En ce Printemps Vingt Vingt

     Concours du Verbe Poaimer 2019,

         les résultats et premiers textes

 

     Les différents jurys ont œuvré en hiver après avoir lu les textes rendus anonymes pour nos concours annuels du Verbe Poaimer. Certes nous ne pouvons nous réunir en ce début de printemps 2020 aux circonstances de confinement généralisé, c’est partie remise pour des lectures de poèmes ensemble, en un lieu chaleureux de vers à écouter et de verres à trinquer.

      Pour ne pas faire languir des résultats et les annoncer en temps et heure, Le Verbe Poaimer crée un ensemble écrit - puis audio-visuel - pour vous communiquer à la fois les palmarès un à un des différents jurys et les textes du haut du podium. Ces prix devaient être remis ce samedi 21 mars 2020 à la Bibliothèque George Sand de L’Haÿ-les-Roses dans le cadre du Printemps des Poètes et d’ « Au Fil des mots », pour les animations littéraires prévues dans cette bibliothèque à nom d’écrivain, dont nous sommes partenaires, comme nous l’a assuré Madame Chevalier sa Directrice. Nous remercions la Maison des Associations Culturelles ainsi que la ville L’Haÿ-les-Roses pour leur soutien logistique et financier.

     Parfois sur la plus haute place de nos podiums figurent plusieurs poèmes et poètes ex æquo. Neuf poèmes sont ainsi distingués du 1er prix en nos cinq catégories avec jurys distincts et 5 poètes en tout se partagent ces 5 premiers prix : GB, HD, NE, JL, C-R. Mèkicèdonk ? Parmi eux deux poètes qui ont déjà été classés les années passées, deux qui ont déjà remporté de nos prix et une poète arrivée en poésie depuis quelques mois seulement.

     Les prix consistent soit en prix sonnant et trébuchant, par exemple il y a 100 euros accordés pour leur prix par Bernard Chasse, grand poète de L’Haÿ-les-Roses et 100 euros par « L’Association des Amis du poète Rouben Melik », il y a aussi 300 euros remis par Le Verbe Poaimer ainsi que des livres, par exemples des livres de fables de l’immense Leonardo da Vinci et deux gravures accordées par notre poète artiste Monique Raymond. Et une belle reproduction d’une œuvre de Nicole Durand, représentant l’Arbre Bateau-Ville.

     Les poèmes primés, les poèmes cités, les poèmes reçus pourront être intégrés au fil du temps dans notre revue « Jeux d’Epreuves » comme dans nos anthologies au long cours. Un diplôme attend chaque participant. Récompenses aussi de pouvoir créer des poèmes et des proses hors sa propre routine, de les donner à lire, à partager et de lire ce que d’autres auteurs ont écrit sur le thème dans une fraternité poétique, littéraire et artistique.

      **

« Lieux », poèmes inscrits au Prix Bernard Chasse

    Juré : Bernard Chasse auteur de L’Haÿ-les-Roses, une colline inspirée (publié par Les Amis du Vieux L’Haÿ) et figure également régulièrement dans les anthologies du Verbe Poaimer - Sonnets de la Colline et quinzains de l’an XV comportant 38 de ses sonnets ou encore La Ballade du Bateau-Ville avec le 1er des « Septuors » qu’il a consacrés au sujet.

     Podium des Lieux :

1ers prix ex æquo : « Villanelle de Paris (Le conte d’une cité) » et « La Terre 2019 – triste état des lieux » par Julia Lindholm  et « Aux Saintes-Maries-de-la-Mer » et « Réveil de l’été dans le jardin » par Charlotte-Rita  

3e prix Nicole Barrière « Terrienne » et « Terrienne encore »

4e prix ex æquo :

Le Jardin du Luxembourg par Gérard Bouvier

Troubadours de lumière par Nadia Esteba de Angeli

À Veules-les-Roses - quinzain acrostiche par Elizabeth de Courtivron

L’Île-d’Orléans par Béatrix Labonde Desolneux 

Le Jardin par Hervé Lafforgue

    Prix Enfance Poésie à une talentueuse poète de 8 ans de L’Haÿ-les-Roses : Clara P.

     Palmarès établi le 31 décembre 2019 chez Bernard Chasse. En 2020, le prix Bernard Chasse va porter sur les Planètes ! Et permettra de participer à Planètes gravées, planètes lègères, notre deuxième livre prévu de poèmes et gravures (Demandez-nous nos conditions pour cet ouvrage). A vos plumes et à vos lunettes astronomiques !

 

    Villanelle de Paris (Le conte d’une cité)

 

C’était le meilleur des temps

C’était la saison de l’obscurité dans la ville de lumière

C’était le pire des temps

 

Nous ne vous oublierons jamais, nous nous embrassons sur les ponts, dansons jusqu’à l’aube

Sur chaque rive Paris reste immobile, résiste, commande encore un verre

C’était le meilleur des temps

 

Orchestre infernal des sirènes, jours après, le chuchotement d’une cloche solitaire

Fouille intégrale, état d’urgence, hommes en armures, Paris militarisé

C’était le pire des temps

 

Reconnaissant de chaque personne vivante : regarder des inconnus aux yeux

Georges Brassens chante Fluctuat Nec Mergitur et d’autres berceuses

C’était le meilleur des temps

 

Devant la Sorbonne, le ministre le plus dur en larmes

Peur et chagrin épuisant, « es-tu en vie ? » tes amis demandent

C’était le pire des temps

 

Les ciels parisiens de Piaf, les amours de Joséphine Baker,

Hugo, Prévert et Éluard écrivent ton nom : Ville Lumière

C’était le meilleur des temps C’était le pire des temps

 

     Julia LINDHOLM Version Originale en anglais, Fluctuat Nec Mergitur (A Tale of One City),écrit en avril 2019.

 

*

      La Terre 2019 – triste état des lieux

 

Mettre des enfants dans

des cages

Mettre des ogres dans

des palais

Regarder en horreur l’incendie

de Notre-Dame

Ne pas regarder l’horreur

de Lubrizol

Nous inonder avec

des mensonges

Sécher les mers avec

nos déchets

Mettre le feu aux

forêts ancestrales

Éteindre la vérité

                                    Julia LINDHOLM

 

**

 

        Aux Saintes-Maries-de-la-Mer

 

D’un lit de brume rose, apparaît le soleil

Qui sort paisiblement de son pesant sommeil

Et jette ses rayons dans les marais sauvages

Pour veiller les flamants, blasons du paysage.

 

Dans leur robe d’argent, reposent les chevaux,

Elégants et sereins, au milieu des oiseaux

Tandis que les taureaux, en redingote sombre,

Semblent se réveiller d’une douce pénombre.

 

Les roulottes de bois, demeures des gitans,

Roulent sur les pavés des longs chemins d’antan.

Elles viennent de loin pour écrire l’histoire

D’un bout de l’univers où dort la Vierge Noire.

 

Où va la femme brune aux beaux cheveux défaits,

Aux jupes à volants et suaves attraits,

Partant fêter la Sainte, empreinte de lumière,

Qui de Marie était la simple chambrière ?

 

En ce clair mois de mai quand chantent les échos      

D’un monde méconnu, la danse est son propos

Et le tempo la mène en l’église ancestrale

De ce coin de Camargue où claquent ses sandales.

 

     Charlotte-Rita été 2019.

 

*

      Réveil de l’été dans le jardin

 

Sur un tapis de fleurs, le bel été sommeille

Depuis que le colchique a gâté son élan.

Un unique parfum, camouflé sous la treille,  

Pourra le faire sortir du séduisant divan.

 

De son lit gracieux, retentit un murmure.

La rose, le lilas, la jacinthe et le lys

Enquêtent sans savoir qui, de belle aventure,

Sera le diffuseur : La tulipe ou l’iris.                            

 

La pure violette, en des termes timides,

Propose l’amarante, emblème d’infini.

Elle seule pourra, de ses odeurs fluides,                                         

Redonner le sourire au nouveau dieu béni.  

 

Il est dit aussitôt que la vive Aubépine,

Dont l’espoir est célèbre, aille enfin quérir,

Au milieu de l’aneth et de la capucine,

La fière enchanteresse et son bel élixir.

 

Lors, en ce gai matin, des arômes sublimes

Se mêlent au soleil et au céleste vent.

La nouvelle saison, en des senteurs infimes,  

S’éveille pour un cycle, embaumé sous l’auvent.                            

 

    Charlotte-Rita, été 2019.

 

**

 

Estrambots « Les couleurs », Prix « Agnès et Jacques »

 

     Agnès Varda et Jacques Demy étaient un couple de cinéastes dont le talent roboratif, créatif – Jane B. par Agnès V. ou… ou… pour elle, Les Demoiselles de Rochefort ou… ou… pour lui -  passe aussi par leur approche esthétique saisissante des couleurs !

     Jurée : Brigitte Moyon-Dyrek, éditorialiste de « Jeux d’Epreuves » et bibliothécaire-documentaliste de notre association de création poétique.

    Podium des Couleurs :

1) Nadia Esteba de Angeli « L’Inspiré » et « A cause du désespoir »

2) Béatrix Labonde-Desolneux « De toutes les couleurs » Très tôt, ce matin, la neige a blanchi le sol…

      Coups de cœurs de l’auteur des Lettres de Lucco, nouvelles et saynètes Luc Hazebrouck : « Les bleus de la mélancolie »  et « A cause du désespoir » par Nadia Esteba de Angeli (France) et  « Dans le noir » de Grâce Kakule Muyisa, de Butembo en RDC (Afrique).

 

         L’inspiré

 

Les fauves du couchant, aux teintes primordiales,

Les roses volés aux villes coloniales

Un peu mêlés à l’eau pourpre du ciel,

Et le vent musicien qui tourne sur la toile.

 

Sur la mer en folie, se tord le blanc des voiles,

Un peintre en saisit la grâce universelle

La force intemporelle d’éphémères moments

Car son âme est reliée aux racines du Temps.

 

Par son pinceau trempé aux essences divines

Il choisit les couleurs selon une musique

Qui se joue par magie, au son de l’inconscient ;

Fait des taches dorées évoquant les épices.

 

De leur parfum, jaillissent les tournesols aux champs.

Dans un songe il crée sa palette mosaïque,

La beauté s’y construit comme une basilique

Aux vitraux arc-en-ciel, puis en buisson ardent

 

Très proche du céladon, s’envolent symphoniques

Mille oiseaux gracieux aux ailes déployées

Qui flottent nénuphars dans un matin d’iris

Mauves ou mordorés dans le jardin des sens.

 

     Nadia ESTEBA DE ANGELI à Sigean - Aude.

 

*

 

      A cause du désespoir

 

Vignes et cabanons, deux barques sur l’étang,

Voilà le vrai bonheur ; du regard il se cueille.

Ici, le vent, les embruns la chanson du bouvreuil

Ont des parfums poivrés, clameurs éblouissantes.

 

La mer apprivoisée, notre âme, notre sang

Mêle avec nous ses pleurs et d’un bond, nous accueille.

De ces  tableaux vivants, j’en fais tout un recueil

L’azur et ses moutons, couleurs éblouissantes.

 

Là je dessinerai, alanguie un beau soir,

Afin de  dialoguer, imprimer la mémoire,

Auprès d’un amandier, surtout s’il est en fleurs

 

Coloriant les salins, d’ocre les « capitelles »,

Genêts, bleus romarins, iris d’eau et de miel   

Je veux le signer d’or, afin que rien ne meure

 

Donnez moi des pinceaux, donnez moi une feuille.

 

   Nadia ESTEBA DE ANGELI à Sigean - Aude.

 

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Estrambots « Les œuvres », prix Ella et Rouben Melik

 

     Jurées : Nathalie et Séda Melik, les filles d’Ella et Rouben Melik. Ella était sculptrice et Rouben poète, dont les œuvres ont été rassemblées notamment dans deux importantes anthologies La Procession et En pays partagé, ce 2e livre disponible encore au « Temps des Cerises ». Le site de l’Association des Amis du poète Rouben Melik présente des pépites poétiques, visuelles, sonores à cette adresse www.amisroubenmelik.com

    Podium des Œuvres :

1) 1ers ex æquo : « Le Sphinx »  Gérard Bouvier et « Les Causeuses »  Hervé Lafforgue

3e) « La Nuit étoilée » Charlotte-Rita

4e) « Munch » Clara Delange

 

     Un trio de poèmes remarquables aussi célébraient Notre-Dame de Paris, ceux de Michèle Bourguétou, d’Elizabeth de Courtivron et de Julia Lindholm.

     Citons aussi les poèmes que Jean Bénard, Bernard Chasse et Béatrix Labonde-Desolneux nous avait envoyés sur le sujet « à chaud » et publiés dans « Jeux d’Epreuves », ainsi que le poème de Jean-François Blavin consacré au sujet brûlant et en ouverture de son livre attendu chez Unicité Oscillations vagabondes au crépuscule.

     La revue « Jeux d’Epreuves » de l’été 2019 comportait un « Journal du Dit de Notre Dame » en laisses alexandrines à partir de la presse par Laurent 3D et un éditorial à  perspective et données historiques par Brigitte Moyon-Dyrek.

 

     Le Sphinx

 

Et je cherche des mots pour dire d’autres choses

Qu’une apparence au fond d’un puits

Qu’un linceul d’espoir pour la nuit

Tissé avec des fils de prose

 

Dans l’interminable déduit

Les mots dits se métamorphosent

Et ma quête se recompose

Taisant le Graal que je poursuis

 

Le Sphinx impassible et muet

Garde l’entrée du cimetière

Le soleil de la vie a brûlé ses paupières

Celant la vérité derrière ses volets

 

Rien ne saurait forcer son énigme grandiose

Sa vitrification en atteste à jamais

Mais bien que le sachant, défiant son mépris j’ose

Interpeller le Sphinx. Sans nul espoir ? Qui sait ?

 

« Impénétrable Sphinx que sais-tu de la chose ? »

Seul le silence me répond

Hormis sortant des lèvres closes :

« C’est moi qui pose les questions »

 

     Gérard BOUVIER

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           Les Causeuses

Doigts pétrissant le ciel
La beauté qui prend forme
Vos griffures d'azur
Qui lacèrent la glaise

De ces chairs malaxées
Que le couteau entaille
Saisir le mouvement
Par la grâce figé

Ces poses naturelles
Que votre main façonne
Vos tendresses de pierre
Aux courbes des statues

Derrière les paravents
Chuchotements discrets
Vos causeuses complices
D'un secret partagé

                  Hervé LAFFORGUE L’Haÿ-les-Roses en 2019.

     Les Causeuses de Camille Claudel (1897) Dans sa lettre de 1893 à son frère Paul, Camille Claudel évoque un petit groupe de trois personnages, en écoutant un autre, derrière un paravent. Inspirées peut-être d’une scène saisie au vol dans un wagon de chemin de fer, Les Causeuses sont présentées, dans leur version en plâtre, au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts de 1895, puis en 1897, dans une version en onyx et bronze. (Note fournie par M. Lafforgue.)

 

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Fables et Contes « à la lettre L », prix Charly Mathekis et les poètes de Butembo

     Juré : Charly Mathekis de Butembo, ville de la République Démocratique du Congo, dans la partie du Nord Kivu, cette région éprouvée par maints maux, pépinière de poètes et où il est notre ambassadeur parmi tous les talents de ce lieu francophone du monde, que la poésie aide  vivre, à tenir. Charly a accepté une fois encore avec enthousiasme et rigueur d’être notre juré et il a lu moult fables en vers et contes en prose aux personnages à la lettre L.

     Le Loup et la Libellule sont justement les héros animaux de notre dossier de « Jeux d’Epreuves » de février, préparé avec Brigitte Moyon-Dyrek. 5 poètes figurent sur le podium établi par Charly Mathekis à travers 8 textes. Le prix de fables et contes va concerner en 2020 des personnages aux lettres commençant par M et N, exemple parmi mille à forger : « Le Moustique et le Noctambule ».

 

     Podium Fables et Contes en L :

1) « Le Luxe et la Lumière » Charlotte-Rita

2 ex æquo : « Le Lion et la Licorne bleue » Nadia Esteba de Angeli

« La Légende est en larmes » Charlotte-Rita

« Le Loup et la Louvencelle » Nadia Esteba de Angeli

« Le Lilliputien et la Lune » Charlotte-Rita

3 ex æquo : « La Limande et la Libellule » Patricia Bonnaud

« La Lune et Le Loup-Garou » Michèle Bourguétou

« La logique et le Lemming » Jean Fauré

*

4e ex æquo : « La Légende des deux loups » Jean Fauré

« Lapin âgé d’un lustre » Augustin Kakine Aurele

« La Longévité de la Limule » Jean Fauré

« Les fils du Laboureur et l’esprit de Lucre » Jean Fauré

« Le Lièvre et le Lapin » Isabelle Adler

« Comme le vent aux crinières de lune » Nadia Esteba de Angeli

« Le Lierre et le Lilas » Charlotte-Rita

« La Limace et le Lapin » Gérard Bouvier

« Madame Lampyre et son Lumignon » Jean Fauré

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          Le Luxe et la Lumière

 

Au lever du soleil, pénètre la lumière

Dans un exquis salon d’une riche chaumière

Le luxe, glorieux de satins et tableaux,

N’accepte pas l’éclat lui ôtant son flambeau.

 

Un matin, à l’instant de jaillir dans la place,

La lueur aperçoit, juste devant la glace,

Un imposant volet l’obligeant à rester

Dans l’immense jardin, sans pouvoir contester.

 

La richesse surveille, à travers les lamelles,

L’étonnement naïf de l’exquise immortelle

Qui glisse toutefois au liseré du mur

Pour scintiller encor dans le mystère obscur.

 

Le faste en plein courroux recouvre la fenêtre

D’une plaque de bois où chaque centimètre

Détourne le soleil toujours si curieux

Et peut garder alors son lustre précieux.

 

Le monde est ainsi fait quand dessous la charmille

Le luxe se calfeutre au cœur de sa famille.

La lumière d’autrui est vaine pour s’offrir

Et pouvoir de nouveau dans les enclos fleurir.

 

     Charlotte-Rita

 

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 Textes du Bateau-Ville et du Navire-Monde

    « Voici les poèmes lus, merci pour l’idée du concours. Le thème est très bien trouvé. En plus d’intéresser au magnifique bateau, je trouve le thème éminemment poétique et inspirant pour les participants. » Gilles Dyrek

    Jurés : Gilles Dyrek, Thierry Dyrek,  Diane Dyrek, de la famille de François Dyrek qui reçut de la part de Romain Bouteille, l’un des créateurs du célèbre café-théâtre « Café de la Gare » le monument de bois dit « Le Bateau-Ville » !

     Podium du Bateau-Ville :

1) « Le Bateau-Rêve ou La Péniche Partir-vivre-ailleurs » Julia Lindholm

2) « Tragique destinée » Gérard Bouvier

3) « Bateau-Sagesse » Patricia Bonnaud

 

     Au bord du podium du B-V :

4e ex æquo : « Grand départ du Bateau-Ville » Monique Raymond

« Et l’bateau-ville » et « Le rafiot ville » Appoline Romanens

*

6e ex æquo :

« Déferlante sur le Bateau-Ville » Hervé Lafforgue

« Cité de l’Espérance »  Charlotte-Rita

« Le Bateau-Ville » Nadine Sabourin

« Le Bateau-Librairie » Elizabeth de Courtivron

« En bateau » Béatrix Labonde Desolneux

 

     Hors concours mais très appréciés ! : « Bateau-Chance » Bruno Dodin

« Le bateau-ville - Une sculpture en alerte » Irène Duboeuf

     Coups de cœur d’Annie Dyrek : « Bateau-Sagesse » Patricia Bonnaud, le Bateau-Ville par Nadine Saboureau, Tragique destinée par Gérard Bouvier

 

      Le Bateau-Rêve ou La Péniche Partir-vivre-ailleurs

 

Mon cher pote, on s’est baladé à Stockholm il y a vingt ans

Au long des quais froids d’hiver ou d’automne qui sait

Ce froid qui traverse tout pull et qui cultive le rêve constant ‘partir-vivre-ailleurs’

Et là emballé de l’humidité baltique, on s’arrête quand même un moment

En regardant un bateau, une péniche qui nous faisait penser

Et si on allait vivre sur un bateau, et si on allait partir en Italie.

 

Et puis on perd le contact et un jour tu le reprends et tu me dis ‘harcèlement moral

au travail’, ‘tentation de suicide au fond de la cave’

Et le contact est repris on reste amis, tu m’invites à ton mariage, je rencontre ta femme et

on parle de nos vieux amis et les nouveaux, on parle de temps à venir et du bonheur

Et encore une fois on perd le contact, parce que chacun fait sa vie

Mais un jour je te cherche en ligne et je te retrouve plus alors je cherche ta femme

Elle est veuve.

 

Et la seule réponse imaginable : tu es parti vivre sur la péniche Partir-vivre-ailleurs, dans un bateau-ville : l’Italie de tous les rêveurs du Nord, crée par les rêveurs des quais froids de la Baltique, tous les rêveurs unis, sur vos bateaux de rêves, vos bateaux-villes au paradis, la douceur ensoleillée,

Tu es en bateau-ville avec tes semblables, dans le navire-monde où tout est possible,

et là vous pouvez tous partir vivre ailleurs, rester vivants là-bas, et le monde sera à vous.

     Julia LINDHOLM

                   À Magnus (1974-2013)

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          Extraits de courriels à l’adresse de l’Association du Verbe Poaimer :

     Je suis si heureuse et honorée d’être primée, je ne dirai pas que je n’ai pas de prix par ailleurs depuis de nombreuses années je mentirais, mais s’il faut avoir confiance en un concours honnête avec un jury impartial, c’est vos concours que je conseille et dont le palmarès n’est pas soumis à des considérations souvent incompréhensibles ou partisanes.
     Comme vous le savez faute de vivre pleinement ma vie, c’est avec abnégation que j’ai acquis la sagesse oubliant ce que je suis intérieurement, pour accepter la vie quotidienne.

      Toute ma vie j’ai su que je devais peindre écrire je l’ai fait, pas comme j’aurais voulu mais c’est ainsi ; je l’ai fait avec les moyens qui m’ont été donnés, le temps, ma situation en village, les contraintes familiales, aujourd’hui, pour rester humble je remercie quand même le ciel de m’avoir permis de le réaliser pas complètement certes mais c’est déjà pas mal...

     Avec la légitimité des Prix je peux écrire ici ou là pour féliciter une aquarelliste, faire un atelier d’écriture quand on me le demande, etc et continuer à projeter d’écrire un autre livre. MERCI ! Nadia Esteba, de Sigean dans le Tarn.

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     Je suis à la maison du citoyen. Quelle surprise lorsque j'ai lu le compte rendu. Je n'en reviens pas !... Je vais essayer de me rendre à l'Haÿ, d'autant plus que ce sera pour mon anniversaire le 25. Quel cadeau. Vraiment, je rêve !... J'ai reçu également « Jeux d'épreuves » dont je vous remercie; vous avez eu, aussi, l'amabilité de retranscrire l'un de mes poèmes. C'est inouï ! Je vais continuer avec les lettres M et N. Encore une fois merci et à la prochaine fois. Cordialement.

     Béatrix Labonde-Desolneux, Val-de-Marne le 28 février 2020.

*

     Merci pour cette nouvelle qui me fait très plaisir. Sauf imprévu je serai présent avec grand plaisir à la remise des prix le samedi 21 Mars. Par contre mes contraintes professionnelles font que je ne pourrai venir pour l'Atelier d'écriture du 18.

     Hervé Lafforgue, poète de L’Haÿ-les-Roses, un cd de mise en musique de ses textes par Philippe Daverat, de la Compagnie Vincent Philippe et des « Amis de Bernard Chasse », serait en préparation.

*

     Merci mille fois à toi pour ton travail et ta passion pour la poésie ! Merci aussi à Brigitte ! Un grand merci, mille mercis, des mercis en suédois: tusen tack (mille mercis), tack så mycket (merci beaucoup), tackar hjärtligast (merci le plus cordialement) à toi et aux Dyrek du jury ! C'est un grand honneur et je suis très heureuse d'avoir cette chance ! 

     Merci également pour l'information pour la poésie pour cette année ! 2020 doit aussi être l'année où j'écris le roman qui vit en moi depuis 2015... 

     Julia Lindholm, depuis la Suède.

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       D’autres textes à paraître sur Le Blog du Verbe Poaimer (Canalblog), sur la page FB du Verbe Poaimer et sur la page FB « Qui a créé le Bateau-Ville ?, notre enquête », dans nos "Jeux d'Epreuves". Et suivez - et même créez - notre actualité par vos propositions, y lire par exemple les propositions, celles d’un Eric Zahnd, d’une Monique Raymond ou d’un Jean Fauré…

 

GravurRaymondetcouvJE+

APPEL À TEXTES    PRINTEMPS ÉTÉ 2020 !

ESTRAMBOTS… PLANÈTES, ŒUVRES, COULEURS…

 Textes À LA LETTRE C et BATEAU-VILLE…

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TEXTES… poèmes ou proses

     PLANÈTES, ŒUVRES, COULEURSpoèmes

          et BATEAU-VILLEproses ou poèmes

 

     LE VERBE POAIMER, dans sa 30e année

association à but non lucratif de création poétique (1991), membre de la MAC (1995)

  On peut participer à nos propositions d’écriture de 2 façons :

  -En nous envoyant, sans frais, des poèmes ou des proses qui pourront être intégrés dans nos anthologies futures ou dans la revue (on peut adhérer à notre association avec 12€ nous permettant de poursuivre les activités poétiques et on peut se procurer nos livres).

   -En participant à nos concours d'écriture d’ici au 20 septembre 2020 avec 12€ pour l’ensemble des catégories. Vous pouvez proposer autant de textes que ces catégories vous inspirent ! Lots : 500€ et œuvres artistiques + livres et possibilité de publication.

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à découper, imprimer, photocopier ou recopier

VERBE POAIMER 2020 COTISATION/CONCOURS/LIVRE(S)

Nom M Mme :……………………… Prénom :…………………

Pseudonyme (s’il y a lieu) :………................................................

Tel et mail :……………………………………………………….

Adresse :………………………………………………………….

    Cocher :  Membre actif (infos/incitations à l’écriture par mails + revue Jeux d'Epreuves) ou membre par concours 12 €

OU Bienfaiteur 50 € avec reçu fiscal ⧠     OU Donateur 100 € avec reçu fiscal ⧠ (ouvrant droit à réduction d’impôt sur le revenu de 66%)

    Commande : Antho 2019 Jardins gravés, jardins légers 12 € ⧠

    Sonnets de la Colline et quinzains de l’an XV (10 €) ⧠

    Participation aux frais postaux par exemplaire 2 € ⧠

Montant total :         ….……. espèces… chèque... (entourer svp)

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HISTOIRES ET POÈMES À LA LETTRE C

     Textes Lettre C : Placez entre Cinq et Cent mots Commençant par la Consonne C ! parmi lesquels des mots de 2020 : Courage, Coronavirus, Covid-19, Crise, Couronne, Confinés, Cluster, Cœur, Ciel, Chanteurs, Courriels… et/ou tous autres que vous Choisirez ! Thème libre. Poèmes, fables, contes en vers ou prose, poèmes en prose…, entre 15 et 24 vers ou lignes, caractère courant Times New Roman, 12, style « Sans interligne ».

    Prix Charly Mathekis et les poètes du Cher au Congo. Nombreuses récompenses, 100 €, des gravures de Monique Raymond, des livres de fables, des cd de fablettres et poèmes chantés par Philippe Daverat.

     Prix « La Classe ! » Les mineurs participent sans fraisJury : des professeurs de français et auteurs. Réservoir de mots et d’idées sur « Le Blog de Monsieur Dyrek ». Récompenses : des livres illustrés de fables ni d’Esope ni de La Fontaine ! par exemples de Claris de Florian ou de Léonard de Vinci. Si !

     Nota bena : les Lettres M et N prévues initialement sont en réserve pour 21.

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ESTRAMBOTS DE PLANÈTES, D’ŒUVRES, DE COULEURS

       Concours de poésie avec 3 GRANDES THÉMATIQUES, poèmes de 15 à 20 vers réguliers ou libres, « estrambots » - au sens élargi de sonnets prolongés, vers réguliers ou libres.  3 prix de poésie, chacun à 100 euros.

a)  les PLANÈTES Prix Bernard Chasse – poète et auteur de proses de L’Haÿ-les-Roses (la Terre, la Lune, Mars, Mercure, Vénus, Jupiter et Saturne, Uranus et Neptune, Pluton, la ceinture d’astéroïdes, les exo-planètes, l’aventure spatiale,  la conquête lunaire et martienne, les corps célestes, les astres errants…)

b) les OEUVRES CÉLÈBRES Prix Ella et Rouben Melik – Rouben était poète Ella faisait sculptures (Une symphonie de Beethoven, « La Joconde » de Vinci, le « David » de Michel-Ange, « Impression soleil couchant» de Monet, sculptures de Camille Claudel, la Flèche de Viollet-Le-Duc etc).        

c) les COULEURS Prix Nadia Esteba, poèmes en couleurs (au min. 3 notations de couleurs, primaires, secondaires, teintes, adjectifs, noms…). Une de ses œuvres peintes à gagner en plus des 100 euros.

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TEXTES DU BATEAU-VILLE AVENTURES ET RÊVES

     Prix de L'Haÿ-les-Roses (qui abrite le « Bateau-Ville »), en prose ou en poésie, avec un titre contenant le « Bateau-Ville ». Poèmes : de 14 à 24 vers, réguliers ou libres.Proses : 20 lignes ou plus, conte, nouvelle, poème en prose… « Bateau-Ville » : Total de prix 100 € et dons d’œuvres représentant le Bateau-Ville.  

      Voir l'avancée de l'enquête : Qui a créé le B-V ? la maquette géante du Bateau-Ville, la sculpture en bois ? Page Fb « Qui a créé le Bateau-Ville, notre enquête » + Page Fb du Verbe Poaimer + Blog du Verbe Poaimer

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      Règlement chèque libellé à  Verbe Poaimer - M.A.C.  Moulin de la Bièvre 73 avenue Larroumès 94 240 L’HAŸ-LES-ROSES.  Précisions et envois de textes à : avpoaimer@yahoo.frBrigitte et Laurent du Verbe Poaimer

     - Document de concours aménagé ce 18 mai 2020 en fonction de l'actualité de cette année on dirait elle-même estrambotique ! Cordipoeti L3D57 -


     Ensemble établi pour le 21 mars 2020 lors du Printemps des Poètes sur le thème du « courage », de la journée mondiale de poésie, d’un jour de pandémie, d’un samedimanche sur la Terre à rêver d’un retour aux choses essentielles, d’un monde plus humain, de ballades en estrambots, de balades au fil de l’eau en Bateau-Ville au fil des mots, de balades sous les feuillages de lumières…

     L3D56 à L'Haÿ-les-Roses pour Le Verbe Poaimer.