Association du Verbe Poaimer

20 septembre 2018

Amis de Bernard Chasse avec Verbe Poaimer Concert vendredi 28 septembre 2018 L'HaÿlesRoses au Moulin "Poètes L'Haÿssiens"

     

Vendredi 28 septembre 2018 à 20h30 :

     Philippe Daverat chante les poètes L’Haÿssiens, dont des poètes du Verbe Poaimer !

avec Michel Geoffroy au piano. Moulin de la Bièvre, 73 Avenue Larroumès L’Haÿ-les-Roses, 10 e - versés aux « Les Amis de Bernard Chasse ». Proche RER B de Bourg-la-Reine.

    Les poètes L'Haÿssiens ne sont pas de l'île Lhaÿti,

mais de la ville L'Haÿ-les-Roses, à quelques encablures de Porte d'Orléans ou de Porte d'Italie.

     Philippe, accompagné d'un pianiste talentueux, chantera le grand Bernard Chasse de L'Haÿ, mais aussi d'outre Bièvre, Jean Fauré, le poète qui composa, à notre prime initiative de 1995, des dizaines de fables rien qu'à la lettre C des personnages ! Et qui ? et qui ? venez y voir et écouter !

    

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Novembre 2018.

L’Haÿ-en-Livres, participation du Verbe Poaimer, les samedis 10 et 17 novembre après-midi,

bibliothèque George Sand !,

précisions ultérieures.

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     VOS POÈMES -  QUI SAIT - SELON CALENDRIER  automne 2018

     Amis des mots et de l’écriture à bons rythmes !

 Voici quelques propositions de poèmes à écrire avec différents thèmes et formes :

     Jusqu’au 31 octobre 2018 trois incitations à l’écriture ont leur délai avec le règlement complet à demander à avpoaimer@yahoo.fr ou  monsieurdyrek@yahoo.fr  :

     *Le Panthéon Universel de Poésie, Johanne Hauber-Bieth à la baguette et Thierry Sajat en éditeur, attend pour leur prochaine anthologie des poèmes sur le thème de la gratitude ou de la reconnaissance, comportant l’un des deux termes (mais pas les deux).

    *Des poèmes de 15 à 20 vers pour les concours du Verbe Poaimer, avec notamment les thèmes d’un lieu (un moyen de transport, un lieu de vacances ou d’apprentissage, un banc, un balcon, un pont, un parc, une ville…), de noms de roses commençant par une cnsonne comme Deschamps ou Soleil d'or ! ou d’une image (image fixe : un poème sur un tableau à citer… ou image animée : un poème sur un film à citer…) et du Bateau-Ville (poésie ou prose ! : poème, conte, nouvelle…).

     *Un poème sur le thème du loup : par exemples un « louchrostiche » ou un « callougramme » (formes précisées ultérieurement) ! Le Verbe Poaimer participera à L’Haÿ-en-livres consacré en novembre 2018 au loup et à la peur.

     Un thème parviendra-t-il à résonner en vous par rimes, rythmes, strophes,  images, récit, portrait, vers réguliers, vers libres, harmonie, parole, chant ?

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Le 9 septembre nous poaimions au grand gymnase ! :

"Ô Lou le ciel est pur aujourd'hui comme une onde" - Apollinaire !

Dimanche 9 septembre 2018 :

     Fête des Sports, de la Culture et des Loisirs,

10h-17h, Tennis couverts, 42 avenue du Général de Gaulle L’Haÿ-les-Roses

(stationnement possible sur le parking de Carrefour) Stand du Verbe Poaimer,

documents communiqués concernant la poésie.

     De 15h30 à 15h50 sur la scène extérieurelecture de poèmes d’Apollinaire ou de poèmes sur Apollinaire par Le Verbe Poaimer et chansons françaises par Philippe Daverat.

     Auditeurs souhaités ! Si vous voulez nous aider à la tenue du stand ou lire, contacter en amont Brigitte et Laurent !

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Jusqu’au 31 août 2018 il y avait :

     *Antoine Houlou-Garcia, poète, linguiste, mathématicien,  nous avait informés au début juillet du lancement du concours de fables qu’il organise avec le site « La vie des Classiques ». Vous pourrez y chercher résultats et poèmes...

     Laurent Desvoux-D’Yrek au 18.10.18. Voir Le Blog de Monsieur Dyrek, Le Blog du Verbe Poaimer, le compte Facebook du Verbe Poaimer, Le site de La Vie des Classiques, le site d’Europoésie, des Editions Thierry Sajat et plein d’autres sites et blogs qui font vivre aussi la poésie. Brigitte et Laurent avpoaimer@yahoo.fr

     

affiche Ecriture

Que proposions-nous pour le Jeudi 23 aout 2018 après-midi ?

     Roseraie de L’Haÿ-les-Roses. Balade parmi les roses au jour de la Sainte Rose ce jeudi 23 août vers la fin de l'été pour se laisser inspirer par le lieu magique, avec des parfums et des poèmes en tête ! Nous retrouver des 15 h dans le jardin fleuri près de la Rose Deschamps – entre l’accueil et le théâtre de verdure - et d'autres noms de roses consonantiques avant de prendre un vers vert, un verre au Pavillon Normand à 16h30 !


12 août 2018

Libérons immédiatement Apollinaire ! Pétition lancée par Laurent 3D55

 

     Pétition : LIBÉRONS IMMÉDIATEMENT APOLLINAIRE !

 

     Admirateur de l’œuvre comme de son regard sur le monde, un regard qui féconde tout l’avenir des 20e au 40e siècles, je lance aujourd’hui une pétition pour faire sortir le poète Guillaume Apollinaire de prison. Il est inadmissible dans une république de droit qu’un écrivain et ami des arts soit inquiété et incarcéré pour une affaire au mépris total de la présomption d’innocence et de la liberté d’expression, tout tient à un malentendu qui sera vite dissipé si on le laisse s’expliquer sans pression et si on se décide à faire avancer véritablement l’affaire en s’attaquant vraiment à qui mena ce malheureux forfait. L’Histoire et la Justice verront bien qu’il s’agit du contraire de l’art, puisqu’un Nationalisme revanchard a seul conduit un cambrioleur loin très loin d’une fantaisie de moustaches ou de calligrammes à fontaines poétiques.

    J’aurais volontiers demandé que le livre pourtant excellemment écrit et composé de Franck Balandier soit soumis à la censure : son Apo - à la suite ou façon d’un Raphaël Jerusalmy mettant en scène avec Les obus jouaient à pigeon vole le poète sur le front en mars 1916 sous son surnom de bateau-ivre Cointreau-whisky - a osé présenter les faits sous un jour falsifié et imputer le vol de la Joconde à deux compères braques, dont Guillaume, et on y est, on est à sa place, dans les couloirs et la nuit du musée par cet été onze et de fil en aiguille cela fait admettre la culpabilité de mon client, euh du grand poète, dont je vous dis qu’il n’a rien à voir avec cette histoire de vol d’un tableau du Seizième, quoi Auteuil, c’est dans le Seizième ? Je vous parle du siècle… Vous savez bien, vous savez tous, que notre Apollinaire est passionné d’art primitif ou d’art contemporain ou d’art à venir et nullement entiché des beautés d’une Renaissance dont il n’a que faire. Des statuettes africaines, oui, des toiles de Braque et Picasso pour ses murs cubistes, oui, mais le sourire de Mona Lisa, non, ce n’est pas sérieux, ce serait comme supposer qu’André Malraux a fait du trafic d’œuvres d’art dans sa jeunesse avant d’être ministre de la Culture.

Apo et Obus

     Finalement en lisant plus avant le « roman » de notre impertinent F.B., je m’aperçois qu’il œuvre par sa construction narrative élaborée d’une intelligence de chat à retomber sur ses pattes et que mon motif de censure s’évapore. Autre signe d’intelligence ou de précaution quand il nous engage d’emblée à « démêler le vrai du faux ». Je suis sensible aussi à votre argument de défense complète de la liberté d’expression littéraire et artistique. N’est-ce pas cependant de sa part une provocation alors que notre monde moderne et très précisément de la dernière contemporanéité souffre de la multiplication des « fake news » et que la dernière salubrité publique est la vérification des faits en chasse indispensable pour l’établissement de la vérité, en supposant que le déterminant défini singulier soit le plus approprié. Hasard ou pas, vent qui arrivait ? j’ai composé naguère deux tomes très autobiographiques pour les Ailes des Châteaux où je jouais d’hypothèses fictives et parallèles sur ma vie où le lecteur pouvait opter ou pas pour la réalité d’une vie, mais deux autres tomes sont venus où je m’éloigne de mes petits secrets pour concevoir des fictions qui n’ajoutent pas des voiles de complexité aux personnes réelles du présent ou du passé.

          « Pour l’essentiel, l’homme est ce qu’il cache : un misérable petit tas de secrets. », disait l’auteur des Noyers de l’Altenburg pendant la Seconde Guerre Mondiale, le Malraux déjà invoqué. Monsieur Balandier, lorsque de chapitre en chapitre, de Zone en Zone, vous convoquez tout un tas de ces observations corporelles indiscrètes fictives ou supposées, en lien avec une sexualité qui affleure et se justifie d’écrits érotiques du poète, c’est cru dites eh, est-ce que vous avez le désir d’une vérité sensorielle de l’explication et du dépliement d’une existence ? Est-ce que vous n’aplatissez pas la dimension créative, créatrice, qui fait l’unicité de l’apport d’un tel géant des Lettres et des Arts, en le rabattant sur la somme des données d’un corps dans le monde à un moment livré, sur une « zone » de quelques centimètres de chair et de peau ? Du reste, votre collègue Jerusalmy n’aplatit-il pas aussi la silhouette immense de Guillaume en le faisant vivre en prose et prosaïsmes d’un journal de bord, comme sous nos yeux et comme avec nos yeux, et avec les yeux de qui fit les lettres et poèmes à Lou, enamouré de sa Lou, des obus et des étoiles ? « Et si APO n’était qu’un prétexte, Gilda, pour parler des autres ? » demandez-vous, confiez-vous, Franck, mais alors qui sont ces autres ? Est-ce vous-même, est-ce votre lectrice, est-ce Gilda, est-ce Mona, vos lecteurs, vos contemporains, tous les êtres et fantômes que vous avez croisés dans votre vie et que vous apostrophez pour les mettre debout devant vous et construire avec les morceaux d’un qui fut il y a cent ans la tour qui vous constituera ? le château qui nous constitue ? Le labyrinthe ou la pyramide qui nous trouve et nous perd.

   D’où vient ce sentiment, mon sentiment que vous nous priviez de la version même d’Apollinaire sur sa guerre, sur ses années qui ne furent que de jeunesse hâtée ? alors que l’écrivain nous en donna la version qu’il voulut nous donner à la hauteur de son regard sur ses amours et sur la guerre, avec les flamboiements et les retombées qu’il a choisi d’éclairer ou de laisser dans l’ombre ? ou que vous nous priviez de notre version d’imaginer en tant que lecteur des textes parcelles de Guillaume l’entièreté de sa vie d’homme, de soldat, de poète, d’amoureux ? Hypokrites auteur mon frère qui semblant fais de ne savoir que je te suis. Puis-je me résigner en admettant que « La mystification est éminemment créatrice. », que « Tout aventurier est né d’un mythomane. » ou pour le dire en dix mots : « Ce n’était ni vrai ni faux, c’était vécu. », toujours avec celui qui traquait l’humaine condition dans fabulations, affabulations et sens du sacré, à résumer en les deux termes du « mentir vrai » d’un certain Louis A. Avec l’obscure clarté de l’oxymore pour forcer la porte de la vérité complexe d’hume ondes. Est-ce que je dois remettre en cause ma vision des poètes et de la poésie, de considérer encore et toujours que tout acte poétique est un regard levé vers le ciel, porte une élévation, une sublimation, une transcendance ? Est-ce qu’il n’y aurait pas à entrevoir la possibilité de coexistence des deux moitiés de l’art, le tas et le Tout, les bas et le haut ? les deux postulations comme dirait Charlie ?

    Si je maintiens ma volonté de lancer une pétition pour faire libérer Apollinaire ? Si. J’entends bien ce que vous me dites que je cède là à une mode de faire appel sur tous les sujets au remuement et à l’agitation des réseaux sociaux, j’entends bien quand vous remarquez qu’il est absurde et même idiot de demander la libération de quelqu’un qui fut retenu quelques jours seulement et il y a plus de cent ans et dont l’innocence a été reconnue comme un fait acquis de la Justice comme de la Littérature. J’entends quand on y pressent une manière communicationnelle moderne et ludique de mettre en avant des écrits commémoratifs ou comme commémoratifs comme votre Apo ou mon Galop bleu de la beauté. J’entends tout cela, mais il tient du miracle, ou du sortilège de toute narration, et en particulier quand elle est réussie comme la vôtre de nous faire entrer dans les problématiques vôtres et de nous mettre martel et Apo en tête, votre Apo, un Apo d’Apocope ou d’Apocalypse, de figure de style où vous faites entrer une manière de vie et d’illusion de vie qui nous met le doute les doutes en nos esprits embrumés, prenons garde de n’attraper nous aussi cette grippe qui mit fin à plus de poètes et de soldats que la guerre elle-même… Je vous demande, vous Franck, vous Gilda, vous Mona, vous Michel et Abdellah mes voisins de café, vous Wilhelm, vous Louise, et vous et toi, de signer et de faire signer cette pétition pour la libération immédiate et inconditionnelle du poète Apollinaire.

     (Chacun peut-être a son Apo, - comme l’Apo apothicaire à la recherche de bonheur par Régine Detambel - son Apol, son Harpo, son Harpol, son Apollinaire. J’en ai pas plus étrange qu’un autre fait d’ombres, de nombres et de couleurs. O ces belles bleues belles rouges dans le ciel. Lire sous les différentes couches de chaux la date cellulaire de Guillaume 11.09.11 puis sa date tombale 09.11.18. Hier par Saint-Laurent et nuit d’étoiles filantes, le 10.08.18, alors que l’ami Pascalou jouait à Cachan ses harmoniques sur une scène vespérale, on me fit voir un graffiti « Louis 1905 » au début de l’escalier descendant vers la cave aux bouteilles millésimées, 1905 ? n’est-ce pas la date de la fameuse loi de laïcité en lieu avec le dénommé Aristide au nom de la longue avenue ? Louis ne serait-ce pas un pseudonyme de Guillaume l’amoureux de Lou ? N’est-ce pas ce Louis qui fit romans, poésie, chansons du Paysan de Paris à L’Affiche Rouge au Roman inach… ? Mon esprit commençait à s’échauffer, je l’avoue, comme au temps de ma jeunesse où m’était venu le projet d’écrire la vie du neveu de Joachim, trop tôt disparu ayant envoyé sans réponses ni répons tous ses poèmes épistolaires à son oncle Renaissant... Mais voilà que notre hôte nous annonce son projet de créer l’information que les hommes du Général Leclerc arrêtèrent un moment leurs chars devant le divin troquet… avant de repartir glorieux pour la lumière de la Porte d’Orléans et de Paris libierré, libéré. L’hôte affable, langage soutenu et jeu de mots, m’arrêta de suite lorsque je sortis le mot Phèkniouz d’avertissement, là c’est pour sourire ou pour rire, on voit manifestement la dimension humoristique. Pauvres de nous, que faisons-nous avec ces tonnes de récits humoristiques, tragiques, romantiques, absurdes, néo-réalistes, chaque jour s’ajoutant aux récits ajoutés vers après vers, ligne après ligne, de page ou de front, anecdotes, épopées, légendes de siècles ou livres d’heures ?...)

 

     Laurent 3D55 Texte y356 écrit dans un petit café de L’Haÿ-les-Roses le 11.08.18. Peaufiné adomicile le soir même.

 

26 juillet 2018

Moments d'anthologies ! Appel à Poèmes réguliers ou libres : lieux, roses, images / Textes Bateau-Ville Verbe Poaimer été 2018

APPEL A POEMES ET PROSES !

    L'été dix-huit, c'est des moments d'anthologies ! Vous trouverez ci-après le règlement de nos concours du Verbe Poaimer de poésie et de prose pour des poèmes sur des lieux, des roses ou des images et des textes sur le Bateau-Ville. Délai prolongé au 31 octobre 2018. Vous trouverez aussi des Poèmes pour typo et plaisir de lecture, notamment quelques-uns des poèmes primés en 2017. Et une liste de noms de roses commençant par une consonne pour inspirer votre poème ! ou votre visite à la Roseraie de L'Haÿ ! Sachez qu'il y existe une rose Deschamps...depuis 1877 ! Notre but essentiel est d'obtenir de beaux textes pour nos anthologies qui nous importent et nous emportent !

     Cordipo et artisti et récits. Laurent 3D55 président du Verbe Poaimer

                          2018 POEMES ESTRAMBOTS et POEMES ET RECITS BATEAU-VILLE

     LE VERBE POAIMER, association à but non lucratif de création poétique (1991), membre de la MAC (1995)

On peut participer à nos propositions d’écriture de 2 façons :

     - En nous envoyant, sans frais, des poèmes ou des proses qui pourront être intégrés dans nos anthologies futures ou dans la revue (adhérer à notre association avec 10 € nous permet de poursuivre les activités poétiques et on peut se procurer nos livres).

     - En participant à nos concours d'écriture avec 10 € pour l’ensemble des catégories. Lots : 800 € + œuvres photographiques + places restaurant + livres - et possibilité que les textes soient retenus pour nos productions. 

 Concours francophone d'écriture

jusqu’au 31 octobre 2018

     POEMES SUR LES LIEUX, LES ROSES, LES IMAGES !

                    ESTRAMBOTS DE L’AN 2, ces sonnets prolongés

       Concours de poésie du Verbe Poaimer, poèmes sur les lieux, les roses, les images, de 15 à 20 vers réguliers ou libres, par exemples comportant trois quatrains et deux tercets ou deux quatrains, trois tercets et un vers. Trois prix de poésie. Catégories jeunes et adultes. Nombreuses récompenses, dont 200 €, des photographies certifiées de l’artiste Maya Angelsen et une table pour 2 au Pavillon Normand !

     Les LIEUX : Le prix Bernard Chasse, concernant un lieu  - pont, jardin, colline, vallée, plage, cafés, transport, banc, balcon, ville de cœur, planète... etc.

     Les ROSES : Le prix Ella et Rouben Melik, intégrant au moins 4 noms de roses de la Roseraie de L’Haÿ commençant par une consonne, à mettre en italique, comme : Belle aurore, Colibri, Danse du Feu, Fée des neiges, Grand Siècle, Harmonie, Jeunesse éternelle, Korrigan, La Fontaine aux perles, Roseraie de L’Haÿ... (Autres noms : allées de la Roseraie et site de la Roseraie du Val-de-Marne et ci-après...), prix de 100 offert par la famille Melik cf le site « Les Amis du poète Rouben Melik » où l’on peut lire des strophes de Rouben sur la rose.

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     Les IMAGES : Le prix « Charly Mathekis et les poètes de Butembo » concernant un poème portant sur une image fixe ou animée (tableau, photo, film...). Toile de Delacroix, photo de Doisneau, film de Méliès ? à votre guise…

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POEMES ET PROSES DU BATEAU-VILLE : CONTES, NOUVELLES...

     2 grands prix de L'Haÿ-les-Roses pour adultes, l’un de prose, l'autre de poésie.

     Prix de poésie « Brigitte et Laurent du Bateau-Ville » Poèmes du Bateau-Ville : de 14 à 20 vers. Un grand prix de 150 €, le second 100€, le 3e 50€ pour la poésie.

     Prix de prose « Annie et François du Bateau-Ville » Proses du Bateau-Ville : 20 lignes ou plus, conte, nouvelle, poème en prose…  Un grand prix de 150 €, le second 100€, le 3e 50€ pour la prose.

     « Bateau-Ville » : Total de prix de 600 € avec le soutien financier de la ville. Le livre Des Chiffons…, initié par le Verbe Poaimer, est à compter dans le lot pour chaque prix. Le jury sera formé d'auteurs et d’amis des mots à L'Haÿ-les-Roses.

     Voir aussi l'avancée de l'enquête : Qui a créé le B-V ? la maquette géante du Bateau-Ville, la sculpture en bois ? (ce n’est pas une devinette !) Compte Facebook L’Haÿ-Culture + Blog du Verbe Poaimer + Page Facebook du Verbe Poaimer + Site de la ville L’Haÿ-les-Roses

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     Poèmes et proses à envoyer dans un même fichier à avpoaimer@yahoo.fr jusqu’au 10 octobre, Arial 14, style « sans interligne », prénom + nom après chaque poème (anonymat assuré après réception pour l’envoi au jury). Les mineurs participent à titre gratuit, les jeunes récompensés recevront coupes et livres. Parution des meilleurs textes. Voir compte Facebook Verbe Poaimer + Le blog du Verbe Poaimer (avec modèle de présentation des textes) + Blog de Monsieur Dyrek ou demander infos à Brigitte et Laurent avpoaimer@yahoo.fr

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     Remise des prix du Verbe Poaimer à L'Haÿ-les-Roses.

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Publication 2018 aux Editions Unicité :

    Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques,

Tome 1, 308 pages, 6 pages couleurs photos, poèmes de collégiens depuis l’an 2000 et de 56 poètes « Ardents dits »,

    Préface d’Alain Borer, Président du Printemps des Poètes, présentation par Laurent Desvoux-D’Yrek

 18 € (14€ l’exemplaire pour les auteurs cités, auprès de l’association)

    Règlement espèces ou chèque libellé au nom :

     Verbe Poaimer - M.A.C.  Moulin de la Bièvre

     73 avenue Larroumès 94 240 L’HAŸ-LES-ROSES

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LE VERBE POAIMER 2018        COTISATION/CONCOURS/LIVRE(S)

Nom M Mme :……………………… Prénom :………………….…

Pseudonyme (éventuel) :……….............................

Tel et mail :……………………………………………………………………....

Adresse :…………………………………………………………………………..

    Cocher :  Membre actif (infos/incitations à l’écriture par mails + revue Jeux d'Epreuves, pdf) ou membre par concours 10 € ⧠

OU Bienfaiteur 50 € ⧠     OU Donateur 100 € ⧠

    Commande : Anthologie 2018 parue Des Chiffons de Javel... 18 € ⧠

    Sonnets de la Colline et quinzains de l’an XV (10 €) ⧠

    Participation aux frais postaux par exemplaire 2 € ⧠

Montant total :         ….…………. espèces… chèque... (entourer svp)

 

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        POÈMES pour typo et plaisir de lecture

 

      Pour la présentation typographique des textes et le plaisir de lire des poèmes, voici quelques uns des poèmes primés à nos concours l’an 1 des estrambots :
     en Arial 14, style « sans interligne », prénom + nom en lettres capitales après chaque poème

 

      1er prix POÈMES EXCLAMATIFS ET INTERROGATIFS Charly Mathekis 2017.


     Les Africains

 

Entendez-vous fuser leurs rires en clairons,

Qui savent nous surprendre en passant dans la foule,

Nous détendre en osmose à leur air qui défoule,

Étoile de l'espoir, lorsque nous chavirons ?

 

Par l'éclat du sourire, attirés, nous irons

Nous attardant sans but, vers ce que le pas foule.

Au rythme du roulis qui assaille et refoule,

L'âme se met d'aplomb. Puis nous nous retirons.

 

Leurs belles et graves voix prennent jusqu'aux entrailles !

Leur entrain colossal égaierait  … des murailles :

- Sans moral aujourd’hui  ??? … ça ira mieux demain !

 

Voilà que chaque jour deviendrait une fête !

A leur joie en cascade, aux signes de la main,

Entrons dans cette danse évinçant la défaite !

 

- Qui veut, Monsieur-dame une fleur de jasmin ?

Laissons-nous entraîner, soumettre au diapason.

Grâce à ces jolis-cœurs, ré-ouvrons l’horizon !

 

     Elizabeth de COURTIVRON A Paris le 30.03.2017.

 

**             1er prix Bernard Chasse PONTS DU MONDE 2017.

 

      2e poème de la laisse de 15 textes !

 

Celui-là qu’est-ce qu’on va en faire ?

Car dame Seine ayant la flemme

De varier son itinéraire

Sur moi retombent tous les problèmes.

 

Ou s’il avait changé de place

Et que dessous coule le Rhône

Ou le Rhin ou même la Garonne

Là je pourrais sauver la face.

 

Mais non poète, rien n’a changé

Et le terrain est bien miné

Depuis ton joli boniment.

 

De tes amours on s’en souvient

Qui coulaient là obstinément

Tes joies tes peines et le tintouin.

 

Tout est dit maintenant c’est trop

Rien ne vient ni rime ni mot

Pour parler du pont Mirabeau.

 

     Marc HERNU

 

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          PRIX PATRICK RAVEAU 2017

POÈMES DES NOMS DES ROSES VOCALIQUES

 (noms de roses en italique svp)

       1er prix Patrick Raveau 2017 :

 

      Voyelles - Alléluia et autres roses

 

Elle brille sous sa résille

Et la soie perlée du petit matin

Timide Alléluia dans un coin du jardin

Où s’éveillent les jeunes filles

 

Elle s’étire ensuite, s’humecte les papilles

Se dresse vers le ciel en lui tendant les mains

Et enlace telle une vrille

L’Espoir qu’elle presse sur son sein

 

Puis s’étant fardé le visage

Et mis du rouge sur ses joues

Telle une Impératrice accessible aux hommages

 

Elle voit s’approcher son cortège d’époux

Sans perdre de vue Blanche Unique

Dont l’excède l’excès d’atouts

 

Ni son amie Ombre Superbe

Qu’elle suit d’un regard jaloux

Pour elles aiguisant des épines acerbes

 

                                                   Gérard BOUVIER

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     2018 LES ROSES CONSONANTIQUES !

 

Et en 2018 un prix pour des noms de roses consonantiques 

     Le prix Ella et Rouben Melik, poème intégrant au moins quatre noms de roses de la Roseraie de L’Haÿ commençant par une consonne, comme par exemples : Belle aurore, Colibri, Danse du Feu, Fée des neiges, Grand Siècle, Harmonie, Jeunesse éternelle, Korrigan, La fontaine aux perles, Roseraie de L’Haÿ..., poème comportant au moins une allusion à la rose !

    Autres noms de roses commençant par une consonne : sur le site de la Roseraie du Val-de-Marne à L’Haÿ-les-Roses ou... dans les allées de la Roseraie de L’Haÿ, par toutes les saisons !

    Allez, on vous en communique d’ores et déjà d’autres, recueillis notamment lors de notre animation de « Rendez-vous aux jardins » en juin 2018  :

     Belami, Belle Hermine, Belle sans flatterie, Belle villageoise, Bijou d’or, Blanchefleur, Bohémienne, Bordure vermillon, Bouquet de Flore, Centenaire de L’Haÿ-les-Roses, Chantefleur, Cuisse de nymphe émue, Dynastie, Femina, Flambeau, Flamenco, Florian, Fluorescent, Frisson frais, Fugue, Grand Château, Grande première, Grenadine, Guirlande d’amour, Guirlande fleurie, La Rose du Petit Prince, Magenta, Mignonne, Miss Univers, Mistigri, Moulin Rouge,  Neige d’été, Nirvana, Nuage parfumé, Panachée superbe, Parfum de Honfleur, Parure d’or,  la Passionata, Perce Neige, Premier bal, Reflet de Saint-Malo, Rêve de valse, la Revenante, Rosier d’amour, Royal grimpant, Sémillante, Soleil d’Or,  Souvenir d’un ami, Tapis rose, Tapis rouge, Tapis volant, Triomphe de Flore, Vol de nuit…

     Et quelques roses à noms de personnalités historiques ou contemporaines pour des poèmes à portraits croisés: Bernard Pivot, Camille Pissarro, Charles Aznavour, Bernard Hinault, Claudia Cardinale, Coluche, Fanny Ardant, Frédéric Chopin, Frédéric Mistral, Gina Lollobrigida, Grace de Monaco,  Joséphine de Beauharnais, Line Renaud,  Maria Callas, Marie Curie, Michel Ange, Michel Serrault, Michel Strogoff, Michèle Morgan, Eddy Mitchell, Président Léopold Senghor, Souvenir d’Emile Zola, Léonard de Vinci et Mona Lisa !...

     Et alors qu’on se surprend à se demander en regardant du sol monter les rosiers et les noms si tel ou telle a déjà reçu sa pierre tombale… les Pierre : Pierre Arditi (comédien aux mille rôles au théâtre, à la télé et au cinéma), Pierre Cardin (un homme de goût et de modes, Pierre de Ronsard (le fameux poète de la Pléiade qui chanta les roses et les femmes), Pierre Larousse (l’homme au dictionnaire qui sème mots et connaissances à tous vents), Pierre Perret (le chanteur poète au verbe vert), Pierre Tchernia (l’homme des plateaux télé et réalisateur)…

 

01 juillet 2018

Mars 2018 Verbe Poaimer : enquête Bateau-Ville, concours PoésieProse, livre DesChiffonsdeJavel...auxArdentsPoétiques aux56poètes

 

Le Printemps des Poètes ardent à quelques lieux et dates :

 

    - Mardi 13 mars à 14h30 à La Maison du Mexique dans la Cité Universitaire, les 10 ans d’une collection poétique « Accent tonique », lectures et musique
     - Mercredi 21 mars de 20h à 21h au restaurant Les Turbulentes, Estrambots de Laurent 3D54 et poèmes de Céline Escouteloup, musique classique à l’accordéon par Victor Korsakov, au 136 rue de Lourmel, Tout près de la rue de la Convention, métro Boucicaut, musique musique accordéon, on accordera aussi les mots les mots
     - Samedi 24 mars bibliothèque George Sand L’Haÿ-les-Roses à 15h30, lectures de poèmes Des Chiffons de Javel...aux ardents poétiques, mois du "Sacre de la Littérature"
    -  Mercredi 28 mars 8 ans et plus, Auditorium Dispan de Floran centre ville de L'Hay-les-Roses, dessiner le Bateau-Ville (15h), écrire le Bateau-Ville (16h30)
près de l’extraordinaire maquette mystérieuse
     - Samedi 7 avril à 16h à La Librairie L'Instant au 118 rue de Lourmel à Paris 15e, « Le goûter de l’ardent poème », signatures du livre Des Chiffons de Javel...avec moult poèmes d’élèves depuis l’an 2000 (années paires) et poèmes de poètes d’aujourd’hui

 

  -Samedi 14 avril, signatures Des Chiffons de Javel..., librairie Studio Presse, centre ville L’Haÿ-les-Roses, rue Jean Jaurès de 10h30 à 12h30

 

      Avec nos 56 poètes

et les collégiens des années paires depuis 2000 !

 

   BATEAU-VILLE !, ESTRAMBOTS, ces sonnets prolongés...

 

PRINTEMPS DES POETES 2018  ARDEUR POETIQUE,

 

CONCOURS DE POESIE ET DE PROSE,

LECTURES, DEDICACES DES

             CHIFFONS DE JAVEL... aux ardents poétiques

 

 

ANIMATIONS DU VERBE POAIMER

EN ARDENT MARS 2018

 

 

     7 mars 2018 : lancement sur Internet et les réseaux sociaux de

A la poursuite du Bateau-Ville !

 

     Qui a créé la maquette géante de l’Auditorium Dispan de Floran ?

                - appel à témoignages et appel à textes

 

     Recherche avec la ville, avec l’Association du Verbe Poaimer souhaitant une suite au livre La Ballade du Bateau-Ville, avec tous les internautes qui ont une information relative à ce bel objet d’art étonnant, daté par les équipes de restauration des années 1960 pour ses matériaux.    

     Notons que ce bateau, acquis vers 1970 par Romain Bouteille aux Puces de Clignancourt, a longtemps orné le Café de la Gare, célèbre café-théâtre parisien, avant d’appartenir à la famille Dyrek, qui l’a offert à la ville en l’an 2000, après la mort du comédien François Dyrek, homme de théâtre, de télévision et de cinéma et citoyen de L’Haÿ-les-Roses.

     Lancement du concours francophone d'écriture, comportant deux grands prix de la ville de L'Haÿ-les-Roses pour les adultes, l'un de prose, l'autre de poésie par descriptions, imaginations, envolées, narrations, strophes, paragraphes...

             - Un grand prix de 150 euros, le second 100e, le 3e 50e pour la poésie "Prix Brigitte et Laurent du Bateau-Ville".

              - Un grand prix de 150 euros, le second 100e, le 3e 50e pour la prose "Prix Annie et François du Bateau-Ville".

     Un total de prix de 600 euros avec le soutien financier et logistique de la ville de L’Haÿ-les-Roses. Le livre Des Chiffons…, initié par le Verbe Poaimer, est intégré au lot pour chaque prix. Le jury sera formé d'auteurs et de personnalités de L'Haÿ-les-Roses.

     Textes à envoyer à Brigitte et Laurent par fichier électronique à avpoaimer@yahoo.fr

Remise des prix lors de la Fête du Patrimoine à l’Auditorium Dispan de Floran en septembre 2018 (à préciser l’été 2018)

      Compte Facebook L’Haÿ-Culture + Blog du Verbe Poaimer + Page Facebook du Verbe Poaimer + Site de la ville L’Haÿ-les-Roses

 

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Mercredi 28 mars, atelier de dessin puis d’écriture "Le Bateau-Ville, du pinceau à la plume"

à partir de 8 ans et tout public

    

     Atelier de dessin à l’étage de l’Auditorium Dispan de Floran de 15h à 16h animé par des bibliothécaires – goûter de 16h à 16h30 -  atelier  d’écriture de 16h30 à 18h, "Le Bateau-Ville en Fantastique et Poétique !"

 

     Cet atelier d’écriture sera animé par des poètes du Verbe Poaimer, de récits ou de poèmes par observation du Bateau-Ville, la maquette géante de L’Haÿ-les-Roses visible au foyer de l’Auditorium, à l’étage, au centre ville de L’Haÿ-les-Roses. Participation d'enfants/élèves de L'Haÿ-les-Roses et des environs, observant la maquette, pour des détails de l'oeuvre - les maisons pittoresques sur le flanc - comme pour son apparence et architecture d'ensemble. Exposition des oeuvres par la suite.

     Remarque sous forme de souhait :  Les professeurs des écoles et des collèges pourront aussi faire imaginer et écrire des récits d’aventure ayant pour cadre fantastique le Bateau-ville !

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     Poèmes sur les lieux, les roses, les images

Estrambots de l'an 2, à écrire et à lyre !

 

     14 mars lancement des concours de poésie du Verbe Poaimer pour 2018, an 2 des estrambots ! poèmes de 18 vers (acceptés entre 15 et 20 vers), par exemple comportant trois quatrains et deux tercets ou deux quatrains, trois tercets plus un vers. Trois grands prix de poésie. Catégories jeunes et adultes. De nombreuses récompenses, dont 200 euros et des photographies certifiées de l’artiste Maya Angelsen.

     Les lieux 

Le prix Bernard Chasse, concernant un lieu du monde au choix - pont de Paris, jardin, transport, banc, balcon, ville... etc.

     Les roses

Le prix Ella et Rouben Melik, intégrant au moins quatre noms de roses de la Roseraie de L’Haÿ commençant par une consonne, comme par exemples : Belle aurore, Colibri, Danse du Feu, Fée des neiges, Grand Siècle, Harmonie, Jeunesse éternelle, Korrigan, La fontaine aux perles, Roseraie de L’Haÿ... (Autres noms dans les allées de la Roseraie ou sur le site de la Roseraie du Val-de-Marne)

     Les images

Le prix « Charly Mathekis et les poètes de Butembo » concernant un poème portant sur une image fixe ou animée (tableau, photo, film...) marquante, au choix.

     Règlement complet sur Le Blog du Verbe Poaimer, disponible sur support papier à la Vie Associative au Moulin de la Bièvre.

 

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      Les Printemps des Poètes depuis 2000, présentation-signature à la bibliothèque George Sand

     Samedi 24 mars à 15h30  présentation, lecture et signature de Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques.

 

     Ce livre est publié par les éditions Unicité, avec des poèmes de collégiens depuis l’an 2000 et des textes de poètes dont des poètes de L'Haÿ-les-Roses, « Ardents dits » pour le mois littéraire et Le Printemps des Poètes, thème : l'ardeur (poétique).

     Conception et présentation de ces animations d’écriture de Printemps des Poètes au fil des années dans un collège francilien par Laurent Desvoux-D’Yrek, préface d’Alain Borer, écrivain, poète et président du Printemps des Poètes. Les lecteurs de tous âges pourront puiser dans ce livre comme dans un réservoir d’idées, de thèmes, de dispositifs pour de nouveaux poèmes !

     Bibliothèque George Sand, 21 rue Henri Thirard, L’Haÿ-les-Roses, bus 286, 192, 172, 186.

     Livre inédit de 300 pages, 18 euros.

 

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     Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques, autres signatures :

 

- Librairie « L’Instant » à Paris XVe (Samedi 7 avril, 16h "Goûter de l’ardent poème"),

- Librairie Studio Presse à L’Haÿ (Samedi 14 avril 10h00 – 12h30),

- Stand Unicités au Marché de la poésie, Place St Sulpice à Paris (6 – 10 juin 2018),

     Dates et horaires à confirmer sur Le Blog du Verbe Poaimer et Le Blog de Monsieur Dyrek

 

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POÈMES, ARDENTS DITS, 56 POÈTES D’AUJOURD’HUI   

In Des Chiffons de Javel... aux ardents poétiques,

Fatima AKJOUJ, Marc ALYN, Nicole BARRIÈRE, Emmanuel BARRIOL, Jean BÉNARD, Michel BESNIER, Stanislawa BIERNAT-NEAU, Jean-François BLAVIN (une prose), Bernard BÖSIGER, François BOUILLE, Gérard BOUVIER, France BURGHELLE REY,

     Serge CARBONNEL, Évelyne CHARASSE, Bernard CHASSE, Rachel Rita COHEN, Pierrette COLAS, Danièle CORRE, Monique CRUSSY-DESCARPENTRIE, Maggy de COSTER (une prose), Élizabeth de COURTIVRON,Clara DELANGE, Philippe DELAVEAU, Laurent-Didier DÉSART, Lestragon DESBARDENT, Marc DESOMBRE, Jean-Luc DESPAX, Laurent DESVOUX-D’YREK, Hervé DONJON, Alain DUAULT, Eric DUBOIS, Céline ESCOUTELOUP, Nadia ESTEBA DE ANGELI,           

     Corentin FERNAGUT, Bernard FOURNIER, Colette FOURNIER, Claire GARNIER-TARDIEU, Marc HERNU, Antoine HOULOU-GARCIA, Florent KAMBASU KASULA, Oswald KITAMBALA, Julia LINDHOLM, Madeleine LOISEAU, Pierre LONDICHE, 

     Meziane MAHMOUDIA, Charly MATHEKIS, Françoise MEILLON KORSAKOV, Alexandra MONTAGNE, Brigitte MOYON-DYREK, Grâce MUYISA, Clara PAG, Mélodie QUERCRON, Patrick RAVEAU, Denise RIGOT-DESSIRIER, Nohad SALAMEH, Virginie TOURNEBIZE

 

L1Ardeur_NicoleDurand          "L'ardeur poétique", par Nicole Durand, illustratrice de la couverture pour Des Chiffons de Javel...aux ardents poétiques, parution Editions Unicité en mars 2018, préface d'Alain Borer, président du Printemps des Poètes, présentation au long cours par Laurent Desvoux-D'Yrek

05 juin 2018

Choisissez un poème de 5e en Prix des Internautes et répondez à leurs chouettes questions !

 

                         SUR LA POÉSIE ET LES POÈTES...

 

QUESTIONS DE COLLÉGIENS!

 

     Répondez en vers ou prose aux questions qui vous motivent,

vous surprennent, vous désarçonnent, vous ardentent, vous incantent !

 

     Une sélection de réponses élaborées sera intégrée dans De l’ardeur poétique à l’opus de beauté, la suite en 2019 de Des Chiffons de Javel aux ardents poétiques, publié en 2018 par Unicité, présentation par Laurent Desvoux-D’Yrek, poète et professeur, préface par Alain Borer, Président du Printemps des Poètes (Laurent 3D55 présent sur le stand 706 le mercredi 6 juin 2018 de 16h à 18h,le jeudi sur le stand 603-605 à 17h, le vendredi entre la rue Férou et le Marché..., le samedimanche aux abords encore de la fontaine de St Sumplice...).

     Textes en poèmes et proses à envoyer à monsieurdyrek@yahoo.fr ou avpoaimer@yahoo.fr

    Voir toutes les questions sur « Le Blog de Monsieur Dyrek » et "Le Blog du Verbe Poaimer" avant une sélection de réponses.

 

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     Au début de ma carrière de professeur, en 1999, deux questions d'élèves m'avaient particulièrement saisi :

- C'est pas un peu lourd d'être poète ? demandait un élève de 5e de Nogent-sur-Marne

- Pourquoi la beauté est-elle toujours si vulnérable ? demandait une élève de 5e de Nogent-sur-Marne.

    En cet autre siècle, vous pouvez leur répondre !

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      Et voici des questions d’élèves de 5e de Paris de ce mois de juin 2018 :

 

A) Questions en vers libres et en deux parties :

Préférez-vous écrire ou lire ? (Angèle de C.)

Se sent-on plus libre quand On écrit ce que l’on ressent ? (d’après Quitterie B.)

Quand on lit un poème de vous face au monde Avez-vous l’impression d’être nu (e) face au monde ? (Quitterie B.)

Pensez-vous que la poésie touchait plus de monde Dans le passé qu’aujourd’hui ? (Joshua B.)

Votre inspiration vient-elle de faits réels ou fictifs ? (Arthur D.)

Quand et comment Avez-vous décidé d’être poète ? (Lenny E.)

Avez-vous tout le temps de l’inspiration En regardant quelque chose ? (Sixtine F.)

Comment faire un poème joyeux Quand on est triste ? (Yon J.)

Faut-il être intelligent (e)pour être poète Faut-il aimer la vie pour être poète ? (Jade M.)

A quel âge vous êtes-vous mis A aimer la poésie ? (Adrien M.)

Ressentez-vous des choses En écrivant votre poème ? (Julie P.)

Le choix du vocabulaire  Est-il dur à faire ? (Maïwenn R.)

La création est la source de toutes choses Est-ce la même chose pour la poésie ?

(question alexandrine de Maïwenn R.)

 

B) Questions alexandrines :

Prendre combien de temps pour écrire un poème ? (d’après Angèle d C.)

Aimez-vous les poèmes que vous écrivez ? (Alexia B.)

Les rimes importent-elles dans un poème ? (et les rythmes, d’après Joshua B.)

Y a-t-il une rivalité entre poètes ? (Arthur D.)

Etre poète change la vision du monde ? (d’après Lenny E.)

Quand et comment avez-vous eu l’envie d’écrire ? (des poèmes, Elsa E.T.)

Relativise-t-on par un poème écrit ? (d’après Jade M.)

Pourquoi êtes-vous – oui, vous ! – devenus poètes ? (d’après Adrien M.)

La vie est-ce qu’elle tient au bout du stylo ? (d’après Henri P.)

La poésie est-elle toujours romantique ? (d’après Henri P.)

Ne fait-on pas de la poésie tous les jours (au bout du compte…, Maïwenn R.)

Que faites-vous lors d’un manque d’inspiration ? (d’après Mélissa R.)

Qu’est-ce que vous aimez dans la poésie ? (Clémentine S.)

Ça doit être long de faire un poème, non ? (d’après Thomas T.)

 

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PRIX DES INTERNAUTES À ATTRIBUER

                          GRÂCE À… VOUS... À UN POÈME DE 5e !

  « Pour arriver au poème… avec l’ardeur poétique»

 

     Un prix des internautes, grâce à vos votes, est organisé pour les élèves, les familles et tous ceux qui apprécient les mots, dites votre poème préféré parmi les finalistes en motivant en 3 lignes minimum votre choix.

     En choisir jusqu’à 3 : 1, 2 et 3 !

     Seule la qualité poétique doit motiver votre choix et non le fait que vous connaissez la personne : jouez le jeu s’il vous plaît. Vous pouvez m’envoyer ce choix par mail monsieurdyrek@yahoo.fr ou par commentaire du blog.

     Poèmes finalistes des 5e 5e1/5e2/5e3 2017-2018 après les textes des poètes J-F Blavin et M. de Coster sur le « Blog de Monsieur Dyrek »

catégorie « Concours Printemps des Poètes » :

http://monsieurdyrek.canalblog.com/archives/2018/03/04/36194390.html

 Des Chiffons de Javel...aux ardents poétiques : photographiés près de planches de surf par Dimitri Dupont, un de mes anciens collégiens, courant le monde dans des avions !

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     Le 35e Marché de la Poésie se tient du mercredi 6 juin au dimanche 10 juin 2018 !

 

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27 mai 2018

Roses "consonantiques" à photographier, poaimer, respirer, 2 et 3 juin 2018 Roseraie de L'Haÿ-les-Roses Verbe Poaimer poésie

 

   Le Verbe Poaimer vous invite à photographier,

écrire et…respirer les roses de L’Haÿ !

   Roses « consonantiques » à photographier et à poaimer !

Samedi 2 juin, dimanche 3 juin 2018.

Rendez-vous à partir de 15h30 et samedi et dimanche

Roseraie de L’Haÿ-les-Roses, les allées et le Pavillon Normand

Rendez-vous aux jardins, gratuité de la Roseraie

et c’est le mois de floraison !

chimèneLa rose Chimène, photographiée par Monique Raymond à la Roseraie de L'Haÿ-les-Roses en mai 2018.

 

 

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    Noms de roses commençant par une consonne, comme : Belle aurore, Colibri, Danse du Feu, Fée des neiges, Grand Siècle, Harmonie, Jeunesse éternelle, Korrigan, La fontaine aux perles, Roseraie de L’Haÿ...

    Venez chercher ces roses, les photographier et sur place ou plus tard les intégrer dans un poème entre 15 et 20 vers…

    Venez rencontrer des poètes ou d’autres poètes chasseurs de noms de roses (mais pas cueilleurs, de grâce !)… et en humant et en admirant, s’inspirer des couleurs, des parfums, des noms évocateurs pour composer des vers… avant de prendre un verre au Pavillon Normand tous ensemble vers 17h.

    Venez trouver d’autres noms de roses commençant par une consonne, notamment pour compléter avec M…, N…, P…, Q…, S…, T…, V…, W…, X…, Z… et qui pourraient entrer dans un poème dans les allées de la RoseraieMadame…, Perfection de…, Rosa…, Soleil d’…, Triomphe de…, Violette par… à trouver, à compléter, à photographier, respirer pour…inspiration !

   Le prix Ella et Rouben Melik du Verbe Poaimer pour le plus beau poème intégrant au moins 4 noms de roses consonantiques de la Roseraie de L’Haÿ-les-Roses - parmi les propositions de thèmes 2018 pour de nouveaux estrambots, ces sonnets prolongés - Sur « Le Blog du Verbe Poaimer » ou son compte Facebook, divers thèmes d’estrambots entre 15 et 20 vers. Mais qui furent les L’Haÿssiens Ella et Rouben ? Vous pouvez lire, voir et entendre :  https://www.amisroubenmelik.com/

     Textes à Brigitte et Laurent avpoaimer@yahoo

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- Estrambots sur des images tableaux, exemple le tableau de Charles Paul Renouard représentant Jules Gravereaux dans sa Roseraie de L’Haÿ, qu’on peut voir, apprécier dans le Pavillon Normand, photographies de Doisneau, films de Méliès, de Truffaut……,

- Estrambots sur des lieux, ponts, villes, jardins, parcs, bancs… jusqu’au 15 septembre 2018. Remise des prix à « L’Haÿ-en-livres » en novembre.

     L’an passé, pour l’an 1 des estrambots, nous avions fait composer des poèmes avec des noms de roses… vocaliques et fait faire des photographies par l’artiste Maya Angelsen des visiteurs et visiteuses près du tableau représentant Jules Gravereaux, créateur de notre première Roseraie occidentale, avant de créer Bagatelle…

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Adresse postale : Brigitte et Laurent, Le Verbe Poaimer,

Moulin de la Bièvre, 73 avenue Larroumès, 94240, L’Haÿ-les-Roses

Le Blog du Verbe Poaimer (canalblog ) Page Facebook du Verbe Poaimer (photos)

Textes à Brigitte et Laurent avpoaimer@yahoo.fr

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 2 photos par Laurent Desvoux-D'Yrek à L'Haÿ-les-Roses

06 avril 2018

Des Chiffons de Javel...aux ardents poétiques, Signatures samedis 7 avril Paris L'Instant et 14 avril L'Haÿ Studio Presse

CouveDesChiffonsdeJavelT1Ce samedi 7 avril à 16h à La Librairie L'Instant au 118 rue de Lourmel à Paris 15e, « Le goûter de l’ardent poème », présentation du livre Des Chiffons de Javel...avec moult poèmes d’élèves depuis l’an 2000 (années paires) et poèmes de 56 poètes d’aujourd’hui : Lectures, goûter, signatures... Métro Boucicaut (ou Charles Michels), bus 62 et 42

 

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  -Samedi 14 avril, signatures Des Chiffons de Javel..., librairie Studio Presse, centre ville L’Haÿ-les-Roses, rue Jean Jaurès de 10h30 à 12h30

 

      Dans ce livre Des Chiffons de Javel..., préfacé par Alain Borer, président du Printemps des Poètes, auteur de De quelle amour blessée, vous trouverez les ardents poèmes de nos 56 poètes

et les poèmes de collégiens des années paires depuis 2000 ! :

élèves de 6e et 5e en 2000, élèves de 5e aux printemps 2002, 2004, 2006, 2008, 2010, 2012, 2014, 2016 et 2018...

 

 

07 mars 2018

Qui a créé le Bateau-Ville ? avis de recherche, A la Poursuite du Bateau-Ville, concours proses et poèmes 2018


QUI A CRÉÉ LE BATEAU-VILLE ?

    La ville L’Haÿ-les-Roses et l’association de création poétique Le Verbe Poaimer lancent une vaste enquête notamment sur les réseaux sociaux pour retrouver qui a créé le Bateau-Ville, installé depuis la Fête du Patrimoine 2011 à l’étage de l’Auditorium Dispan de Floran.

     Formulons ou reformulons les hypothèses sur le créateur / les créateurs / la créatrice de la maquette géante et diffusons ensemble l’avis de recherche, avec quelques pistes pour les contacts à établir.


HYPOTHESES SUR LE BATEAU-VILLE

     7 hypothèses etc

Première hypothèse : le Bateau-Ville aurait été une maquette pour un plateau de cinéma ou un décor pour une pièce ou pour un film, avec ouï que trois ou quatre Bateaux-Villes existeraient de par le monde.
Contacter les productions de films et de théâtres....

Deuxième hypothèse : le Bateau-Ville aurait été créé par un prisonnier ou des prisonniers par exemple dans un atelier réservé aux activités manuelles.
Contacter les directions des prisons en activité avant la fin des années 60....

Troisième hypothèse : les maquettes de bateau y sont consacrées en ex-voto avant le départ des marins pour les protéger d’un péril maritime. Serait-ce ici quelque ex-voto d’une façade maritime ?
Contacter les associations patrimoniales de villes portuaires...

Quatrième hypothèse : le Bateau-Ville serait l’œuvre d’un passionné travaillant d’arrache-pied et d’arrache-main par maints dimanches et soirées.
Contacter les associations de maquettistes, d’artistes professionnels ou amateurs...

Cinquième hypothèse : ce serait un Chef d’Œuvre d’un Compagnon artisan ou une œuvre dans cet esprit. Ce serait une œuvre d’une école d’art, œuvre individuelle ou collective.
Contacter des associations d’artisans, des écoles d’art...

Cinquième hypothèse : ce serait une œuvre avec un message à décoder pour l’ensemble de sa construction comme dans ses détails, un diamant dont les diverses facettes convoquent un monde là et absent...
Contacter des associations de sémioticiens, de chercheurs philologiques, de passionnés d’ésotérisme

Sixième hypothèse : un Bateau fantôme, un Bateau royaume, un Bateau d’absentes paumes, un Bateau d’outre psaumes, un Bateau arche perdue et retrouvée, un Bateau stellaire, un Bateau cosmique...
Contacter les auteurs, les poètes, les aventuriers...

Septième hypothèse : un Bateau venu d’un monde parallèle, au-delà des quarantièmes rugissants...
Contacter auteurs de récits fantastiques ou les quêteurs d’autres mondes...

Hypothèses ad libitum
Contacter les faiseurs d’hypothèses...

     Texte y147 par L3D54 à L’Haÿ-les-Roses le 7 mars 2018.

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UNE OCCASION DE VOIR LE BATEAU-VILLE !
    Mercredi 28 mars, Atelier de dessin, puis d’écriture à partir de 8 ans et tout public, dès 15h, «Le Bateau-Ville, du pinceau à la plume»
     Atelier de dessin à l’étage de l’Auditorium Dispan de Floran de 15h à 16h animé par des bibliothécaires – goûter de 16h à 16h30 -  atelier  d’écriture de 16h30 à 18h, "Le Bateau-Ville en Fantastique et Poétique !", atelier animé par des poètes du Verbe Poaimer, de récits ou de poèmes par observation du Bateau-Ville, la maquette géante de L’Haÿ-les-Roses visible au foyer de l’Auditorium au centre ville de L’Haÿ-les-Roses.     
     Centre ville, angle rue du 11 novembre et rue des Jardins à L'Haÿ-les-Roses

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UNE OCCASION D’ECRIRE LE BATEAU-VILLE !
     Concours francophone d'écriture : À la poursuite du Bateau-Ville
- appel à textes en prose et en poésie
     Concours francophone d'écriture, comportant 2 grands prix de L'Haÿ-les-Roses pour les adultes, l'un de prose, l'autre de poésie - Un grand prix de 150 euros, le second 100e, le 3e 50e pour la poésie. Un grand prix de 150 euros, le second 100e, le 3e 50e pour la prose. Un total de prix de 600 euros avec le soutien financier de la ville. Le jury sera formé d'auteurs et de personnalités de L'Haÿ-les-Roses.
Prix « Brigitte et Laurent du Bateau-Ville » Poèmes du Bateau-Ville : de 14 à 20 vers.
Prix « Annie et François du Bateau-Ville » Proses : de 20 lignes à 200 pages...
     Participation gratuite pour jeunes et adultes. Possibilité de cotiser à notre association du Verbe Poaimer pour 10 € en 2018 et de se procurer nos ouvrages de poésie pour faciliter nos activités en faveur de la création poétique.
     Les professeurs des écoles pourront aussi faire imaginer et écrire des récits d’aventure ayant pour cadre fantastique le Bateau-ville. Un concours de dessins sur le thème du Bateau-Ville pourra compléter le concours littéraire, avec la participation d'enfants/élèves de L'Haÿ-les-Roses, observant la maquette, pour des détails de l'œuvre - les maisons pittoresques sur le flanc - comme pour son apparence et architecture d'ensemble.
      Compte Facebook L’Haÿ-Culture + Blog du Verbe Poaimer + Page Facebook du Verbe Poaimer + Site de la ville L’Haÿ-les-Roses

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L’AVENTURE DU BATEAU-VILLE

ELEMENTS HISTORIQUES, TECHNIQUES, ARTISTIQUES ET LITTERAIRES

     La maquette est exposée dans le Hall de l’Auditorium de la ville de L’Haÿ-les-Roses depuis la Fête du Patrimoine en septembre 2011.
     Un diaporama « Le Bateau-Ville » retrace l’historique et l’aventure du Bateau-Ville, il a été conçu par deux Michel : Michel Briant en a composé la musique et Michel Benalal le long et beau poème qu’il lit lui-même. Son texte avait paru dans La Ballade du Bateau-Ville, Le Verbe Poaimer, 2013, publication qui avait reçu une aide de la Maison des Associations Culturelles de L’Haÿ-les-Roses. Le diaporama « Le Bateau-Ville » a été présenté une première fois à la Bibliothèque George Sand en 2017.
     Nous le présenterons aux enfants, aux jeunes, à toutes personnes intéressées à l’Auditorium Dispan de Floran le mercredi 28 mars 2018 à 16h30 avec l’animation qui aura commencé dès 15h : « Le Bateau-Ville, du pinceau à la plume », dans le foyer de cet Auditorium où le Bateau-Ville se donne à voir.
    Philippe Daverat a proposé une version musicale du poème « Le Bateau-Ville » d’André-Michel Benalal, Philippe Daverat, avec « La Compagnie Vincent Philippe » et l’association « Les Amis de Bernard Chasse » a mis en musique nombre poèmes de poètes du Verbe Poaimer, avec guitare et talent.
    En mars 2018 les éditions Unicité publient Des Chiffons de Javel...aux ardents poétiques, dont un des chapitres est consacré à des poèmes d’élèves sur le Bateau-Ville, inspirés par un poème de Bernard Chasse poète référent en 2014 dans un collège francilien. Le livre est présenté à la bibliothèque George Sand le samedi 24 mars à 15h30, une signature aura lieu au Studio Presse rue Jean Jaurès à L’Haÿ-les-Roses le samedi matin 14 avril et une semaine plus tôt à la librairie « L’Instant » au 118 rue de Lourmel à Paris 15e à 16 h avec un « goûter de l’ardent poème » samedi 7 avril 2018.

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Les protagonistes de l’histoire de la maquette

Les propriétaires successifs du Bateau-Ville
     Donation de la maquette par la famille Dyrek  à la ville de l’Haÿ-les-Roses en l’an 2000. François Dyrek emmène la maquette à L’Haÿ-les-Roses vers les années 1990, que son ami Romain Bouteille, comédie, auteur, cofondateur du Café de la Gare, lui avait donnée. Brigitte et Laurent ont été les « gardiens » du Bateau-Ville pendant toutes les années 90 dans une maison de L’Haÿ-les-Roses aux confins des villes.
     En 1968 Romain Bouteille avait acheté la maquette à Alain Bavoux et Jacques Fivel et l’expose pendant des années au théâtre du Café de la Gare à Paris pour le bonheur des spectateurs et des artistes de ce lieu de création mythique d’après mai 68.

L’équipe de restauration du Bateau-Ville
Etudiants de l’école de Condé : Blandine Budry, Marion Dindeleux, Fanny Fernandes, Anaïs Folliet, Raphaelle Grolleau, Léa Guitton, Guillaume Jousserand, Guillemette Lardet, Élodie Maze, Elodie Paquet-Kremer, Zoé Vangindertael
Responsable du chantier : Olivier Nouaille
Encadrants : Stéphanie Teyssier et Hélène Wallart
Responsable du Patrimoine de l’Hay-Les-Roses en 2010 et 2011 : Ghylaine Péry
Intervenants extérieurs : Dominique Corbin, Jacques Fivel, Pierre Froissac et Michel Llopis

Étés 2010  et  2011 Durée totale : 4 mois, soit environ 3 000 heures
Partenariat Ecole de Condé, Paris Bastille
Chantier école en conservation / restauration

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Le Bateau-Ville

     Au milieu d’un sombre garage / Un objet de bel âge / Sorti de l’ombre, se dessine un bateau… / Pas n’importe quel bateau ! / Car Il ne prendra jamais l’eau. / C’est une maquette fantastique. / Un bateau ville aux couleurs oniriques. / Une véritable coque jaune, prisonnière de la mer. / Des vagues immortelles le font flotter. / Il est propulsé par mille rames enragées / Qui lui donnent un air de galère. / Cependant la ville qui le domine / Fourmille de maisons multicolores / Agrippées à une forteresse. / Leurs formes sont d’une grande richesse, / L’une couronne, l’autre cœur. / Les enseignes désignent des coiffeurs, des tailleurs et autres vendeurs. / Plus haut sur la muraille, / Une fête foraine en pagaille / Surplombée de mats et de voiles. / Plus haut encore, une ville fortifiée / D’un bleu sombre étoilé, / Semble dormir à jamais. / Catapultes et canons / Décorent l’avant du galion. / Résonnent alors les complaintes / D’une civilisation éteinte.

par Elodie PAQUET-KREMER
In La Ballade du Bateau-Ville, Le Verbe Poaimer, 2013.

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     “ C'est en quelque sorte le bateau fantomatique des siècles passés où ne vivent que les âmes des gens qui ont vécu l'océan. Les Vikings conquérants, les caravelles d'explorateurs, les galères de misère, les vieux gréements, la défense des terres avec ses grands forts, la mer de vie avec ses commerces et sa pêche, les temps modernes avec la vapeur et les croisières ; autant d'éléments qui nous font voguer avec lui. Les seules présences figurées sont celle de la Vierge Marie avec ses couleurs bleues et blanches, qui est souvent la protectrice des pêcheurs et une image de bohémienne à l’avant du bateau.
     Ce bateau est angoissant car il renvoie une atmosphère oppressante, un effet de fête en suspens, un climat de mort avec ses milliers de galériens, son cimetière de bateau, ses hautes murailles et l'ambiance pesante d'une nuit en mer.
     Cependant on aimerait s’y promener pour visiter la salle des machines, prendre les commandes du bateau, se balader le long des murailles et des boutiques, après être passé faire un tour dans la fête foraine et l'église avant d'aller dormir dans les chaumières des pêcheurs.
     En regardant ce « bateau rêve », chaque personne sera capable de prendre la barre de son imaginaire pour voguer le temps d’un songe avec lui. En effet, ce bateau touche la corde sensible des gens qui le regardent, il évoque à chacun un rêve différent. Il est donc important que cette mise en cale pour restauration permette un jour de le rebaptiser et d'effectuer sa remise à flot en la ville de L'Haÿ-les-Roses. Un bateau ville dans une mer de roses cela ferait un bel ensemble poétique.”  par Elodie MAZÉ
In La Ballade du Bateau-Ville, Le Verbe Poaimer, 2013.

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     Dans le livre La Ballade du Bateau-Ville, on trouverait d’autres textes d’étudiants ayant œuvré à la restauration du Bateau-Ville ainsi que des poèmes et des chansons de poètes sollicités par le Verbe Poaimer.
     Gilles Dyrek présente une notice biographique du comédien François Dyrek dont la carrière filmographique et théâtrale est retracée par François lui-même dans un texte en prose.
     Un premier historique sur le Bateau-Ville, sur le Café de la Gare et le Verbe Poaimer est mené par Laurent Desvoux-D’Yrek.
     Suite sera donnée à ce livre avec A la Poursuite du Bateau-Ville, enquête, proses et poèmes...

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Photo par Marianne Christol du Bateau-Ville dans son coffre de verre

BatVilChristol


Quelques éléments techniques du Bateau-Ville
     Des moteurs étaient placés à l’intérieur du bateau et permettaient d’actionner le système rotatif des rames métalliques. Les deux moteurs originaux (un avant et un arrière) ont été remplacés.
     Le socle de la maquette a été traitée contre la rouille, repeinte de la couleur du sol afin qu’il s’efface le plus possible.
     Un système de patins fait la jonction entre ce socle métallique et la coque de résine. Ces patins articulés permettent d’épouser les formes de cette coque et stabilisent parfaitement la maquette.
   Afin de protéger la maquette des facteurs d’altération humaines et environnementaux, une vitrine en makrolon a été conçue spécialement.
    Le système électrique est relié à un bouton poussoir, placé à l’extérieur de la vitrine, permettant d’actionner quand il est nécessaire le mécanique électrique, pendant un laps de temps défini. Ce procédé permet de diminuer la fatigue électronique des composants.

      Ces éléments techniques ainsi que les informations concernant l’équipe de restauration du Bateau-Ville proviennent pour partie du diaporama présenté à la Fête du Patrimoine 2011 par l’équipe de l’école Condé à Paris.

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D’où vient le bateau-ville et son lieu port d’attache - Texte extrait des Ailes des Châteaux

      a) Le bateau-ville est d’origine mystérieuse.  L’une des hypothèses du groupe de restauration est qu’il ait été conçu par des prisonniers comme passe-temps. J’ai consulté un livre sur les maquettes dans une médiathèque de Bretagne expliquant que les marins, prisonniers dans les cales, autrefois fabriquaient de petites maquettes de bateau en échange de quelques maigres bénéfices. Mais rien à voir avec la taille de 3,5 mètres du bateau-ville ni avec sa sophistication électrique. Mon père l’avait reçu de l’acteur auteur Romain Bouteille qui l’avait acheté à la brocante de Clignancourt au tournant des années soixante et soixante-dix et l’avait installé à demeure au Café de la Gare, l’antre des géants du café-théâtre qui y inventait de nouveaux codes pour la scène et la vie, jusqu’à ce que des trépidations  d’un cours de danse africaine ne menaçassent de faire choir de haut le bateau suspendu. Pendant dix ans, toutes les années quatre-vingt-dix, sans trop en être conscients, nous avons été, ma femme et moi, les gardiens du bateau-ville, mon père lui en était le guide pour les visiteurs ébaubis qui ne s’attendaient pas à transports maritimes, artistiques, poétiques dans le garage d’un vieux pavillon en banlieue-sud.

     b) Ce bateau-ville est d’origine mystérieuse. Dans le rapport de stage de la première équipe de restauration, tu as pu lire qu’il était peu probable qu’il ait été conçu par un seul homme, car le travail total de création est estimé à quatre années pleines ; le rapport signale que la maquette n’est pas de style uniforme et que son hétérogénéité même impliquerait que plusieurs pattes l’aient tour à tour façonné. Ces deux arguments sont en espèce aisément réfutables ; un passionné peut bien passer des milliers d’heures pour son chef d’œuvre, pour son grand œuvre ; l’aspect hétérogène est à ton avis concerté et serait plus à référer à une esthétique du contraste, de la surprise, de la disproportion voulue, aussi bien pourrait-on lui accoler l’adjectif baroque ou surréaliste, selon l’époque que l’on préfère. Et c’est aussi ce côté étrange de bel objet hors normes qui a plu à ton père qui rêvait de voir la maquette géante être placée dans le corps d’une bouteille géante, petit clin d’œil au nom du donateur Romain Bouteille et gros clin de l’autre œil à ces objets navires pliés et retrouvant relief insérés dans les bouteilles avec tout un jeu de fils pour l’armature, fermées d’un bouchon de liège et posées bibelots en leur écrin sur les cheminées, sur les commodes et les fenêtres avec vue parfois sur les rivages où de temps à autre s’échouent des bouteilles à la mer avec de mystérieux ou de ludiques, voire de testamentaires messages.

     c) Leur bateau-ville est d’origine mystérieuse. Sa femme Brigitte a formulé une hypothèse inspirée de la vie de ville portuaire qu’elle a connue ; des maquettes de bateau y sont consacrées en ex-voto avant le départ des marins pour les protéger d’un péril maritime. Vu l’ampleur du bateau, elle pense qu’il peut s’agir d’une activité collégiale de moines qui ont fait de leur passe-temps œuvre utile car protectrice. Dans une église de bord de mer qu’ils ont visitée cet été, un bateau suspendu n’a jamais la même direction, c’est qu’il indique le sens du vent, n’est-ce pas Madame Yvette que le bateau il signale où va le vent. En ce mois d’août Laurent-Marin est allé rendre une visite à l’équipe de restauration du bateau-ville L’Haÿssien, le professeur encadrant pense peu probable une réalisation monacale en raison de l’importance des éléments de guerre aux extrémités. Certes ces forces boulets et canons miniatures ne sont pas très spirituels, mais Saint-Georges lui-même n’était-il pas armé contre le Dragon ? Les stagiaires plaçaient méticuleusement les derniers détails de décoration sur le bateau qui en fourmille avant de recevoir sa protection de verre en septembre, ne pourrait-on lui donner forme de bouteille ou un rappel d’un tel contenant ? - ce qui aurait correspondu au vœu de son père. Le budget alloué ne le permet pas d’autant que toute la réparation du système électrique s’est invitée. Dans quelques années peut-être la bouteille-bateau-ville pourra-t-elle être vue par les hublots du centre-ville, comme un rêve de marin ivre prenant corps au petit matin ?

     d) Votre bateau-ville est d’origine mystérieuse. Il aurait été destiné à un décor de théâtre ; mais trop de détails dans les aménagements eussent été hors de portée des spectateurs. Il aurait été destiné à un décor de cinéma ; mais aucun illusionnisme ne viendrait en faire un modèle réduit de vaste navire. Il aurait été destiné à parer une vitrine de grand magasin, il me semble qu’il faudrait aussi parer cette hypothèse mais par quels arguments ? pas de rapport avec les vitrines habituelles de Noël ? trop de temps pour confection d’un objet à vocation temporaire ? taille trop importante de la maquette ? éléments guerriers ou religieux peu en lien avec le monde marchando-festif ? L’artiste ou artisan passionné du bateau-ville a traversé les dernières années historiques du Surréalisme et je pense que le André Breton de Nadja qui s’émerveille des objets singuliers trouvés aux puces aurait été enchanté par cette manière de bateau-fantôme, de bateau-univers à part d’ombre débarqué à celles de Clignancourt à la fin des années soixante – pour élever le regard dans le plus célèbre des cafés-théâtres de la capitale. Lors du samedimanche de la fête du patrimoine, le bateau-ville sera porté du pavillon où il connut double vague de restauration jusqu’à la place où les habitants lui feront fête avec le petit monde associatif, avant qu’il ne soit  élevé, porté à bouts de bras par de fiers gaillards en dernier voyage périlleux, jusqu’à l’étage de l’Auditorium où il sera admiré par tous les auditeurs et spectateurs des saisons culturelles à venir et où les fenêtres hublots lui feront clins d’œil maritimes.

Texte t597 écrit dans des cafés de Paris et de L’Haÿ-les-Roses les 26 et 27 août 2011. Peaufiné « alordinateur et alâmaison » le 28. Alexandrin de titre venu le 18. In La Ballade du Bateau-Ville, Le Verbe Poaimer, 2013.

     Laurent DESVOUX Ma vie en quiz, (2007-2012), titre devenu Les Ailes des Châteaux, quatre tomes écrits pour un ensemble de sept prévus.


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Photo par Marianne Christol d'une partie du Bateau-Ville

BatVilMaisonsChristol


31 huitains du Bateau-Ville au long cours
par Laurent DESVOUX

Sur le bateau le bateau-ville Dans les enseignes des échoppes
Les noms des stands, sur les maisons Sur les flancs et sur les hauteurs
Sur la résine pour la mer Sur les chaloupes et les arches
J’ai cherché le nom de l’artiste Qui se camoufle et se révèle

Texte t374 dans un parc francilien le mardi 12 avril 2011.

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Bateau donné par les Dyrek Un cadeau pour la Batothèque
Avec des heures de restau Comme pour médiéval château
Du reste on dirait ville forte Du reste on dirait une eau-forte
Camilion sortit du garage Et de ce gros poisson hors d’âge

Texte t375 dans un parc francilien le mardi 12 avril 2011.

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Une visite à ce bateau Ville cathédrale et château
Village et fortification Et de pleine imagination
C’est une énigme et c’est un jouet Une maquette et ce ballet
La savante machinerie D’ampoules, de rames, de vie

Texte t376 dans un parc francilien le mardi 12 avril 2011.

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L’homme qui s’appelle Bouteille Avait offert cette merveille
Un bateau-ville un bateau-monde Qui va sur la Terre et sur l’onde
Les maisons y sont sur les flancs Mais où sont donc passés les gens
Les gens qui furent des marins Qui étaient humains à tous crins

Texte t379 écrit en marchant dans des rues des Hauts-de-Seine
le mercredi 13 avril 2011.

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François a reçu sans hasard Bateau du Café de la Gare
Navire qui fut suspendu Au théâtre qui a pondu
Nombre d’événements du rire Mais qu’allait faire ce navire
A Paris avant ce rivage A L’Haÿ-les-Roses-sur-plages ?

Texte t380 écrit à un arrêt de bus puis dans un bus transbanlieus’art
le mercredi 13 avril 2011.

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François – c’était pas Le Lionnais Romain – c’était pas le Nequeau
L’un de l’autre reçut bateau Avec en ses voiles vent frais
François, Romain, deux comédiens Peut-être tous les deux marins
Vivre et mourir sont des voyages Au long cours mais pour quels rivages ?

 Texte t381 écrit dans un bus transbanlieus’art le mercredi 13 avril 2011.

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Nous fûmes dix ans les gardiens Du bateau-ville L’Haÿssien !
Dans cette rue Julien Victor Au garage le château fort
Et dire que notre chaton Est né au bord de ce Poisson !
Et à présent la nave va Au Voyage qui Vous rêva !

Texte t382 dans un parc francilien le jeudi 14 avril 2011.

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Moi qui cherchais la signature De l’artiste sur chaque mur
La devinant dans les maisons… Se cachant sous un paillasson…
Un ami m’a dit c’est sa vie C’est l’œuvre de toute sa vie
Alors nul besoin de signer Il est le bateau tout entier

Texte t383 dans un parc francilien le jeudi 14 avril 2011.

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Ville, village, fête et rame Bateau, château, monde, sésame
Œuvre d’un artiste qui mit Sa pâte pour cosmogonie
Parti l’artiste y résidant Son peuple petits habitants
Ce jour le peuple est de retour Pour voir Bateau ville en plein jour !

Texte t384 dans un parc francilien le jeudi 14 avril 2011

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Rames grecques par esclavage Fête foraine de village
Pont avant riche artillerie Remparts de haute médiévie
Maisons aux formes inventives Grandes voiles par-dessus rives
Tous lieux tous temps en minutie Le grand navire d’imagie

Texte t385 dans un parc francilien le jeudi 14 avril 2011.

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Qui donc a fait le bateau-ville ? Un groupe d’étudiants dociles ?
Des prisonniers pour s’évader Grâce à la maquette en trois D ?
Un artiste pour un décor De magasin ? de film encor ?
Est-ce le créateur d’un monde D’un songe en filets à la ronde ?

Texte t386 dans un parc francilien le jeudi 14 avril 2011.

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Mon père rêvait le Bateau Dans une bouteille sans eau
Regardez parmi les bicoques Une en forme de cœur et coq !
Et maison du souffleur de verre Qu’il souffle jusqu’au septième air !
Et la bouteille fluctuat Nec mergitur et à Dieu vat !

Texte t387 dans un parc francilien le jeudi 14 avril 2011

Bateau fantôme ou bateau vif Bateau royaume ou château d’If
C’est un navire suspendu Au-dessus de l’espace et du
Temps pour enjamber les soleils Temps par-dessus bord et sommeils
Chaloupe vive nef fantôme Arche traversant psaume et paume

Texte t389 écrit dans un parc francilien le vendredi 15 avril 2011.
Premiers vers venus en marchant en prenant la voix de Rouben.

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En prenant la voix de Rouben Je me suis mis dans cette veine
Pour la venue au monde d’un Bateau ville au premier matin
Ou serait-ce la nuit ultime Débordant nos actions, nos rimes
Dans l’attente qu’au colombier Revienne un rameau d’olivier

Texte t390 écrit dans un parc francilien le vendredi 15 avril

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Une ville sur un navire - Il y aurait beaucoup à dire…
- Alors dis-le pour agrément Comme aux voiles pour le gréement
Le vent pour épauler les rames - Combien de feux et combien d’âmes
Et combien de destinations De proche à lointain et profond ?

Texte t391 écrit dans un parc francilien le vendredi 15 avril 2011.

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Un bateau qui porte le monde ? Le monde qui porte un navire ?
Que pouvez-vous dire à la ronde Au carré que pouvez-vous dire ?
Pour moi c’est un bateau fantôme Qui traverse tous nos royaumes
Par-delà châteaux et jardins Dans le jour et la nuit de l’Un

Texte t392 écrit dans un bus transbanlieus’art le vendredi 15 avril 2011.

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Un bateau qui porte une ville Aux habitants pour quel exil ?
Bois de tonneaux, barriques, caisses Voiles, chaloupes qui paressent
Bancs, charrettes et chapiteaux Sous les fenestres du château
Sont-ce pour gueules des canons ? La colombe arrive – Mais non

Texte t393 écrit dans un parc francilien le vendredi 15 avril 2011.

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Par la fente de ce nimbus Les rayons obliques qui fusent
Me rappellent du bateau-ville Les rames qui pourraient blanchir
Le flot bleu de la mer cosmos L’homme et la nature en osmose
Prier cependant la madone Que ne se perdent bateaux hommes

Texte t394 écrit dans un parc francilien le vendredi 15 avril 2011,
fini « alâmaison » le 16.

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Les maisons accrochées à flanc Ça rappelle le bateau-ville
Le soleil est rouge dedans Ne te découvre pas d’un fil
Qui donc serait le capitaine Je n’en vois pas le gouvernail
Je prenais la voix de Rouben Quand Christoph’ Colomb le travaille

Texte t395 dans un parc francilien
puis dans un bus transbanlieus’art le 16 avril 2011.

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Les rires Café de la Gare Sonnent autour du bateau d’art
Coluche, Dewaere, Sotha Bouteille, Minet, Mann, les voix
De ceux qui montèrent sur scène Miou-Miou Manesse, Guybet La
Motte, Gégé, Haas, Mitry, reines Et rois du gag avec éclats

Texte t396 « alâmaison et alordinateur » le dimanche 17 avril 2011.

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Nous les enfants des comédiens Nous étions invités à peindre
Les murs, les portes, les recoins Du Café de la Gare foin
Des applications avec soin On peinturlurait sans se plaindre
En s’amusant et en gamins Les adultes de ce temps loin

Texte t397 « alâmaison et alordinateur » le dimanche 17 avril 2011.

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J’ai vu Coluche sur sa scène ! François et Gilles sur sa scène !
Café de la Gare sur Seine François et Thierry nous le mènent
Ce bateau-ville qu’il surprenne La banlieusarde L’Haÿssienne
Un jour avec une remorque Comme un immense et très bel orque !

Texte t398 dans un parc francilien le dimanche 17 avril 2011.

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La salle de danse africaine Son lot de vibrations entraîne
Et la maquette suspendue Pouvait céder alors perdue
François amateur d’insolite Rebondit à parole dite
De Romain et le bateau-ville Poursuit sa quête et son exil

Texte t399 dans un parc francilien le dimanche 17 avril 2011.

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Sous le village en sa hauteur S’étend un drapé de couleur
Qui sur ses bords métamorphose En petits bonshommes qui osent
Danser danser venant à vivre Alors pour la rime et la vie
Je rappelle que François dit Disait si bien « Le bateau ivre »

Texte t400 dans un parc francilien le dimanche des Rameaux 17 avril 2011.

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La vie est violente et vile Même à bord de ce bateau-ville
Transport fantôme dans la guerre Des mondes autour de la Terre
Mode rafale de mes mots Pour en prendre mille photos
La nave va voyage un peu Sous le soleil à travers feu

Texte t497 écrit dans un parc francilien le 1er juillet 2011.

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L’hypothèse que fait Brigitte Une maquette par des moines
Indice serait le Visage Du portrait de la Vierge à bord
Des moines sur un bord de mer Prions pour les marins qui partent
Et qui ne reviennent pas tous Du grand voyage après les phares

Texte t498 écrit dans un parc francilien le 1er juillet 2011.

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C’est la galère ce bateau Rameurs ramez pas du gâteau
Mais à l’étage supérieur Fête foraine pour rieurs
Où les rameurs ? où les rieurs ? Bateau fantôme de malheur ?
On fait le tour de ce bateau Qu’on s’appelle France ou Otto

Texte t499 écrit dans un parc francilien le 1er juillet 2011.

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Où sont rameurs ? où sont lutins ? Vous êtes à bord d’un huitain
Visages de Vierge et Voyante Portraits qui chantent qui enchantent
Où sont les artistes ? leurs mains ? Où va la nave ? quels chemins ?
Pas de GPS à l’époque Le capitaine absent s’en moque

Texte t500 écrit dans un parc francilien le 1er juillet 2011.

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Bateau qui fonce dans la nuit Bateau-mystère qui s’enfuit
Bateau ville village et fête Bateau victoire chants défaite
Bateau soleil et bateau lune Bateau destin rires fortune
Bateau qui fonce vers le jour Bateau lumière temps amour

Texte t501 écrit dans un bus transbanlieus’art francilien le 1er juillet 2011.

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Les échelles sont différentes Des personnages tous absents
Cela irait du simple au triple Entre les festifs du dessus
Et les rameurs à fond de cale Quant aux spectateurs du Bateau
Ils sont encor plus Gulliver Mais des cirons dans l’univers

Texte t502 écrit alâmaison et alordinateur le 1er juillet 2011.

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Pour le bateau-ville au long cours C’est fête dans le centre ville
Danses, théâtre, poésiles Animations au clair du jour
Lui par sa fenêtre de verre Regarde ce monde qui vibre
Or il conserve son mystère Dans son port d’attache il est libre !

Texte t503 écrit alâmaison et alordinateur le 1er juillet 2011.

Une laisse de huitains par Laurent DESVOUX en Île-de-France


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AUTOUR DU BATEAU-VILLE
               ET DE FRANÇOIS DYREK

 
« CHRONOLOGÎLES » DU BATEAU-VILLE

Du bateau ivre au bateau-ville

Du bateau ivre rimbaldien
   Dont il était le diseur d’encre
Au bateau-ville L’Haÿssien
   Dont il rêva bouteille d’ancre
François Dyrek le comédien !

Texte u609 de Laurent 2D
en Bretagne le 5 novembre 2012, commencé à L’Haÿ-les-Roses le 1er.

Îles Années 60 : décennie vraisemblable, d’après ses matériaux analysés par les restaurateurs, pour la construction du bateau-ville, de quasiment trois mètres cinquante de longueur, par un ou plusieurs créateurs inconnus et pour un usage inconnu. Le style du bateau n’est « pas classique », mais « baroque », « surréaliste » selon ses admirateurs étonnés, car nous avons affaire à une œuvre artistique étonnante à bâbord comme à tribord et ce de proue en poupe. La revue Pilote voit apparaître Les aventures de Philémon, de l’auteur-dessinateur Fred, où le personnage oscille sans cesse  du monde réel au monde onirique des lettres de l’Océan Atlantique formant des îles…

Îles 1968-69 : un brocanteur achète la maquette à un antiquaire, la maquette est revendue à Romain Bouteille, le futur auteur du Cracheur de phrases. Un certain mai voit fleurir le pavé de Paris et des idées nouvelles de libération des mœurs.
 
Îles 1969 etc : Romain Bouteille et d’autres jeunes comédiens, qui vont réveiller, bousculer, dynamiser l’activité théâtrale par des comédies à haute dose d’imagination débridée, de fantaisie verbale, de portraits caustiques, créent à Montparnasse « Le Café de la Gare », le premier et le plus important des cafés-théâtres pour tours de chant avec sketches en ouverture puis pièces comiques délurées. L’esprit collectif et aventureux de l’époque y battra à plein et de fortes individualités s’y révéleront de Sotha à Coluche, de Henri Guybet à Miou-Miou, de Patrick Dewaere à… l'équipe du Splendid. Pendant que le café théâtre du Splendid à 300 mètres était en construction, leurs comédiens ont été invités par le Café de la Gare à jouer Le Graphique de Boscop de Sotha, qui avait besoin, succès oblige, de faire jouer la pièce deux fois par soir et donc de dédoubler la distribution. Ainsi se sont retrouvés sur scène, entre autres : Thierry Lhermitte, Martin Lamotte et… François Dyrek, qui, lui, avait intégré la troupe peu avant, dans les Semelles de la nuit, pour remplacer Patrick Dewaere, parti faire du cinéma…
 
Île 1972 : Patrick  Dewaere avait retrouvé l’été 68 Annie et François Dyrek qui connaissaient depuis des années Patrick en enfant-comédien avant qu’il ne devienne la vedette à cœur et à cran que l’on sait ; il les informe que le théâtre va être  transféré rue du Temple et qu’il a besoin de financement des amis comédiens… Le hasard voulut qu’Annie et François qui avaient une belle somme de côté grâce au film La Bande à Bonnot, avec Jacques Brel, Bruno Cremer, Annie Girardot, Jean-Pierre Kalfon (de la famille d’Annie!), et Dominique Collignon-Maurin (un frère de Patrick Dewaere !) et consorts, se dirigeaient vers un grand magasin pour s’acheter une chaîne musicale dernier cri, et chemin faisant accordèrent l’essentiel de leurs économies pour le financement du Café de la Gare. Le couple Dyrek va être le premier à prêter une somme à Romain Bouteille et le dernier à réclamer la somme en retour quelques années plus tard. Romain à cette occasion invitera le couple au restaurant. Le nouveau lieu du café-théâtre en 1972 est peint pour la décoration intérieure avec l’aide des enfants des comédiens, ainsi les trois frères Gilles, Thierry et Laurent, fils d’Annie et de François, s’en donnent à cœur joie. François Dyrek, formé au cours Simon, participera au « Théâtre National Populaire » de Georges Wilson, puis au « Théâtre de l’Est Parisien » de Guy Rétoré, avant de rejoindre la joyeuse équipe du Café de la Gare, avant d’autres aventures théâtrales collectives comme « Les Boucles de Marne » avec Pierre Santini.
 
Îles 1972-1973 : la maquette arrive au théâtre, exposée dans le hall, puis dans plusieurs espaces du théâtre, elle est suspendue in fine non loin des places des spectateurs. Qui pouvaient la voir en montant l'escalier qui menait à la caisse du théâtre, alors en hauteur.
 
Îles 1990-1991 : Tout autour du café de la Gare, dans la cour, le centre de danse du Marais s'est développé ; enfant,  Laurent 2D à voir les claquettistes à l’étage par les grandes baies vitrées avait rêvé de faire un jour aussi chanter les planches.  Une salle de danse africaine fait vibrer le bateau par les trépidations des danseurs, le bateau doit trouver un autre havre, Romain Bouteille le donne à François Dyrek - Dans le souvenir de Gilles Dyrek, « l'histoire est encore plus jolie que ça : à chaque fois qu'il allait au Café de la Gare, Papa prenait le temps d'admirer le bateau à voix haute. Un jour Romain lui a simplement dit "arrête de le trouver beau et prends-le, je te le donne, il est à toi" - qui l’accepte de bonne grâce et le place, aidé par ses fils Gilles et Thierry, dans son pavillon au garage dans les confins de L’Haÿ-les-Roses, dans une rue qui associe, selon le témoignage du plus vieil habitant de cette rue, les deux prénoms de deux frères y ayant bâti les premières maisons.
 
Îles 1991-1999 : Brigitte et Laurent, habitants du pavillon pour une décennie, sont les gardiens du Bateau-ville, le père François organise des visites commentées du Bateau-ville. Il rêve de faire fabriquer une bouteille de verre, géante et transparente et d'y placer le bateau à l'intérieur ; destin fréquent des petites maquettes de bateau d’être placées dans une bouteille, mais projet plaisant aussi par rapport au nom du premier propriétaire. Un chaton nommé Camilion naît dans le garage sous la maquette et devient vite la coqueluche du voisinage. Gilles Dyrek dans le sillage de François joue et crée des pièces avec un grand sens du rythme et de belles mises en boite de nos contemporains au Café de la Gare et sur d’autres scènes parisiennes : Le Projet – titre provisoire, La Touche Étoile, Venise sous la neige...

     Chronologilles. Gilles Dyrek raconte : « En 1984, après le bac, avec une bande de copains, dont Pascal Lahmani et Dzovinar, j'ai monté ma première pièce et je suis allé naïvement au festival d'Avignon pour la jouer en plein air devant le Palais des Papes. En arrivant en ville, j'ai vu un panneau "le Café de la Gare ne fait pas de publicité". Je suis aussitôt allé voir Romain Bouteille pour lui demander s'il pouvait me prêter une chaise pour jouer ma pièce (j'avais pensé à tout sauf à ça !). Il m'a donné un tabouret de toile qui a fait tout mon bonheur. En 1987, je suis tombé à la maison sur une lettre-circulaire de Sotha à ses amis, dont Papa donc, qui leur demandait de l'aider financièrement à réaliser son nouveau film Tant pis si je meurs. Comme je venais de voir un excellent court-métrage qu'elle avait réalisé et surtout que je venais de toucher ma première paye de comédien chez Santini dans Le Malade Imaginaire, j'ai appelé Sotha et je lui ai demandé avec toute ma naïveté si, moi aussi, je pouvais prêter de l'argent… Ma proposition l'a beaucoup touchée (au point de me proposer quasi immédiatement de jouer dans le film et d'ainsi partir 2 mois à la Guadeloupe…) mais surtout la formulation. Pour ce qui me concerne, ça a été le début d'une belle histoire avec le Café de la Gare et le point de départ de ma fréquentation assidue du lieu. Et j'ose avouer, que, pour moi, le Bateau-ville, n'était qu'un bel objet au milieu d'un bel endroit qui avait une belle âme et rempli de poésie et de culture. Tout y était beau : les peintures d'enfant que tu mentionnes, l'architecture tarabiscotée du lieu, la grande roue pour le tirage au sort des prix des places, les livres à disposition du public dans le hall, et évidemment la générosité des gens du lieu, leur façon de vivre en habitant sur place (Sotha a toujours son appartement en hauteur avec accès notamment par la salle, et de nombreux artistes ont vécu sous les gradins) et la liberté de ton des spectacles de Romain et Sotha, ainsi que toutes les fantaisies autorisées (voire obligatoires) dans le jeu des comédiens. Tout ça pour dire, mais c'est très personnel, que le bateau, je le voyais sans le voir.
Ensuite, en 1988, j'ai monté mon premier spectacle de sketches (de Dabadie) à l'école « L'entrée des Artistes » d'Yves Pignot. Philippe Rony est venu voir le spectacle en voisin, avec sa fille Manon sur les épaules. Puis il m'a dit "Si tu veux venir jouer chez nous un soir, c'est gratuit pour les copains".
En 1990, Sotha m'a proposé de m'installer au Café de la Gare pour l'été et d'en être le gardien en leur absence (ils partaient alors tous dans leur moulin du côté du Puy en Velay). J'ai donc été, entre autres choses, gardien du bateau, mais là encore, je le voyais sans le voir. Il faut dire qu'il était en hauteur…
Puis j'ai présenté mon premier spectacle au Café de la Gare Bonsoir Paris d'abord un soir, puis deux semaines au printemps suivant. C'est, je pense, à toutes ces occasions que j'ai des images de Papa au Café de la Gare (certainement venu pour me voir jouer) admirant le bateau. »
 
Île Été 1991 ; création de l’Association du Verbe Poaimer par Brigitte, Laurent et Thierry. François réalise le logo modulé sous les formes des bonhommes-livres. L’année suivante est lancée la revuette  « Jeux d’Epreuves » qui deviendra vraiment une revue en 2009 avec les éditoriaux et la conduite de Brigitte Moyon-Dyrek, préfacière des récentes anthologies poétiques, Les Acrostiches de la Liberté, Les Rondeaux de la paix, puis Les Huitains de nos fêtes.
 
Île Décembre 1999 : quelques jours avant la tempête du siècle, décès de l’acteur François Dyrek, qui a eu une belle carrière au théâtre, à la télévision par exemple dans les fameux feuilletons télévisés « Jean-Roch Coignet », « Mandrin » ou les inoubliables séries policières « Les cinq dernières minutes », « Maigret », et au cinéma avec des films notamment d’Enrico, Fourastié, Faraldo, Verneuil, Tavernier, Boisset, Heynemann, Coluche, Schoendoerffer, Annaud, Sentier, Gainsbourg, Zidi, Granier-Deferre, Fansten, Bertucccelli.  François, fin diseur de poèmes, interprétait avec une belle sobriété mêlée d’émotion contenue les cent vers du « Bateau ivre » de Jean-Arthur Rimbaud en famille et dans les occasions de fêtes de la ville – à tel point qu’Annie Dyrek y voit la source de l’intérêt que portait François au Bateau-ville.
 
Île An 2000 : la famille Dyrek lègue le Bateau-ville à la ville de L’Haÿ-les-Roses avec le cap sur le nouveau millénaire.
 
Île 2001 : création du théâtre François Dyrek à Joinville-Le-Pont par Claude Mann, cet acteur de théâtre et de cinéma – avec des films de Demy, Melville, Téchiné, Costa-Gavras, Visconti, Duras et Lelouch - et metteur en scène, il travailla au Café de la Gare aux côtés de Romain Bouteille et de François Dyrek qui prendra part au projet de théâtre en bord de Marne de Claude. Claude Mann intègrera le jury du prix François Dyrek créé par l’Association du Verbe Poaimer parallèlement au prix Rouben Melik, figure poétique de L’Haÿ-les-Roses.
 
Îles 2000-2010 : le bateau est entreposé dans plusieurs lieux de la ville : garage de la bibliothèque municipale, hangars des Tennis couverts, garage de la Maison du Roman Populaire. Il y est endommagé par l’humidité et les moisissures.
 
Îles 2010-2011 : restauration minutieuse sur deux périodes estivales par des étudiants de l’école de Condé dans un pavillon appartenant à la mairie en centre-ville : dépoussiérage, reconstitution de parties manquantes, démontages de certains mécanismes et restauration des petits moteurs électriques. La commission du patrimoine de L’Haÿ-les-Roses décide que la fête du patrimoine 2011 sera consacrée au Bateau-ville. Annie Dyrek fait partie de cette commission, elle a créé le café-philo de L’Haÿ-les-Roses avec un beau succès.
 
Île Printemps 2011 : visites guidées par Ghylaine Péry chargée du patrimoine ; c’est à Ghylaine qu’on doit l’appellation « Bateau-ville » pour la maquette géante ; des poètes, venus de Paris et de son agglomération, après observation ou imagination du Bateau-ville composent des poèmes en vers libres ou réguliers, des récits et des chansons, des textes venant appuyer l’exposition de la maquette.
 
Île Eté 2011 : conception de cette présente chronologie en m’appuyant sur des souvenirs, des recherches documentaires et sur des éléments du rapport de restauration établi l’été précédent ; réalisation d’une plaquette par la ville comportant les poèmes et de kakémonos porteurs de quelques strophes. Nous sommes dès lors animés du projet d’une anthologie de l’Association du Verbe Poaimer qui reprendra ces poèmes et divers textes liés au Bateau-ville.
 
Îles 18 septembre 2011 et après : dans le cadre de la fête du patrimoine 2011, le Bateau-ville est fêté. Il est exposé le temps d'une journée, sur la place devant l'Auditorium et la maquette a pu voir le spectacle donné en son honneur sur cette place avec de la poésie, de la musique, de la danse, et même des chants de marins… Il intègre son nouveau lieu d’ancrage : l’Auditorium Dispan de Floran. Il y est présenté sous vitrine en pavé droit de verre et par la suite il rencontrera les publics qui viennent assister aux représentations de musique, de danse,  de théâtre et qui pourront l’admirer dans son ensemble et ses détails, lui « le bateau fantomatique », le « bateau rêve », le « bateau gigantesque », cette « arche biblique », « cette merveille », cette « ville ardente », cette « ville construite sur un bateau », cette « arche dans la tempête », cette « utopie décorative », « cet étrange objet », ce « bateau libre », ce « bateau file », cette « énigme », ce « jouet », ce « bateau-monde », cette « savante machinerie », ce « bateau vif », ce « bateau royaume »… Vous pourrez, à loisir, vous inspirer de ces dénominations, et en formuler d’autres pour des hymnes, des odes, des ballades en vers ou en prose…
 
Îles Printemps 2013 etc. Printemps des Poètes sur le thème des voix. En divers lieux de L’Haÿ-les-Roses les voix du Bateau-ville auront été données à entendre et sa Ballade à écouter, à espérer des mises en musique et en spectacle. L’enquête sur l’origine du Bateau-ville continue, pour savoir comment il a pu se retrouver aux Puces de Clignancourt avant l’aventure du Café de la Gare. Toute personne faisant avancer notre maritime enquête se voit offrir un exemplaire du présent livre.

Texte t506 Laurent DESVOUX-DYREK écrit les 5 et 6 juillet 2011 à quelques encablures du Bateau-ville en Île-de-France. Peaufiné avec Brigitte Moyon-Dyrek le 12. Puis en 2012 avec des souvenirs d’Annie Dyrek et des apports d’informations et de formulation par Gilles Dyrek.

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FRANÇOIS DYREK (1933 – 1999)
 
     François Dyrek était comédien. Il s’installe à L’Haÿ-les-Roses en 1977 où il vit jusqu’à sa mort survenue juste avant l’an 2000.
     Il commence par mener une riche et passionnante carrière au théâtre, alternant les expériences de troupe avec des équipes prestigieuses : Théâtre National Populaire, Théâtre de l’Est Parisien, Compagnie du Vieux Colombier, le Café de la Gare…
     A partir de la fin des années 60, il multiplie les rôles au cinéma et à la télévision, et son visage devient vite familier au grand public.
     Son ami Claude Mann lui a rendu hommage en nommant son théâtre de Joinville « Théâtre François Dyrek ».
     Il a toujours prêté son concours de bonne grâce à la vie L’Haÿssienne, participant, entre autres événements, à l’anniversaire des 100 ans de la Roseraie, à de nombreuses fêtes de quartier, à des Noëls des écoles, à des galas de charité à l’auditorium, à des fêtes d’associations, à des commémorations. Il y disait volontiers des poèmes et interprétait des chansons avec fantaisie et talent.
     Il a également participé à la création, avec Francine Michiels, de la Compagnie théâtrale du Moulin dont il fut le premier Président d’honneur.
     Vous avez pu également l’applaudir à de nombreuses représentations de l’Association du Verbe Poaimer aux côtés de son fils Laurent DD et de sa belle-fille Brigitte Moyon-Dyrek.
     Sa famille a fait don à la ville du Bateau-ville, qu’il avait lui-même reçu en cadeau de ses amis du Café de la Gare.
 
 Texte écrit par Gilles DYREK en Île-de-France l’été 2011.

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VOYAGE EN COMÉDIE

Ecrit en 1991 par François Dyrek

Fallait-il appartenir à toutes ces :
bande à Bonnot (film Philippe Fourastier)
bande des Stéphanois (film « Le Shériff juge Fayard » Y. Boisset)
bande à Mandrin (feuilleton Fourastier)
bande à Macki (« Opéra de 4 sous » Brecht TEP)
bande à Romain Bouteille (Café de la Gare)
bande à Debauche (« Les Misérables »)
bande à J.P. Bisson (Sarcelles sur Mer – « Smoking »)
pour aujourd’hui appartenir à la bande à Jacques Ansan qui monte Pinocchio ?

Fallait-il pour interpréter ce Gepetto menuisier, avoir été compagnon charpentier (Dolois cœur en joie dans « les Colonnes du ciel » de B. Clavel) et ce au 17e siècle ? Peut-être oui. Le temps que la bûche soit tricentenaire.
Fallait-il en passer par la vie de Château et posséder Versailles (Louis XVI « La vie de Marie-Antoinette ») ou le Château d’Angers (baron d’« On ne badine pas avec l’amour ») ou le Château du Médoc (« Flagrant Désir » : Faraldo) ou en être simplement le gardien « Les Carnassiers » film de Boisset
pour interpréter ce crève-la-faim de Gepetto ?

Pour se faire passer les menottes fallait-il avoir été commissaire :
au Gabon « Equateur » de Gainsbourg,
en Province « Maigret et l’enfant de cœur »,
de Roissy « Issue de secours » de Joyce Bunuel,
au théâtre du Tourtour « Clara » d’Arthur Miller,
ou gendarme : « Le Crabe - tambour », « Le Gaffeur »,
ou flic : « Themroc » de Faraldo,
ou assassin ou inculpé dans divers « 5 dernières minutes » ?

Fallait-il sillonner :
la Sologne « Marcheloup - Raboliot » de M. Genevoix
la Bretagne, téléfilms d’Hervé Baslé
les Vosges « Le Mécréant » de Jean L’Hôte,
pour faire partie des gens du voyage ?

Fallait-il feuilletonner dans :
« Gaston Phœbus » (Ernauton)
« Les Mystères de Paris » (Le Chourineur)
« Arcole »
Fallait-il avoir été :
soldat pour Bertolt Brecht « Mère Courage »
et « Le Cercle de Craie Caucasien » (Jean Prat)
para pour Laurent Heynmann « La Question »
et passer plusieurs fois la Bérézina :
soldat « La Franchise » ( Jean-Roch Coignet)
et « Adieu » (P. Badel)
au point de ne plus savoir si, mêlant réalité et fiction, ses origines polonaises ne remonteraient pas en amont, à un grognard breton ?

Ces métiers divers :
chantier naval pour « Un changement de saison » (J. Krier),
forgeron « Les blancs pâturages » (M. Subiela),
« Les Ferrailleurs des Lilas » (J.P. Sassy),
berger « Thomas Guérin retraité »,
et ce curieux parcours fait
en tracteur « Tu sillonneras la plaine » (Subiela)
en tombereau « Gustalin » (Marcel Aymé)
en locomotive « Antoine Bloyé » (Bluwal)
en bateau « La Mer promise » (Ertaud)
en péniche « L’écluse du temple »

pour arriver à Gepetto
et finir dans le ventre d’une baleine !

les grands malheurs et les petites misères des personnages :
professeur de chant chahuté dans « La fracture du myocarde » (J. Fansten)
le bistro incendié dans « Radio Corbeau » (Y. Boisset)

les prisons de l’inquisition :
« L’Homme de la Mancha » (Le Padre)
« Les Ténèbres envahissent la Terre »
la terrible « Affaire Rosenberg » (Lorenzi)
décapité plusieurs fois :

Louis XVI
conjuré breton dans « Que la fête commence »
conjuré Chouan dans « L’affaire de la rue St Nicaise »
… vous pétrissent.
Alors tout s’est ligué pour mettre Gepetto dans le pétrin.

Et pour veiller sur la vie fragile d’un pantin il fallait au moins avoir :
été le médecin grec Démétrios dans « La Florentine » (Marion Sarraut),
été médecin de campagne dans « Bouvard et Pécuchet »,

joué avec Julietta Masina « Aujourd'hui peut-être »
histoire de faire un pas vers l’Italie de Gepetto,

été dompteur dans « Lulu » (Théâtre de l’Athénée),
été clown dans une « Mésaventure » d’Isker,
histoire d’approcher le monde du cirque.

Alors, après le chapiteau de Silvia Monfort avec « Phèdre »
c’est aujourd'hui le chapiteau de Gennevilliers avec « Pinocchio »

      Texte écrit par François DYREK pour le spectacle Pinocchio, distribué à l'église le jour de l’enterrement, ensuite reproduit pour les fêtes du Patrimoine.
 

LA BALLADE DU BATEAU-VILLE
Le Verbe Poaimer, 2013

p63 :  Le bateau d’à côté
    Et aujourd’hui si nous partions à la rencontre d’un endroit ouvert aux quatre vents, ouvert aux quatre temps du petit et vaste monde, celui d’un lieu où le soleil tombe également sur les belles et les mauvaises rencontres, un lieu pour être plongée au cœur de l’ambivalence de la fête. C’est donner du bon temps que d’embarquer mais pas sur Cythère sur cette caravelle gonflée d’air et flambant neuve qui vient d’accoster au port où maintenant défilent des matelots : c’est une image de haute mer faisant chavirer les passants - où  après le débarquement des marchandises la mer fera tanguer et gîter le vaisseau… et filent les instants volés dans le roulis des hautes vagues.
     Jamais plus on n’entendrait aux portes des maisons siffler les épines tremblées des broussailles dans le fond du corridor de l’épaisseur rocheuse, masse de calcaire argenté cramponnée au sol, promontoire et ravin des solitudes rencognées faisant ployer de vif les vibrations naturelles. – Là, des silhouettes familières se découpent dans la lumière -. Est-ce un coup frappé dans l’église du ciel où n’entre aucun fidèle de passage. Des passants viennent frapper des ancres accrochées au mur telles des ex-voto, porte-bonheur.
     La ville se plaît de sa rage foisonnante. Elle voudrait se convaincre du contraire. Vivre et congédier le malheur pour aller quêter ailleurs les ellipses du temps ; et l’œuvre de la vie qui modèle poursuit son cours inlassablement… Est-ce une manière d’entrer en société pour mesurer et flatter les esprits sur le poids des choses ? Quelle question l’emporte sur la réponse ? Sur l’avenir de couleur incertaine, des fleurs  en procession déployées comme des arcs se profilent comme des ombres, ombres du matin que des cloches réveillent, mais du miroir poli d’où ne sort qu’une seule ombre, l’ombre de ton reflet agite une petite main. C’est l’enfance de l’art qui prend soudain la forme, la forme d’un refrain que ton sourire inonde…

Brigitte MOYON-DYREK, le 25 juillet 2012, en Île-de-France

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VI) Le bateau ivre mais la ville debout

C’est un bateau du bout du Monde
sur lequel est construite une ville
qui est la Ville tremblante mais l’Unique
où rient les enfants
           Liberté est leur nom. les sphères sont cassées,
les ellipses aussi et en la Constellation du Cygne
sur des fils d’or dansent les funambules
qui tiennent leur balancier
           En les ajoncs, en les halliers, sur le pont
dansent les matelots et sur la rive
les acclament les piroguiers
            Nu, le vent les berce et s’inachève le temps
Lors comme en rêve
je te vois monter les marches du Temple sur l’Île aux Cormorans bleus

Bernard CHASSE

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p31 VII) Le bateau-ville-miracle

Au Graal, la Coupe merveilleuse,
la Coupe en cristal qui décompose et recompose
les couleurs de l’Arc-en-Ciel
ils ont bu

Ils sont descendus
du bateau, de la ville qui les a conduits
là où ils sont
en le Pays des Fous de Bassan

sur la falaise couleur de miel
d’où s’envolent les engoulevents
Ils sont maintenant de par la ville,

de par le bateau
en le Pays des enfants
en le Pays de la Paix et de la Liberté

             Bernard CHASSE
à L’Haÿ-les-Roses en Île-de-France le 14 mai 2011.

*

Le Bateau-ville

Cela se passait sous le regard muet de la déesse du Temps.

Voici, l’arche s’arrache !

Au-dessus des continents de la mémoire
Le bateau-ville a flotté
Avec ses peuples admis, hommes et animaux,
Adonnés à leurs labeurs journaliers
Avec ses galériens arrimés à leurs rames
Ô travaux obstinés des heures et des jours !

Heurs et malheurs s’échangent
Aux comptoirs du paquebot scintillant
Dans les cafés, les commerces
Les chimères se pressent, se poussent au rendez-vous
Et les doubles escaliers se perdent.

Le bateau-ville, « bateau ivre », tangue de tant d’émois

On dirait des pages d’Edgar Poe, de London, de Stevenson,
On dirait… le vaisseau fantôme qui ne cesse d’appareiller
Levant l’ancre de nos désirs, de nos dédains, de nos destins

D’entre toutes les nuées, elle se déploie la fière nef
Ouvrant la navigation errante,
Celle d’Ulysse et de vous tous mes semblables !

Jean-François BLAVIN
À Paris Bistrot Hall 1900 le 11 juillet 2011.

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     En attendant vos textes, poèmes et proses, pour « À la Poursuite du Bateau-Ville... »
     En s’activant pour la recherche de qui a créé le Bateau-Ville et découvrir... après périples internautiques...

09 décembre 2017

Diseurs du Verbe Poaimer Oyez poèmes musique Marché de Noël L'Haÿ les Roses dim3 décembre 2017

Oyez oyez Sous le grand chapiteau ! Les Diseurs du Verbe Poaimer ! - Nous avons ouï !

Oyez oyez l'accordéoniste Victor Korsakov avec des airs russes et un air de Mozart ! - Nous avons ouï !

Oyez oyez Philippe Daverat avec des chansons de notre répertoire enchanté ! et sa guitare magique ! - Nous avons ouï !

Oyez oyez les Poaimes de Noël ! Sous le grand chapiteau du Marché de Noël de L'Haÿ-les-Roses ! - Nous avons ouï !

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A 16h30 ce dimanche 3 décembre 2017 an 1 des estrambots !

Au premier jour de l'Avant ! D'avant les cadeaux ! Aux jours de fête de joie et de solidarité !

Qu'on se le dise et on va vous le chanter ! Oyez oyez ! - Nous avons ouï ! Nous avons vu ! Poèmes et chansons nous avons goûté ! et partagé !

    Laurent 3D54 le 3 au matin / le 9 au soir

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26 novembre 2017

Verbe Poaimer 2017 Estrambots Palmares SalonduLivreetdesArts L'Haÿ-les-Roses

 

      Voici les résultats de notre concours 2017 de poèmes autour de la forme poétique « estrambot » et sur des thèmes variés : Le Verbe Poaimer a proclamé les résultats au beau Salon du Livre et des Arts en sa 9e édition, au Moulin de la Bièvre, qui voit fleurir poètes, écrivains, artistes, lecteurs, auditeurs, spectateurs....

     Ce palmarès des estrambots du Verbe Poaimer sera communiqué aussi dans notre revue « Jeux d’Epreuves » vers février 2018.

       Un palmarès jeunesse – un CM2, des 6e et des 5e - a été proclamé aussi au Salon du Livre et des Arts de L’Haÿ-les-Roses, les résultats et des photos figurent sur Le Blog de Monsieur Dyrek qui va arriver au 100 000e visiteur !

      Les poèmes de XVII an 1 des estrambots seront complétés de poèmes de l’an XVIII an 2 des estrambots et cette fois de 18 vers...

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PRIX DU VERBE POAIMER 2017

1ere ANNEE INTERNATIONALE DES ESTRAMBOTS

       L’estrambot ? étrange sonnet de 17 vers - 17 comme l’année de notre invitation à leur écriture et de leur écriture - un tercet s’ajoutant aux deux quatrains et aux deux tercets traditionnellement dévolus à cette forme du sonnet que la Renaissance a fait voyager dans toute l’Europe avant de gagner d’autres rivages encore.

     Ci-après vous trouverez le palmarès des six prix 2017 que notre Association du Verbe Poaimer a organisés cette année, le prix Annie et François Dyrek des fables en F, le prix Bernard Chasse des estrambots sur les lieux et sur les ponts, le prix Charly Mathekis des poèmes exclamatifs et/ou interrogatifs, le prix Jean-Pierre Palissier des poèmes humoristiques ou cocasses, le prix Patrick Raveau des poèmes sur les noms des roses vocaliques, le prix Ella et Rouben Melik du meilleur ensemble francophone d’estrambots.

PalmaresEstrambots17SalonLHay

     Nous remercions la Roseraie des Cultures de nous avoir accueillis dans son Salon du Livre et des Arts, tous les poètes et les familles des poètes qui ont financé un prix, la Maison des Associations Culturelles et le Service de la Vie associative de L’Haÿ-les-Roses pour leur aide prenant plusieurs formes, la photographe Maya Angelsen qui a offert, pour la deuxième année de rang, une magnifique photographie en noir et blanc de grand format avec son cadre et son certificat d’authenticité (Site « L’instant éphémère »), le restaurant de la Roseraie de L’Haÿ-les-Roses « Le Pavillon Normand » qui offre une table de quatre couverts à l’un de nos gagnants, tous les poètes participant avec des poèmes créés, inédits et que nous allons publier notamment dans la revue Jeux d’Epreuves et dans de futures anthologies. Maya a de plus avec beaucoup d’allant animé notre proposition « Photo-tableau : mon vers, ma phrase » avec son atelier photographique installé dans la grande salle des auteurs au Salon du Livre et des auteurs de L’Haÿ-les-Roses pour sa neuvième édition. Le Verbe Poaimer a offert chaque photo réalisée par la photographe artiste – mettant en valeur des livres présents sur le Salon par un extrait choisi et par les auteurs gantés et chapeautés tenant le tableau élégamment et son message écrit à la craie. Beaucoup d’auteurs sont venus sur notre stand – et quelques visiteurs lecteurs aussi ! – et les poètes se sont relayés le weekend pour assurer une présence et des dédicaces pour le flambeau de la poésie.

     Parmi nos autres événements vient la publication d’un livre annuel, prise en charge cette année par les éditions Unicités, avec une préface attendue d’Alain Borer, poète, prosateur et président créateur du Printemps des Poètes.

  Notre prochain livre Des Chiffons de Javel aux ardents poétiques portera sur les Printemps des Poètes depuis l’an 2000 et une école de Paris. Il sera présenté notamment à la Bibliothèque George Sand à L’Haÿ-les-Roses un samedi de mars 2018.

     Avant même, le dimanche 3 décembre, nous nous retrouverons avant 16h30 sur la scène du chapiteau du Marché de Noël de L’Haÿ-les-Roses, pour dire des poèmes de Noël, avec le musicien accordéoniste Victor Korsakov et le chanteur compositeur Philippe Daverat – ou dans l’assistance pour écouter ou prendre photos et vidéos. Un des plus beaux marchés de Noël d’Île-de-France, qu’on se le dise, créé par une Alsacienne et qui aura commencé dès le vendredi.

    Nous allons poursuivre jusqu’en 2024, l’année des JO à Paris !, le chemin d’associer le nombre de vers de nos poèmes et l’année d’écriture, cela a commencé l’an 2014 avec L’année internationale du sonnet, 2017, ce fut la première année internationale de l’estrambot, voire estrange !, issu de nos traditions poétiques, que nous aimons retrouver, revigorer ou renouveler, 2018 sera la deuxième année internationale de l’estrambot ! Et sera aussi l’année de la Poursuite du Bateau-Ville ! car nous allons lancer une grande recherche autour de la drôle de maquette géante du Bateau-Ville sise à l’Auditorium Dispan de Floran à L’Haÿ-les-Roses et sur l’identité de son créateur - et un appel à nouveaux textes, poèmes et proses sur le Bateau-Ville !

      Texte de Laurent Desvoux-D’Yrek du Verbe Poaimer en novembre 2017.

 

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PRIX ANNIE ET FRANCOIS DYREK 2017

MEILLEURE FABLE EN F

 

PODIUM

 1ers ex aequo :

La Fauvette et le Frelon  par Jean Fauré                     

Le Foutraque et le Finaud par Dominique Zédet                       

 3e Écriffine et LéléphFan par Clara Delange                         

 

La Fourmi et le Fourbi par Gérard Bouvier 4e

Le Farfadet et la Fée folletteparFrédéric Martinet 5e

Imparfait, Futur et Présent par André Marty 6e

Falbala sans ses fers par Jean-Marc Chanel 7e

Fruit de la réconciliation par Charly Mathékis 8e

Le Fourmilier et une Fourmi par Laurent Zimmern 9e

L’Imparfait et le Futur par Corentin Fernagut 10e

 

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1er prix Annie et François Dyrek 2017.

 

     La Fauvette et le Frelon

 

La fauvette est insectivore…
Le frelon ne le sait que trop !
Dès qu’il la voit dans ses rétros,
Il file tel un météore.
Mais parfois, avec de la chance,
Le passereau peut l’attraper.
« Laissez-moi, laissez-moi en paix !
Crie l’insecte en toute innocence.
– Ah non ! Dit l’oiseau, c’est trop fort.
Vous êtes un tueur d’abeilles.
Aujourd’hui je rends la pareille :
Vos actions méritent la mort… »

C’est ainsi que le droit s’impose
En servant de mauvaises causes.
La justice tourne à la frime
Quand les bourreaux et les victimes
Sont coupables des mêmes crimes…

     Jean FAURÉ

 

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2e prix Annie et François Dyrek 2017.

 

     Le Foutraque et le Finaud

 

Dans les bas-fonds de la ferme du haut,

Flâne sur un air de fausset,

Un porc foutraque se targuant en faux

De figurer tout en finesse.

Mais une flopée de poules pouffe dans son dos,

Lui qui flemmarde dans la fange

Est plus insignifiant qu’un fagot.

Outre sa famille et quelques fidèles,

Le file toujours un rat finaud,

Fidèle laquais du gras mammifère.

Quand un jour, facétieux, il fit fi de ce fardeau :

Fatigué d'être derrière, il feinta

Et finit par passer devant ce fol gros.   

Froissé, le porc offensé par cet affront se figea dans sa fosse,

Vociférant sur ce fourbe rat qui défiait son ego,

Alors que fascinée, la foule accourut

Pour féliciter le petit gris finaud,

Qui devint le préféré du fermage.

Un fort peut faillir en son fief s’il est sot

Quand arrive à ses fins un faible futé.

 

     Dominique ZÉDET

 

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3e prix Annie et François Dyrek 2017.

 

     Écriffine et LéléphFan

 

Dans un village de Gaulois, vivait Écriffine une poétesse rêveuse

Elle écrivait des mots très fins à la plume de libellule

Elle voulait créer atelier et ouvrit une boutique « Mots voyageurs »

Les jours passaient et repassaient, mais aucun Gaulois n’y entrait

La vitrine se remplissait de mots jolis, de mots écrits

Car chaque mot est un voyage dans un pays fablueux

Par un matin frais et joyeux, LéléFan poussa la porte

« Je suis bien lourd et maladroit je voudrais jouer avec des mots,

Ortograffe n’est pas mon ami, cependant je ne suis pas sot

J’aimerais des mots précieux, gros, joyeux, musiciens, colorés

des mots à apprivoiser, des mots à faire rêver »

Écriffine ouvrit une valise, y glissa : Délicatesse, énorme, rigolo, clarinette, orange,  

et philosophie, un pinceau-fée d’escargot, et referma la valise

Et voici que l’on entendit un joyeux bazar, un concerto en brouhaha

clarinettrange, déligolo, philonette, golosophie et délirior

en sortirent tout ébouristoufflés, mais très joyeux.

 

Moralité : point n’est besoin d’être savant pour jouer avec les mots

 

     Clara DELANGE

 

 

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PRIX CHARLY MATHEKIS DU VERBE POAIMER 2017

 

     PRIX CHARLY MATHEKIS 2017

ESTRAMBOTS EXCLAMATIFS OU INTERROGATIFS

 

Jury :  Charly Mathekis de RDC et Clara Pag de France, deux poètes sur la Terre

 

Podium :

1) « Les Africains » par Elizabeth de Courtivron

2) « Les roses de sel jamais ne se fanent ! » et « Le vent, feuillette un conte d’enfant » par Nadia Esteba

3) « Faire ce qu’il faut… » par Andrée Glasson

 

4) Soif à Paname par Julia Lindholm 

5e ex aequo) Bateau de nuit par Colette Fournier

Le vent m’a parlé par Patient Katembo Vayikondera

Terre ô Terre  par André Marty

Qui suis-je ?  par Mathias Moronvalle

9e ex aequo) Le miracle de la poésie par Patient Katembo Vayikondera

Lucy ou Eve ? et Questions ? par Jean Fauré

 

11e ex aequo) A rêver sur l’estran par Béatrice Albertat

12) Hymne à la vie, bonjour ivresse par Dominique Zédet

Ça alors par Julia Lindholm 

13) Vous pleurez ? par Clara Delange

14) Le serial Rimeur... par Sharon Deslignères         

 

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1er prix Charly Mathekis 2017.


     Les Africains

 

Entendez-vous fuser leurs rires en clairons,

Qui savent nous surprendre en passant dans la foule,

Nous détendre en osmose à leur air qui défoule,

Étoile de l'espoir, lorsque nous chavirons ?

 

Par l'éclat du sourire, attirés, nous irons

Nous attardant sans but, vers ce que le pas foule.

Au rythme du roulis qui assaille et refoule,

L'âme se met d'aplomb. Puis nous nous retirons.

 

Leurs belles et graves voix prennent jusqu'aux entrailles !

Leur entrain colossal égaierait  … des murailles :

- Sans moral aujourd’hui  ??? … ça ira mieux demain !

 

Voilà que chaque jour deviendrait une fête !

A leur joie en cascade, aux signes de la main,

Entrons dans cette danse évinçant la défaite !

 

- Qui veut, Monsieur-dame une fleur de jasmin ?

Laissons-nous entraîner, soumettre au diapason.

Grâce à ces jolis-cœurs, ré-ouvrons l’horizon !

 

     Elizabeth de COURTIVRON A Paris le 30.03.2017.

 

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2e prix Charly Mathekis 2017.

 

     Les roses de sel jamais ne se fanent !

 

Mon enfance rêveuse a vécu sans entrave

Dans un  village bleu, à l’immense horizon

Abreuvé de soleil, finissant en chanson

Et le ciel quelquefois, y prenait un air grave.

 

Les barques m’ont bercée, sirènes à l’étrave

Elfes, génies de l’eau ; d’or était le poisson.

Dans cette garrigue, où le thym sentait bon

Rois de la liberté, les hommes étaient braves.

 

Je dessine parfois; le cœur part en balade

Il survole la mer, en Gitan ou Nomade.

Tel un vieux  troubadour, qui veut charmer l’aurore

 

Je ne peux oublier, un dard est dans mon cœur

Je m’inspire sans fin, du sel blanc, de sa fleur ;

Brûlant de l’intérieur, un  amour me dévore.

 

Combien de temps encore, pourrai-je faire part

Des vignes généreuses, des contes du rempart ?

Au bon gré du soleil, leur beauté nous honore.

 

(PS : Je reviendrai là-bas, où m’attendent les miens

Les visions de ces lieux, ressuscitent les liens

La voix des êtres aimés, dans le vent que j’adore.)

 

     Nadia ESTEBA

 

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3e prix Charly Mathekis 2017.

 

     Faire ce qu’il faut...

Savoir baisser les yeux / Sur l’enfant assoupi / Et l'embrasser du regard / Savoir lever la tête / Vers le ciel couvert d'étoiles / Et s'émerveiller / Savoir accepter refuser / Sans dire mot / Et faire ce qu'il faut / Savoir apprendre et  comprendre / Être à l'écoute / De ceux qui nous entourent / Savoir souffrir en silence / Lorsque le coeur est meurtri / Et garder son  âme en éveil / Enfin savoir faire ce qu'il faut  / Quand il faut !

  Andrée GLASSON

 

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PRIX BERNARD CHASSE 2017

LIEUX, PONTS POEMES EN 17 VERS

 

     Juré : le poète Bernard Chasse de L’Haÿ-les-Roses dont Le Verbe Poaimer publie de nombreux poèmes dans les anthologies successives et annuelles. Son œuvre immense de poèmes et de romans comme de dessins et de peintures est l’objet d’un fonds à la bibliothèque George Sand et d’une association ad hoc Les Amis de Bernard Chasse, animée par Philippe Daverat.

 

Partie Lieux divers

     1er) « Afrique » de Marc Hernu

     2) « Paris, je sais » par André Marty

     3) « Le Puech » par Gérard Bouvier

 

4e ex aequo Le Volcan dans la Fournaise par Jean-Marc Chanel, Retour à Mersch par Georgette Chevallier, Le Pont du Gard par Hervé Donjon, « Simples amours premières » et « Couleur de renaissance » par Nadia Esteba, Au bord du Nil par Jean Fauré, Au pied de la grande Muraille par Georges Friendenkraft, Safari dans le 16e  par Julia Lindholm, « Nos anciens » et « La tolérance » par Michel Paquet, Plages d’hier et d’aujourd’hui par Dominique Zédet

 

1er prix Bernard Chasse LIEUX DU MONDE 2017.

 

     Afrique

 

Mon Afrique c’était, il y a trois jours encore,

Comme un embrasement, un contact sonore,

Point de lion point de gnou mais des voitures puantes

Et les hordes de zems dans une ville démente.

 

Mon Afrique c’est le goût resté puissant en bouche

Des épices, des sauces : l’attiéké, l’akassa

Et les fruits que l’on mange au milieu des palabres.

C’est la guerre sans pitié aux moustiques teigneux.

 

Mon Afrique c’est si beau. L’Atlantique agité

Et les files de pêcheurs qui s’effritent en riant

Ravaudent les filets et se fondent à la vague.

 

Mon Afrique c’est encore le gamin affamé

Qui s’enfuit en courant emportant les arêtes

Et les os de poulets laissés dans les assiettes.

 

Mon Afrique c’est la bande des enfants qui m’attendent

Et happent comme des trésors les cahiers, les ballons

Que j’apporte pour eux. Trop payé de leurs rires.

 

     Marc HERNU

                            Marc nous informe qu'il donnera l'argent de son prix pour aider les enfants du Bénin, ici photographiés en mars par lui-même.

EnfantsBenin

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     Paris, je sais

 

Paris, je sais ton élégance,

Ton art de vivre, tes parfums,

Ta fierté d’être cette France

Qui sous ton aile ne fait qu’un.

Paris, si forte, si fragile

Et que guette la déraison,

Tu nous donnes tous les frissons

Et nous nous faisons de la bile.

Paris, tu es trop boulimique

A vouloir tout t’approprier :

Les honneurs de la République

Et l’estime du monde entier.

Mais nous t’aimons tant que tu dures

Et tiens le cap sans dériver,

Qu’avec courage, tu assures

Notre gloire et notre fierté !

Et nous tiendrons tant que tu dures.

 

      André MARTY

 

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     Le Puech

 

Le Puech, c’était l’odeur des vaches

La saveur du lait chaud juste sortant d’un pis

Le meuglement d’un veau lassé d’être à l’attache

Le sexe d’un taureau, et fripé, et flapi

 

C’était tôt le matin, la soupe de légumes

Versée dans l’écuelle sur du pain gris tranché

Tandis que réchauffait sous la cendre des grumes

Quelque douceur cachée

 

C’était, suspendues au plafond,

Des torsades de mouches ailes et pattes engluées

Sans qu’en souffrissent leurs nuées

 

C’était dans la cour un chaudron

Dont rien ne rassasiait la falstaffienne panse

Où mitonnait le « boire » des cochons

 

Le Puech, c’était des milliers d’autres providences

Qu’un estrambot seul, ne peut restituer l’émotion

Tant ils sont généreux les souvenirs d’enfance

 

     Gérard BOUVIER

 

 

Partie Les ponts

1er : Une Laisse poétique sur les ponts de Marc Hernu

2e « Pont Mirabeau » en calligramme par Michèle Bourguétou

 

3e ex aequo « Seine de vie » par Clara Delange, « Nos temps sont menacés », « J’ai cru voir un signe », « Sillage de nostalgie, par Nadia Esteba, « Langue de terre » » » par Colette Fournier, « Sous le Pont Mirabeau » et « Emmène-moi sur le pont » par Patient Katembo Vayikondera, « Sur les ponts de paris une belle escapade » par Béatrix Labonde-Desolneux, « Petits ponts Parisiens » par Julia Lindholm

 

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1er prix Bernard Chasse PONTS DU MONDE 2017.

 

                           2e poème de la laisse poétique

Celui-là qu’est-ce qu’on va en faire ?

Car dame Seine ayant la flemme

De varier son itinéraire

Sur moi retombent tous les problèmes.

 

Ou s’il avait changé de place

Et que dessous coule le Rhône

Ou le Rhin ou même la Garonne

Là je pourrais sauver la face.

 

Mais non poète, rien n’a changé

Et le terrain est bien miné

Depuis ton joli boniment.

 

De tes amours on s’en souvient

Qui coulaient là obstinément

Tes joies tes peines et le tintouin.

 

Tout est dit maintenant c’est trop

Rien ne vient ni rime ni mot

Pour parler du pont Mirabeau.

 

     Marc HERNU

 

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***Le pont Mirabeau***

                                                                        **********                                                      

                                                     

                                                                                                                           

                                  *                                                              

                                  *                                                                                    *        *

                                 **                                                                               *       *        *

                                ***                                                                            *     PARIS     *

                               ****                                                                           *                *

                             ******                                                                                 *         *                       

                           ***   ***                                                                                    *

                        ****     ****

                    *****        *****

               ******             ******

 

 ****Sur le pont Mirabeau, joli pont Mirabeau****Sous le pont Mirabeau, joli pont Mirabeau****

Sous une bienveillante clémence de juillet ***********Dans le crachin d'un soir gris, tout s'enfuit.

Les amours sont sincères dans l'azur du                                  La Seine sombre, transie, emporte sans

Ciel. Les rêves s'imprègnent d’Éros                                                        Bruit les adieux des amoureux figés.  

Encor et encor sans aucune gêne.                                                                Point de vainqueur ni de vaincu.    

Paradis dans les doux regards                                                                                  La flamme s'est vite éteinte,

Bercés par  un  firmament                                                                                                             L'amertume se noie dans

*****************                                                                                                          *****************

*****************                                                                                                              *****************

    Complice, discret.                                                                                                                      Une eau sombre

     Un vent souffle,                                                                                                                         Et boueuse. Une                                                                                                                                                                        

     Un désir infuse                                                                                                                              Histoire diluée

     Les corps et la                                                                                                                                     Dans le passé.

     Nuit les marie                                                                                                                            Ne reste que d'

     Avec belle vue                                                                                                                                  Evanescents

     Sur le pont !!                                                                                                                                         Souvenirs !!!                                                                                                                                                                                                       

     Michèle BOURGUÉTOU

 

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PRIX JEAN-PIERRE PALISSIER 2017, POEMES HUMOUR ET COCASSERIE

 

Décerné par la famille du poète val-de-marnais disparu l’été 2015.

Après une sélection de dix poèmes remis à la veuve de Jean-Pierre, à Julie et Alexandre, leurs enfants.

Jury : famille Palissier et Brigitte Moyon-Dyrek

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        Grâce au concours de la famille du poète, Le Verbe Poaimer a organisé un prix éponyme qui figure dans le palmarès des concours du Verbe Poaimer. L’attribution de ce prix est considérée au Verbe Poaimer comme une marque de distinction qui honore la famille et le cercle de nos ami-e-s poètes, qu’il appelait affectueusement  « Le club ».

Brigitte MOYON-DYREK, secrétaire du Verbe Poaimer, éditorialiste de « Jeux d’Epreuves ».

 

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PRIX JEAN-PIERRE PALISSIER 2017, Humour et cocasserie

 

1) « Complainte » par Clara Delange

2) « Plaie d’argent » par Nadia Esteba

3) « Travail » par Serge Carbonnel

 

4) Bestiaire, Georgette Chevallier 5) Poésie drôle, Frédéric Martinet 6) La fragrance de la loi, Julia Lindholm 6e ex aequo) Mérinos, Gérard Bouvier 8) Emploi abusif, Chevallier 9) Ophelia, Lindholm 10) Histoire d’eau, Dominique Zédet 11) Autoportrait, Jean-Marc Chanel 11e ex aequo) Enferme, Lindholm 11e ex aequo)   1+1 égalent, Katembo Vayikondera 14) Il pleut, Fournier 15) Mal cyber, de Courtivron 16) Vague à l’âme, Fauré 17) Quelle offrande, Katembo Vayikondera 18) Les petits chiens, Marty 19) Étrange estrambot, Fauré 20) Rêve éveillé, Lindholm

 

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   1er prix Humour Cocasserie JPP 2017.

 

     La con-plainte de l’élastique

 

C’en est fini des jours heureux Tu m’as quitté, abandonné

Les jours et les nuits se ressemblent, c’en est fini de l’insouciance

Le soleil brille mais je me glace La pluie ruisselle et je me noie

Je suis comme un vieil élastique usé, usé tu m’as lâché

Je suis trop vieux, j’sers plus à rien, j'ai le caleçon au bas des pieds

Les désirs m’ont abandonné  Je n’ai plus le goût du sucré

Je suis trop lâche et trop amer Mes journées ressemblent au désert

J’en appelle à la grande faucheuse Qu’elle vienne me cueillir en sommeil

Mes nuits m’ennuient elles sont sans fin Le repos m'a abandonné

Je suis trop lâche pour continuer Et bien trop lâche pour arrêter

C’en est fini de s’amuser Les rires des enfants me transpercent

Tu m’as lâché, j’peux plus chanter même la musique me fait pleurer

À quoi bon regarder les fleurs Leur parfum me fait éternuer

J'ai le moral dans les chaussettes usées, usées, j’tiens plus à rien

J’voudrais me pendre ou bien sauter, m’tirer une balle ou bien m’noyer

J’erre dans les rues comme dans ma vie Je suis trop lâche pour exister

Je suis comme un vieil élastique j'sers plus à rien, alors j’me tais !

 

     Clara DELANGE

 

     Estrambot pour une plainte, élégia, élégie quand tu nous tiens, 17 vers, 16 pieds pour un vers, ne sombrez pas dans la tristesse, la plainte est con, et pour rire ajoutez donc un pied de verre, un petit « Si », un petit « Oui », un petit « Non », ou un petit « Rien »à chaque bout de la ligne et vous aurez un étrange estrambot 17 vers et 17 pieds

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2e prix Humour Cocasserie JPP 2017.

  Plaie d’argent foi immortelle

J’abandonnais au vent, les vergers, les mailheuls *

Les pampres raffinés, au cœur de  la tourmente;

Les soucis des emprunts, ce temps qui désenchante,

Les nouvelles du monde, sans balayer mon seuil.

 

Sous l’arbre enchanté, chêne ou tilleul

A cause des oiseaux, de leurs lignes traçantes

De l’Automne froissé et des feuilles dansantes

Je regardais le ciel, qui se mettait en deuil.

   

Souvent avec humour on peut jouer un rôle

En se gaussant de tout,  la vie serait plus drôle. 

Comme à la cour des Rois, écris avec esprit.

 

C’est une palombe bleue, aimant les galéjades

Poursuivie d’un chasseur avare de  rigolades

Qui me tint cet adage, devant les dangers, fuis !

   

Pourtant bien éveillé, ce biset migrateur

Avait tout compris des secrets du bonheur

Alors, pour m’amuser, aussitôt je le fis...

  

Parfois mieux vaut biaiser que d'avoir du courage

Les héros, les grands peintres ont souffert des orages

Mais ces gens je l'avoue restent mes favoris

 

Nadia ESTEBA        *jeunes vignes

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3e prix Humour Cocasserie JPP 2017.

 

     Le travail

 

Le mot travail fait peur quand il est prononcé.

L’enfant tout à ses jeux renâcle à les cesser

Pour aller dialoguer avec ses équations

Bien qu’il sache souvent en faire imitation.

 

Des écoliers savants mais fort peu travaillant

Sont souvent malmenés par tous leurs enseignants

Et d’autres n’avouent pas leur douleur dans le cœur

Quand ils doivent inscrire Papa est un chômeur.

 

« Maman à la maison élève les petits ? »

« Inscris sans profession le professeur a dit. »

« Pourquoi n’écrit-on pas « éleveur de petits » ? »

 

Il faut choisir déjà le travail pour demain

Alors qu’on ne sait rien du futur incertain.

Puis un jour l’on travaille en pensant aux vacances.

 

On ne travaille plus, on a des CDI, on a des CDD

Des jours au pôle emploi et des jours de latence.

Puis un jour à la fin nous sommes DCD.

 

     Serge CARBONNEL

 

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PRIX PATRICK RAVEAU 2017 POEMES DES NOMS DES ROSES VOCALIQUES

 

     Poèmes comportant des noms de roses commençant par une voyelle, juré le poète et romancier Patrick Raveau, poète cosmique et auteur de récits fantastiques.

 

Podium :

1) « Voyelles - Alléluia et autres roses » par Gérard Bouvier

2) « Toi, ma première Rose » par Serge Carbonnel

3) « Roses », « Rose d’hiver ou ellébore...» par Jean Fauré


4) « En quête de bouquet » par Jean-Marc Chanel

5) « Les Roses » « Adagio, Ébène, Ibis, Ulrich... » par Michèle Bourguétou

 Prix spécial du Verbe Poaimer pour la créativité : Bernard Bösiger

 

     Voyelles, Voyelles ! pour le nom des roses de L’Haÿ !

 

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       1er prix Patrick Raveau 2017.

 

      Voyelles - Alléluia et autres roses

 

Elle brille sous sa résille

Et la soie perlée du petit matin

Timide Alléluia dans un coin du jardin

Où s’éveillent les jeunes filles

 

Elle s’étire ensuite, s’humecte les papilles

Se dresse vers le ciel en lui tendant les mains

Et enlace telle une vrille

L’Espoir qu’elle presse sur son sein

 

Puis s’étant fardé le visage

Et mis du rouge sur ses joues

Telle une Impératrice accessible aux hommages

 

Elle voit s’approcher son cortège d’époux

Sans perdre de vue Blanche Unique

Dont l’excède l’excès d’atouts

 

Ni son amie Ombre Superbe

Qu’elle suit d’un regard jaloux

Pour elles aiguisant des épines acerbes

                                                   Gérard BOUVIER

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2e prix Patrick Raveau 2017.

 

     Toi, ma première Rose

 

Pour la Rose Adagio je veux un concerto

Qui embrase au matin, dans le soleil, très tôt,     

Le buisson jaune orange et le teinte de rose

Et fait chanter les yeux comme un cœur qu’on arrose

 

Et pour l’Embrasement l’éclosion solidaire

De la plante solide et bien plantée en terre,

Le rouge qui sourit, le parfum soutenu,

Tel un feu d’artifice et son cri retenu.

 

Pour la rose Alba mon pinceau d’aquarelle

Peindra le blanc plus blanc de ses pétales frêles

Donnera au buisson la douceur du cocon

La souplesse de l’ange et le vol du flocon

 

Et la belle Occitane en sa robe à nuance

Rougira de plaisir. Un oiseau en cadence

Sifflera. Et toi tu donneras pour toujours

Les plus belles couleurs, les plus belles amours

Et les plus belles roses, mon Eglantier-des-jours !

 

     Serge CARBONNEL

 

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3e prix Patrick Raveau 2017.

 

     Roses

Rose d’hiver ou ellébore,
(Ma commère il faut vous purger)
Et rose d’Inde ou fleur des morts
Pour ceux qui aiment voyager…

Rose de mai dont la culture
Est si aimée des parfumeurs
Rose des vents pour l’aventure,
Chacun navigue à son humeur.

Rose de Damas, la première,
Mais qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
Rose d’outremer ou trémière
Que les croisés ont recueillie.

Rose des sables qu’on découvre
Dans le désert loin des châteaux
Rose de l’ombre qui s’entrouvre
Au matin alors qu’il est tôt.

Rose qui se chante allegro

     Jean FAURÉ

 

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PRIX ELLA ET ROUBEN MELIK

MEILLEUR ENSEMBLE FRANCOPHONE DU VERBE POAIMER 2017

 

     Cher Laurent, tu augmentes les  difficultés d'années en années !, en tous cas pour choisir : cette fois-ci ce n'est pas un ou 2 poèmes, c'est un ensemble ! 

Après avoir lu et relu mon choix s'est porté sur :

 

Podium :

N° 1 l'ensemble 9 avec poèmes préférés : Questions, Le Faon et le Faisan, Etrange estrambot Jean Fauré

N° 2 l'ensemble 12 avec poèmes préférés : Terre ô terre eMais où font les petits chiens André Marty

N° 3 l'ensemble 8 avec poèmes préférés : Ponts, Nos temps sont-ils menacés

 Nadia Esteba de Angeli

 

Pour les autres je n'ai pas mis d'ordre, seulement les poèmes préférés : 

 

Ensemble 1 :  Devinette de Michèle Bourguétou

Ensemble 2 :  La Fourmi et le fourbi de Gérard Bouvier

Ensemble 3 :  Le Travail, toi ma première rose de Serge Carbonnel

Ensemble 4 :  Quelle question? de Jean-Marc Chanel

Ensemble 5 :  Seau Pique de Rachel Cohen

Ensemble 6 :  Le Mal Cyber d’Elizabeth de Courtivron

Ensemble 7 :  Lettre à ma rose de Clara Delange

Ensemble 10: Safari dans le 16e de Julia Lindholm

Ensemble 11: Poésie drôle de Frédéric Martinet

Ensemble 13: Plages d'hier et d'aujourd'hui de Dominique Zédet

 

      Choix par Séda Melik

 

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MEILLEUR ENSEMBLE FRANCOPHONE

ELLA ET ROUBEN MELIK 2017 : JEAN FAURE

 

Concours « Charly Mathekis »

Questions ?

Vaut-il mieux succomber debout
Ou s’écraser et disparaître ?
Cette question résume tout
Pour Hamlet : « Être ou ne pas être ? ».

Faut-il sans hésiter combattre 
En espérant sortir vainqueur 
Ou l’orgueil n’est-il qu’un emplâtre ?
Comme Rodrigue « As-tu du cœur ? ».

Charles dans un de ses poèmes
Nous a chanté ce beau discours :
Quelque soit l’objet que l’on aime,
« Que reste-t-il de nos amours ? ».

Et c’est ainsi que la vie passe :
Avec François, au fil du temps,
On demande de guerre lasse
« Mais où sont les neiges d’antan ? ».

Disparues sans laisser de trace ? …

*

 

Concours Annie et François Dyrek

Le Faon et le Faisan

 

Un jeune faon, tétant encore sa mère,
Découvrait ingénu les hôtes des forêts.
C’est ainsi qu’il croisa, sortant de la lisière,
Messire le faisan au plumage doré…
Admirant le galant qui, fier, se pavanait,
« Oh ! Maman ! Cria-t-il, qu’il est beau son costume !
Pourquoi un tel habit ne m’as-tu point donné ?
– Vois-tu mon fils, chez nous, ce n’est pas la coutume.
Il est beaucoup plus sûr de ne jamais crâner.»
À quelque pas de là, tapi dans un bosquet,
Un croquant qui guettait les oiseaux de passage,
Expédie ad patres, d’un seul coup de mousquet,
Le fringuant volatile aux couleurs si peu sages...

«  À trop se porter en avant,
Dit la biche à son rejeton,
Il arrive le plus souvent
Que l’on n’en tire rien de bon… »

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POÈMES DE COLLÉGIENS

 sur Le Blog de Monsieur Dyrek !