée prolixe de Charly avec le bonhomme-livre.

Et si, au-delà du terrorisme, ils ravaudent la patrie

C’est puisque Sculpture, Poésie, Photographie unissent

Laurent, Ella, Melik, Angelsen dans le Verbe Poaimer

Pour célébrer la grande solennité des poètes du monde

Association de poésie des poètes sans frontières.

 

     Florent Kambasu Kasula

 

*

PRIX JEAN-PIERRE PALISSIER 2016, LETTRES EN 16 VERS

 

     Cueille ton étoile

 

Cueille ton étoile camarade

Fais-la briller, cueille-la.

N'éteins donc pas ta douce étoile

Aux prises des autres. Cueille-la.

 

Aux milieux de ces vicissitudes

Qu'elle scintille haut. Cueille-la.

Et lorsque la chance nous sourit

Qu'elle danse à tes  côtés. Cueille-la.

 

La vie et sa félicité, une étoile filante

Qui se perd si vite. Cueille-la.

Car, quand s’obscurcissent nos jours

À jamais, ton étoile brillante s’éteindra.

 

Lorsque vous vous croirez solidaires

Seul, chacun cueille son étoile céleste.

Trace-toi donc un arc dans le ciel

Et ton étoile vitale, cueille-la.

 

     Florent KAMBASU KASULA de Butembo en RDC.

 

*

 

Prix spécial Hommage à Jean-Pierre Palissier Verbe Poaimer 2016 :

 

     Lettre à un ami disparu (acrostiche : Jean-Pierre mon ami)

 

Jovial, tu animas pleinement les mots,

Empreinte imaginative, incisive, objective.

Aigle envolé avec, dans ses serres, le bon mot

Narré grâce à l’expérience de ta vie active,

Puis par l’actualité par toi raillée et poétisée,

Intelligible avec tes polissonneries subjectives,

Enchanté de t’écouter avec ta fougue caractérisée.

Relater le « p’tit Rob », quelle belle anthologie

Richement représentée, avec ta gouaille à son

Endroit, comme tu dis « baigné de nostalgie ».

Manier jongleur, chimie, chimio, vélo, chanson,

Offrir pour la postérité ton style détaillé,

Nuancés, tes propos sont criants de vérité,

Argumentés, démonstratifs, bien exprimés.

Mon Ami JPP « Joyeux Provocateur Patenté »,

Idée d’un concours portant ton nom, c’est mérité.

Hervé DONJON

**

 

  PRIX PATRICK RAVEAU 2016 LES SAISONS D’OR

 

     Poèmes de seize vers sur les saisons, juré le poète et romancier Patrick Raveau, poète lyrique et auteur de récits fantastiques.

 

Podium :

1ère Fleur de saisons 96 Sharon DESLIGNÈRES

2e ex æquo avec 95 : D’une faim à l’autre  Gérard BOUVIER

Hymne au Pays d’Auge  Marie-Paule CHARLES

La ronde des saisons  Elizabeth de COURTIVRON

*

     5e : Un an d’amour 93 Clara DELANGE

     6e ex æquo avec 90 : C’est une grande maison en pierre  Madeleine LOISEAU

Les tresses des saisons + Corbeilles de bonheur + Vertiges d’une ronde 3 poèmes de Nadia ESTEBA

S'il n'y avait que  Grace MUYISA

La marchande des 4 saisons et  L’hiver a installé son camaïeu de gris Gérard BOUVIER

 

*

 

     Fleur de saisons, par Sharon DESLIGNERES

 

Au printemps naît la flore :

L’on me verra bientôt,

Petit bourgeon courtaud,    

Paraître, puis éclore.

 

Sur l’herbe qui verdoie,

Écrin de ma beauté,

Quand arrive l’été,

Au soleil je chatoie.

 

Doucement vient l’automne.

Peu à peu je m’en vais :

Mes pétales défaits,

Aux vents, je m’abandonne.

 

L’hiver soudain m’enlace,

Me parant - s’il vous plaît ! -

D’un joli corselet 

De cristaux et de glace.

 
    

*

 

LES SAISONS D’OR 2016

 

         D’une faim à l’autre, par Gérard BOUVIER, de l’Aube

 

Le Printemps avait faim de tout

Papillonnant partout rétif à tout ancrage

Il s’amusait d’un rien jouait avec les nuages

Le Printemps était un peu fou

 

L’Eté avait réponse à tout

La raison d’un ciel bleu la cause des orages

Il était excédé par les enfantillages

Et se targuait de son bagout

 

L’Automne s’imprégnait de tout

D’un sous-bois mordoré d’un vol d’oiseaux sauvages

Un enfant le sortait de leurs sombres présages

L’Automne s’émouvait de tout

 

L’Hiver se remémorait tout

Des mille et un trésors glanés lors du voyage

Qu’il abandonnerait touchant l’autre rivage

L’Hiver était la fin de tout

 

*

 

     Hymne au Pays d’Auge, par Marie-Paule CHARLES

 

Les vents grisants de la mer

Vont glissant caressant

Le long des chemins de terre

Mêlant l’âcreté de l’iode aux parfums du printemps naissant

 

Les toits de chaume des maisons

Pâlis par les caprices de l’été

Parent en la lumineuse saison

Villages et campagne de simple beauté

 

Quelque part un oiseau de liberté ivre

Salue au cœur du bocage la nouvelle année

Perché sur un clocher festonné de givre

Et de dentelles cristallines enrubanné

 

Les feuilles des pommiers voyagent comme des étoiles

Tombent silencieuses comme des pétales

Eclairant de points rouges et de papillons roux la robe gazonnée

Du Pays d’Age quand de l’automne l’heure a sonné

 

*

 

     La ronde des saisons

 

Voir les champs de colzas au loin sur la verdure.

Cueillir les boutons d'or ou bien les pissenlits.

Tels des flocons de neige égayant la nature,

Les fleurs des merisiers tombent sur nos surplis.

 

Passe une forme blanche à raies bleues, se déplace.

Elle s'en va d'un bon pas, ajustant ses nu-pieds,

Dans sa robe estivale, avec son canotier,

Et son blouson Spencer, en dégustant sa glace.

 

En guise de coraux, l’or des feuilles d’Automne,

A l’appel du soleil qui darde ses rayons,

Reluit de rouges ocres ambrés en médaillons

Lumineuses valeurs ! Qui d’un Corot s'étonne ?

 

Ecrasant dans la neige, un pas précautionneux,

Le rare passant va, dans la rue assombrie,

Le nez dans son cache-col, et d'une main meurtrie

Enfonce sa chapka, ses rabats cotonneux.

 

     Elizabeth de COURTIVRON

 

**

 

PRIX ELLA ET ROUBEN MELIK

MEILLEUR ENSEMBLE FRANCOPHONE DU VERBE POAIMER 2016

 

     Cher Laurent, Voici d'un commun accord : Nathalie, moi et Sévane ce qui nous avons aimé, même si le choix était difficile, mais cette année c'est un bon cru ! Merci encore et à bientôt   Séda Melik

 

Podium :

N° 1  Grace MUYISA de Butembo du Nord Kivu en RDC Ensemble I  poèmes que j'ai préférés : Un départ un espoir, S'il n'y avait que, Je sens cette enfance 

N° 2  Gérard BOUVIER de Troyes dans l’Aube, ex professeur d’Histoire à L’Haÿ-les-Roses Ensemble poète A  poèmes que j'ai préférés : A un poète inconnu, la marchande de quatre saisons 

N° 3  Clara DELANGE, d’Île-de-France, Ensemble E poèmes que j'ai préférés :  Ca rime , le Jardin…

                                          *

N° 4  Georgette CHEVALLIER d’Annecy Ensemble C poèmes que j'ai préférés :  Veuvage, Fantaisie ou non

N° 5  Jean-Marc CHANEL d’Île-de-France Ensemble B  poèmes que j'ai préférés : Lettre à une belle inconnue

N° 6  Clara PAG de Paris Ensemble F poèmes que j'ai préférés :  Tu t'es tu, 11 Novembre 1918

N° 7  Willy KAPISA KYAMBA de Butembo du Nord Kivu en RDC Ensemble J  poèmes que j'ai préférés : Acrostiche Ella et Rouben

N° 8  d’Elizabeth de COURTIVRON de Paris Ensemble D  poèmes que j'ai préférés : La ronde de nuit

N° 9  de Virginie TOURNEBIZE de L’Haÿ Ensemble H poèmes que j'ai préférés : Un instant sur la terre

 

*

 

     Questions exclamations : Je sens cette enfance, par Grace MUYISA


Je sens cette douce enfance
Je sens le respect de ma dignité;
Que sais-je de la malignité
Des hommes et leur violence ?

Je me réveille dans un monde clair
Où les hommes ne sont pas retardataires
Je me calme, j'ai une mère
Je présente mes besoins, j'ai un père

Pourquoi puis-je me rendre désoler ?
Pour chercher quelqu'un me consoler ?
Je n'ai pas peur ni terreur
Je vis comme un libre empereur

Je ne vois pas des nuages
Je suis sorti du ventre, une cage
Pour consommer et apprécier l'âge
Laissez-moi devenir sage...

**

     Lettres :   Un départ, un espoir, par Grace MUYISA


Cet enfant petit que je fus
Avec des rêves plus grands
Des pensées remplissant des futs
Etait pour ma jeunesse un écran

Vent qui passait et emportait tout
Epargnait ce petit qui passait partout
Aujourd'hui débout, un jeune de lutte
Courageux, il ne songe pas à sa chute

Il tient fort, il avance
De la force il amasse
A sa suite il ne fait pas des clochettes
Même s'il peut faire parler la muette

Brave homme avec une vision
Toujours à la recherche de sa mission
Là où il part, quoi qu'obscur et inconnu
Il dira rempli d'espoir qu'il a vaincu

**

 

     Plus qu'heureux du joli jour venu pour moi,  mon cœur bouge comme celui
du roi au moins par seconde trois fois...

 

     Que puis-je offrir au jury? par Grace MUYISA

Que puis-je offrir au jury,
Qui séparé de moi comme le Mont Fleury,
Me surprend positivement
Avec un "très joli message" pur calmant ?

S'il était à Butembo
Je lui rendrais un arbre Muthembo
S'il n'était pas éloigné
Jusqu'au "lit de Rouben", je l'aurais accompagné

Que puis-je offrir au jury ?
Les livres qui parent ma chambre ?
Ou la photo de ma sœur Merry ?
Ô, soleil, qu'est-ce qui me fait l'ombre !

Avec un cœur qui bouilli de joie, d'un seul pas
Assoupli et sans souci
J'avance simplement avec un "merci"
Au jury, aussi lourd et d'or pesant !

**

 

POEMES DE COLLEGIENS

ET DE MOINS DE 18 ANS

 

 

     6e en 2016

du collège Sainte-Elisabeth à Paris

 

Jurée  : la poète Céline ESCOUTELOUP

 

     NOTES SUR 100

 

Podium :

1er Lenny E L B 6e3 78

2e ex aequo  avec 75 points  Justine K. 6e2 75 et Julie P 6e3 75

 

4e Alva B. 6e3 72

5e Pierre S-P 6e 70

6e ex æquo avec 68 points : Gaëtane A 6e3 et Téya K. 6e2

8e ex aequo avec 67 points :  Josquin C 6e 3, Clémentine S.  6e 3 67

10e ex aequo  avec 65 points :  Estelle B. 6e3, Xavier G. 6e 2, Louis P.

13e Emily M. 6e2

14e ex aequo     Juliana T. 6e3, Arthur D, Angèle, prix spécial humour Louise M. 6e2.

 

*

 

POEME DE 6e

 

Ce matin, j’eus mon premier cours de dessin

Je regardai la salle d’un regard assassin

Il fallait exaucer le vœu de ma feuille

Elle voulait avoir un œil !

Alors j’ai réfléchi longtemps

J’étais super lent.

Ensuite la sonnerie retentit

C’était la récréation et on s’amusa

On joua et on blablata

C’était l’heure de la technologie

On devait écrire une petite leçon

Je devais inventer ma première signature

Ce que c’était dur

Ensuite on eut Français

Non, on a eu Anglais

Bref, et puis on déjeuna et on a ri

 

     Lenny E L B 6e3

 

*

 

POEMES DE 6e

 

Je partis de chez moi zen, pour l’école.

Dehors, le vent soufflait légèrement dans mes cheveux.

Arrivant en classe, je pris place et travaillai.

Le son mélodieux de la cloche retentit.

Enfin la récréation, nous pouvons jouer.

Dans la cour toutes les leçons s’envolent dans le vent .

Tout le monde rit et s’amuse.

La cloche retentit, nous remontons en classe.

Le cours d’anglais est très intéressant.

Là nous sommes en train d’apprendre la famille.

L’anglais, c’est amusant et on rigole beaucoup.

En anglais, tout le monde travaille ensemble.

C’est la sortie, les cours sont finis.

Je repars aussi zen que je suis arrivée.

En arrivant chez moi je me mets à mes devoirs.

Mon petit frère arriva, je le pris dans mes bras.

 

     Justine K. 6e2

 

*

 

     Ma journée à l’école

 

En technologie ça passe vite,

En pastorale je participe,

En français les mots dansent dans ma tête,

Et puis en maths, tout est bien ordonné,

 

A l'école c'est tout le temps magique;

Comme si chaque jour je découvrais,

Un nouveau rêve, peut-être même tragique,

Quelle vie, quelle curiosité, quel plaisir !

 

Chaque jour c’est une nouvelle voie;

Un nouveau chemin rempli de joie,

Un monde merveilleux, vous imaginez ça !!!

Quelle vie stupéfiante, non, vous ne trouvez pas !

 

Après réflexion j'aime l'école,

Tout mon primaire j’ai rêvé

D’être au collège, il ne faut pas

Que je gâche tout ça !!!

 

      Julie P 6e3

 

**

 

SEIZAINS DE 5e

 

Jurée  : Eglantine Lahey,

professeure d’anglais, appréciant la poésie

 

Podium :

1ers ex æquo :

96 Laura M. 5e3

96 Hadrien C. 5e 3

 

3e ex æquo :

93 Matthieu S.

93 Gautier C, 5e3

 

5e : 86 Arthur B. 5e3

6e : 83 Clara L., 5e3

7e : 80 Matthieu F. 5e3

8e : 76 Albane F. 5e3

9e : 76 Gary H 5e.

10e : 73 Emilie C. 5e3

11e : 70 Edouard, Imane, Julia

14e : 66 Naomi

                                         NOTES SUR 100

 *

  POEMES DE 5e du collège Sainte-Elisabeth à Paris

 

     L’automne

 

Pourquoi la vie en est ainsi,

Les feuilles meurent puis tombent,

Peu à peu, le temps se refroidit,

Au fil du temps, le ciel devient sombre.

Les petits écoliers ramassent les châtaignes,

Comme leurs professeurs le leur demandent.

Partout il fait froid même à Vienne.

Par-dessus tout, on voudrait qu’on nous la rende,

Cette douce chaleur éternelle

Qui réchauffe la peau ainsi que les cœurs.

Nous n’entendons même plus siffloter les merles,

Plus personne ne rigole, pas même ma sœur.

Même s’il revient tous les ans,

C’est avec mélancolie que nous l’accueillons,

Mais gardons notre sang-froid,

Il n’est là que pour nous préparer à l’hiver !

 

     Note sur 100 : 96 Laura M. 5e3

 

*

 

Je me réveillais ce jeudi bien content

Mais je disais : « Quel mauvais temps ! »

Nuage, brume recouvraient ce ciel parfait,

Qui nous faisait mal aux yeux tellement il brillait.

 

Alors dans la belle récréation,

Quand j’étais en train de bouder en pleurant

La professeur d’ SVT m’a dit : « ATTENTION !

La chute d’un marron pourra t’assommer ».

 

Puis je lui dis : « Expliquez-moi ce qui se passe »

« C’est un équinoxe d’automne, les oiseaux migrent,

Le jour et la nuit, le temps lentement passe.

Et les feuilles mortes qui s’entassent. »

 

Puis le sombre ciel devient les ténèbres

Et la pluie qui mouille les trottoirs.

Le ciel ne se couchera pas tard,

Et les ciels des autres saisons partent.

         Note sur 100 :  96 Hadrien C. 5e 3

 

*

 

POEMES DE 5e

 

               Les saisons

 

Le 22 septembre c’est l’équinoxe d’automne

L’automne, une belle saison aussi belle que le printemps

Mais il n’y a pas d’escapade pour sortir de l’automne

Aujourd’hui c’est l’automne oh l’automne

Quand est l’automne, mon bel automne

Mais aujourd’hui c’est l’automne de mes amours

Les feuilles qui tombent, on peut se  réchauffer auprès du feu

Aujourd’hui c’est l’automne mais hier c’était l’été

Les oiseaux partent mais où ?

Là où il y a l’été, ils n’aiment pas l’automne

Pourquoi c’est bien mieux que l’été

Non c’est différent, tu sais tout est différent

L’automne, l’été, l’hiver et le printemps, tout est différent !

Une belle année s’annonce

Oh oui quel beau discours, que de belle saisons

Moi, j’aimais voir adorer les équinoxes, oh oui !

 

     Note sur 100 : 93        Matthieu S.

 

*

 

C’est la fin de cette journée.

Déjà la nuit commence à tomber.

Le ciel nuageux s’ouvre,

Pour que l’on puisse voir,

Une toute dernière fois,

Un rayon de soleil.

Il commence à pleuvoir,

Les rues sont très sombres,

Au loin je distingue une ombre.

C’est l’équinoxe aujourd’hui,

Les nuits sont plus longues et les jours plus courts.

Je rentre chez moi sous la pluie,

Je glisse sur le trottoir mouillé.

Mon parapluie s’est envolé.

Il se fait tard, je dois rentrer,

Sinon ma mère va s’inquiéter.

 

     Note sur 100 : 93 Gautier C, 5e3

 

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  SEIZAINS DE LYCEENS

ET ETUDIANTS DE MOINS DE 18 ANS

 

Jurés, les poètes  :

Céline ESCOUTELOUP + Patrick RAVEAU

 

                            NOTES SUR 100

1ere avec deux poèmes, dont :

 

     Partition

 

Dans le flanc des masures où s’attable l’ennui,

Dans les herbes mourantes endormies sous l’azur,

Dans tout ce qui s’apprend, dans tout ce qui perdure,

Qui est parti ?

 

Dans le chant étonnant que lance un coucou gris,

Dans la pierre éblouie par les chemins des orgues,

Dans l’aube inachevée qui descend sur la Sorgue,

Qui est parti ?

 

Dans les fenêtres nues éludées par l’envie,

Dans le lit déchiré des rivières et des glas,

Dans l’amour, dans la rose et dans le réséda,

Qui est parti ?

 

Dans l’ardeur et dans l’eau, dans les corps démolis,

Dans le cœur des poètes, et celui des tyrans,

Dans l’aubade à la vie, dans l’hymne pour l’enfant,

Qui est parti ?

 

86+85  171      Emma LANGLOIS 17 ans, Savoie puis Paris.

 

*

 

LYCEENNE

 

2e

Lettre à Aimée Césaire

Carnet d’un voyage libre au pays du labeur

 

Dans ton manifeste, audacieux Aimé tu as rendu sa dignité à l’humanité

Car là où l’égaré, le misérable voyait un sous-homme, tu distinguais une existence à sauver.

Considère zélé ensorceleur, hardi poète de l’exubérance et de la vie perdue,

Que je t’honore pour avoir fait revivre le passé et fait naître un nouvel individu.

Mais cesse à présent de t’émerveiller devant l’œuvre de l’humanité

Car je t’affirme, Papa Césaire, que son péché n’a pu la sauver.

Ô ne t’en fais pas si je te tutoie comme une femme perdue

Car c’est par une démarche plus spontanée qu’hermétique que je me détourne de l’individu

Pour crier ma révolte au Génie, au Disciple du Démiurge, à César.

 

Ce ne sont point des parfums antillais, des réminiscences heureuses que je te prie de m’envoyer

Mais la force d’élever ma faible voix, de tourner mon cœur sclérosé vers l’humble,

De brandir ma plume comme une épée pour exhorter les Grands à lutter contre le travail des enfants.

Oui ! Transmets-moi ta fougue, la violence du lexique qu’en guise de présent tu envoyas

Aux Martiniquais noirs pour les arracher à leur soumission, à leur constante humilité.

« Debout et libre » je veux transgresser normes et valeurs en prophète des tout-petits enfants.

J’ai trop souffert pour ne pas  hurler. Ah, je crois suffoquer ! Ma verve étouffe dans ce monde ténébreux.

Je sais cette prosopopée vaine, bel empereur lettré, mais invite le quidam à saisir le miroir que je lui tends.

 

82+80   162 points,  Maÿlis B. 16 ans, Paris, ex élève de 6e à Sainte-Elisabeth.

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     D'autres poèmes viendront compléter

ce palmarès pour le bonheur de leur lecture.

                                                                                                Cordipoeti au 6 novembre 2016.