Une famille formidable ... et poétique !

 

Acrostiches en viralité.


    Peux-tu leur demander, à chacun et chacune, si je peux mettre sur le Blog du Verbe Poaimer ? Cordipo ! Laurent 3D56 ce 19 mars 2020** Même s'ils pensent plutôt avec le grillon de Florian que pour vivre heureux il faut vivre caché, mes sœurs, mon frère et ma belle-sœur m'ont donné leur accord pour que tu puisses mettre leurs "œuvres" sur le Blog du Verbe Poaimer… Cordialement Jean Fauré

**

     J'avais envoyé en même temps qu'à "Poaimer", mon acrostiche "Coronavirus" à ma famille, qui, piquée au vif, m'a répondu. Je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer, en pièce jointe, les réponses de ma sœur ainée (93 ans), de mon grand frère (85 ans) et de son épouse (84 ans). ainsi que de ma petite sœur (75 ans)... Jean Fauré

**

     Peut-être l'embryon d'une idée de concours de "Poaimer" pour les rimailleurs confinés ! Cordialement. Jean Fauré.

 **

Contre la grande pandémie,
Ordre est donné de résister.
Restons au logis, mes amis,
Obéissant sans rouspéter.
Ne jouons pas les Jérémie !
Avec de la sérénité,
Vivons, attendant l’accalmie.
Il en va de notre santé.
Résolus, malgré l’ennemi
Usant de sa perversité,
Surmontons cette épidémie…

   Jean Fauré

*

Comme jadis nos aïeux
Ont connus très longtemps
Rationnements ennuyeux
Ou bannissements des lépreux
Nous avons à présent
Avanies et épidémies
Voici venu un temps
Imprévu et indéfini.
Restons à l’abri au logis
Unissons nous mentalement
Soyons forts et prudents.

   Jeannine Jousseaume

*

Comme en l'an 1918
(Où frappait la grippe espagnole)
Résiste sans faire de bruit.
Où que tu te sois installé,
Ne te prends pas pour un mariole.
Apprends vite à te confiner.
Vois la télé, prends un bon livre,
Il y a eu pis dans le passé!
Reste en paix ; si tu veux bien vivre,
Un apéro ou un café
Sauront t'apporter la gaieté.

   Jacques Fauré

*

Corona, oh mes délices
Où sont nos beaux jours passés?
Revivons les soirs complices
Où jadis avons aimé
Nature accueillante et douce
Atoutes nos joies envolées...
Voici qu'un nouveau Virus
Insulte espoirs et projets!
Repoussant ma lassitude
Unique en l'adversité
Seul, l'Amour est demeuré!

   Margit Fauré

*

Ce chauffeur de taxi qui file dans la nuit,

Où peut-il bien aller ? Madrid est endormi.

Roulant à vive allure, il stoppe à l’hôpital

Ouvre grand sa fenêtre, sifflote un air martial.

N’est-ce pas une femme qu’il siffle maintenant ?

Allez, je vous emmène, c’est gratuit ma jolie,

Vous êtes épuisée ; vous seriez mieux au lit.

Indécise, elle hésite et les voilà partis.

Rêvassant, il devine l’infirmière endormie.

Un sourire incertain lui payera sa course
Sur les toits de la ville pétille la grande Ourse.

   Monique Fauré

**

     Ad libitum Acrostichica contra Coronavirum…

Laurent 3D56 au premier jour du printemps 2020 avant 11 heures.