Poèmes du 20.12.2012 et du 21.12.2012 par les poètes du Verbe Poaimer
POÉSIE À DRÔLES DE DATES :
LES 20 ET 21 DÉCEMBRE 2012 !
20.12.12. à 20h12 - Tous sur le grill !! -
« Aimez ce que jamais vous ne verrez deux fois »
Vigny, ton vers résonne au plus profond de moi.
Sur la lancée, s’alignent fièrement des douze
Nous sommes déjà le 20.12.12 à 20h12 !
Tremblante, je fixe l’horloge et son aiguille
Ces chiffres seraient-ils devenus maléfiques ?
Bugarach n'a pas besoin de kit de survie
Village épargné des prévisions alarmistes
Par Toutatis, serait-ce bientôt l’apocalypse ?
Ou bien la signification d’une fin d’un cycle !
Ne pouvant croire aux catastrophes en séries
Je suis interpellée par tant de prophéties.
Etapes d’évolution, conscience planétaire
Seront sans doute des révélations cosmiques
En deux mille trois, la date en était incertaine
Lien fait entre l’Univers et la Galaxie.
Demain vingt-et-un, les Mayas seront en fête
Je songe déjà à l’avenir de notre Terre
Voyants extraordinaires, nous sommes en veille
Encore quelques heures et nous crierons sornettes !
Anne-Marie VERNIENGAL-BARBIER
*
Vérité en deçà de Bugarach, erreur au-delà
Solsticium hibernum nous devrions fêter
Car le temps des frimas et des longues veillées,
De la neige et du vent à nos portes a frappé.
Tous rassemblés autour de la télé
Ou peut-être devant la cheminée
Pelant et mangeant des marrons grillés
Nous déroulons les souvenirs de l'année écoulée.
Or, fragile est ce moment de félicité
Car ce jour est marqué par la fatalité
Si l'on en croit certain calendrier :
De calculs trouvés, après les avoir critiqués,
Il fut décidé que du cosmos viendrait le danger
Cependant en trois lieux on serait protégé
Ou bien sous terre on pouvait se réfugier
Pour ressortir passé quelques années.
Mais aux Antipodes on riait de l'émoi suscité
Par des écrits d'une langue oubliée
Sur les parois d'une grotte gribouillés.
Sachant que chez eux tout est inversé
Qu'à Noël en décembre c'est l'été
De l'Apocalypse ils seraient épargnés !
Claude SAINT-FORT le 21.12.12
*
Le blues du 21122012
Le vingt et un douze deux mille douze
Vint l’hiver et son blues
A défaut du monde cette fin de saison
Relance un cycle qui tourne plus rond.
Les douze signes du zodiaque
Ont bien l’intention de passer Pâques
Et le syndrome de cette île
Attendra un peu pour détruire nos villes
Le vingt et un, ancien âge de majorité
Sera peut-être le chiffre de la maturité
Pour notre anxieuse humanité
Qui soyons-en sûrs sera encore là cet été.
Mathias MORONVALLE
*
Salut Laurent, avant qu'un bug arrache, du coeur de la planète, tous les êtres vivants, y compris les poètes, je m'empresse de souscrire à ton invitation et t'adresse 3 poèmes faits sans modération. Deux respectent 21 vers, comme tu l'as demandé, le 3e et dernier, qui parle de Bugarach, en aura un peu plus car je me suis lâché. Les poèmes en 12 et 16 vers, plus dédiés à l'hiver, te seront adressés par envoi différé. A bientôt, à moins que...un bug ne nous arrache à nos occupations par essence multitâches. J.P.P.
Vingt et un verres (au moins !)
Le vingt et un Décembre est-il un jour maudit ?
Le jour ou l’hiver entre, au creux de notre lit.
Celui de deux mille douze, nous offre de surcroît,
L’idée d’une partouze, venue de l’au-delà.
On parle d’un jour immonde, où il nous est prédit,
Une sorte de fin du monde, de sa dernière nuit.
Prédiction que l’on doit, à nos amis Mayas,
Sous l’égide de leur roi, le sieur Montezuma.
De nos cousins aztèques, il vaut mieux faire grand cas,
Ce ne sont pas des métèques, ils sont dignes de foi.
Le sieur Nostradamus, a fait aussi partie
Des mages qui abusent, de semblables inepties.
Le sieur Paco Rabanne, en voulant l’imiter,
Nous a prédit un drame, le ridicule l’a tué.
Alors en Deux mille douze, le vingt et un décembre,
Faut-il, comme une bouse, s’écraser dans sa chambre,
Où faut-il faire péter, les roteuses à gogo,
Pour mieux s’entrainer, en vue de l’an nouveau ?
Chacun, bien entendu, fera comme il voudra,
En ce qui me concerne, moi je saute le pas :
Trêve de balivernes, je passe à la Vodka.
J.P.P.
(Jouissive Prophétie Pinardière)
21 vers divers d’Hiver
Apocalypse Now,
« Apocalypse Now », le grand mot est lâché,
Le vingt et un Décembre, on va tous y passer.
Le Popocatépetl, va sans doute exploser.
De la faute aux aztèques, qui l’auront contrarié.
A moins que ce ne soit à cause des mayas,
Et de leurs pyramides pointées vers l’au-delà.
Toutes ces prédictions pour finir Deux mille douze,
Ont bien pour vocation de nous coller le blues.
En période de crise, le gâteau des terriens,
De cette foutue cerise, se passerait plutôt bien.
Passe pour les ouragans, tsunamis et typhons,
Qui tous, bon an, mal an, dévastent nos régions. Passe pour nos centrales qui de manière habile,
Gèrent autant de menaces que celle de Tchernobyl,
Mais pour la fin du monde, personne n’est pressé,
On veut bien faire la bombe, juste pour s’empiffrer.
Le vingt deux Décembre, on pourra constater :
Hormis la peur au ventre, il ne s’est rien passé.
Nos faux Nostradamus se seront bien plantés.
Seul le bonhomme Hiver, suivant son habitude,
Aura pris ses quartiers, c’est la seule certitude !
J.P.P.
(Je Pèse mes Propos)
Bugarach
Le vingt et un Décembre, de l’année deux mille douze,
Chacun, la peur au ventre, attend que la terre bouge.
De peur qu’un bug arrache, la vie de la planète,
Les fous de Bugarach, ont suivi un prophète.
Certains sur mes conseils, y ont même croisé,
Notre Maya l’abeille, venue y butiner.
Elle s’est faite véhémente, insultant les passants.
Pour elle, cette fin démente, commence bien avant.
Car la mort des abeilles, est hélas programmée,
Faute à nos pesticides, largement dispersés.
Ces amies séculaires, si utiles à la vie,
Sont toutes, sur notre terre, promises à l’agonie.
Devant la pertinence que reflètent ces propos,
L’homme devrait, je pense, s’en prendre à Monsanto,
Cette multinationale, avide de profits,
Auquel aucun scandale, ne provoque d’insomnie.
Cette fin de notre vie, ne doit évidemment,
Rien à la prophétie de Mayas biens absents.
Leur fin du monde à eux fut, hélas, programmée,
Par les conquistadors , goupillons et épées.
Penser après tout ça que ce monde est fini,
Est une paranoïa, qui tourne à la folie.
L’homme qui excommunie, de sa vie la nature,
A pourtant un souci : faire que ce monde perdure.
J.P.P.
(Je Prophétise Presque)
*
L'arrivée de l'hiver méritait, elle aussi, d'avoir un partenaire. C'est chose faite aujourd'hui.
Merci à L.D.D. d'avoir su susciter, l'envie de composer, saisie par J.P.P.
Tombe la neige
Le ciel gris et plombé vient enfin d’éternuer.
Ses postillons se fondent en fragiles flocons
Qui volètent insoucieux avant de se poser,
Pour doter la nature d’un blanc caparaçon.
Les clochers des églises y puisent l’occasion
De revêtir sans peine cette cape immaculée,
Tunique de la Vierge de la Sainte conception,
Image sacramentelle d’un sceau de pureté.
Un filet de fumée s’échappe des cheminées.
Le village se fait sourd et courbe haut le dos.
Congères et verglas croient bon de s’inviter
Avant que le soleil ne les mue en ruisseaux.
Au joli mois de Mars, un toit au bord des larmes
Se mouche bruyamment, le nez sur le gazon.
La fonte devient torrent, l’hiver pose les armes ,
Les portes du printemps libèrent les pinsons.
J.P.P.
(Jolie Philosophie Printanière)
L’arrivée de l'hiver
Le vingt et un décembre, c’est pareil chaque année,
Est un jour où l’on tremble, un jour à frissonner.
Jour de la Ste Agnès, il nous sert à fêter,
L’Hiver et ses largesses…mieux vaudrait s’en passer !
Est-ce la fin du monde ? Personne ne le croit,
Il y a même des sports, qui sont prévus pour ça.
Les pubs bon an, mal an, dégoulinent de cadeaux,
Noël et Jour de l’an, c’est la fête à gogo.
La neige parfois s’invite, ainsi que le verglas.
Il faut marcher bien vite, oublier les frimas.
Sous la morsure du froid, chacun fait le gros dos.
Une fois rentré chez soi, on reste bien au chaud.
Rubrique des faits divers, mérite de figurer,
L’arrivée de l’hiver… comme celle de l’été.
Rubrique des faits d’Hiver, on souhaite souvent,
Changer de partenaire et fêter le Printemps.
J.P.P.
(J’ai les Poils Pétrifiés)